jeudi 25 mars 2010

La couverture de mon roman "Les yeux d'Opale"

Je ne sais plus si je vous l'avais promis mais aujourd'hui, j'ai une surprise pour vous : la couverture de mon roman "Les yeux d'Opale" qui sortira en septembre 2010 (oui, oui, j'ai bien dit septembre) chez Gallimard Jeunesse.

Ce n'est pas exactement la couverture définitive. La typographie, notamment, n'est pas définitive, mais déjà telle quelle, moi, j'adore ! Ce n'est pas du tout la couverture que j'imaginais pour mon roman. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais non plus mais qu'est-ce qu'elle est belle ! Et ces yeux ! De purs joyaux ! J'adoooore ! Oui, je sais, je me répète. ^^ Un grand merci à Sylvain Demierre pour cette magnifique illustration !

En plus, je me suis laissée dire qu'il n'avait pas tout à fait terminé et avait encore une belle surprise en réserve pour la 4ème de couverture. Mais ça... vous le verrez en septembre. :)

Et j'en profite pour dire également merci à Marie et Elisabeth et tous ces gens qui travaillent dans l'ombre pour rendre ce livre aussi beau. :)

Et maintenant, je vous laisse admirer. ^^


lundi 22 mars 2010

Avancée sur Sidoine

Un peu de nouvelles de Sidoine. Le roman a dépassé les 100 000 signes. Pour ceux qui ont un peu suivi, oui, c'est la 3ème fois que le roman dépasse les 100 000 signes mais cette fois-ci, c'est la bonne. :) Les huit premiers chapitres, bien que n'étant pas exempts de défauts, ont été validés par mon relecteur en chef et bien qu'attendant la confirmation de ma relectrice au pied-levé, qui a le courage de lire les chapitres au fil de leur écriture, je suis confiante. D'ailleurs, je profite de ce post pour les remercier tous deux de lire un texte qui n'est pas achevé.

Lors de l'écriture de ce roman, j'ai découvert deux choses. La première est que je suis incapable d'écrire tout un roman toute seule dans mon coin sans avoir de retour sur ce que j'écris. C'est ainsi. J'ai essayé et je me suis vautrée. J'ai besoin de quelqu'un qui me lise et qui, sans me cacher les défauts du texte, me dit "C'est bon. J'accroche à ton histoire. J'ai envie de lire la suite." Ca donne une énergie phénoménale et ça brise l'incertitude que j'éprouve en écrivant. Je sais que le texte fonctionne ou ne fonctionne pas et je peux éventuellement corriger le tir en conséquence. Il y a peu, j'ai entendu Harlan Coben parler de sa façon de voir l'écriture et il disait "Ecrire c'est comme conduire une voiture tous feux éteints, de nuit, et en plein brouillard." Je trouve qu'il y a de cela. On ne découvre le chemin qu'on parcourt qu'au fur et à mesure qu'on le parcourt. Quand on arrive dans une impasse, il faut faire demi-tour et recommencer, ou alors, on abandonne la voiture et on prend le bus mais là, c'est qu'on ne veut pas devenir écrivain. ^^

La seconde chose que j'ai apprise est qu'il faut intimement connaître ses personnages pour écrire un roman. C'est ce qui me manquait cruellement lors des deux précédents essais. J'ai voulu aller trop vite et, même si mes personnages ne manquaient pas de caractère, il leur manquait l'essentiel : un passé. Il ne suffit pas de dire "ses parents sont morts" ou "ses parents sont pauvres" pour construire un passé. Il faut le sentir, le ressentir, en voir les effets sur les personnages. C'est une sorte de travail d'apprentissage. Malheureusement pour moi, bien que je comprenne ce besoin, je n'ai toujours pas trouvé d'astuce pour parvenir à connaître mes personnages sans avoir écrit plusieurs centaines de milliers de signes à leur sujet. Peut-être est-ce obligatoire, dans mon cas.

Une dernière chose : Sidoine a désormais un titre et cela aussi me motive. Le roman devrait s'appeler "Légende et Rédemption", un beau résumé de son contenu.

vendredi 12 mars 2010

Les libraires

Quelques nouvelles à vous apporter et besoin d'un peu d'aide également.

Bientôt... au début du mois d'avril, je vais avoir la joie et le plaisir de présenter Opale aux représentants de Gallimard Jeunesse. Ca me stresse joliment. En quoi consiste l'opération ? Eh bien, à en dire suffisamment pour que ces représentants puissent ensuite expliquer ce que raconte mon roman aux libraires chez qui ils voudront le placer. J'ai une dizaine de minutes pour cela. Les représentants, eux, auront moins de 5 minutes pour en faire la réclame aux libraires. Pas évident...

Quand on trouve un éditeur, on se dit que le plus gros du travail est terminé et qu'il ne reste plus qu'à séduire les lecteurs... mais ce n'est pas aussi simple que cela. Avant de séduire les lecteurs, il faut séduire les libraires, trouver les arguments qui feront que votre roman sera bien vu de ces professionnels et donc achetés en suffisamment d'exemplaires et bien présentés dans les rayons. Si un libraire achète un seul exemplaire qu'il va mettre dans le coin le plus sombre de la boutique, vous aurez beau avoir écrit le meilleur bouquin du siècle et avoir un super éditeur, vous ne vendrez même pas un exemplaire. Bref, j'ai un peu la pression pour cette présentation.

Après cette réunion, j'ai la chance de rencontrer la personne en charge du service de presse. Et c'est là que j'ai besoin de votre aide. M'apercevant qu'on ne parle pas trop de Gallimard Jeunesse dans mes magazines préférés de SFFF, je me suis dit que j'allais donner quelques noms à cette personne et j'ai donc pensé à Bifrost, Galaxies, AOC pour les magazines et callioprofs, elbakin, actusf pour le net. Est-ce que par hasard vous auriez d'autres idées de magazines ou de sites qui seraient intéressés par des sp ? Merci d'avance à tous. :)

Ah sinon, en parlant de libraires. J'ai découvert, grâce à Macalys, un blog tenu par un libraire et j'adore ce blog, alors je lui fait un peu de pub : Ici

vendredi 5 mars 2010

Choix des termes

Cela fait quelques jours maintenant, même si j'ai l'impression qu'il s'agit de mois, que j'ai terminé les corrections d'Opale et je travaille avec beaucoup de plaisir sur Sidoine. Cette fois, l'histoire est bien engagée et une amie m'a fait la bonne surprise d'aimer les premiers chapitres écrits. Bien sûr, je ne doute pas qu'il y aura encore du travail mais au moins, elle ne s'est pas ennuyée à la lecture de Sidoine. :) C'est énorme !

L'histoire de Sidoine se déroule dans un monde médiéval fantastique sans grande surprise, pour l'instant. Mais il faut savoir que décrire un monde médiéval, même fantastique, même standard, n'est pas de tout repos pour l'auteur. Et ceci est essentiellement dû à des questions de vocabulaire... j'en ai fait l'expérience avec les corrections d'Opale.

Quand on fait vivre les personnages d'un monde médiéval fantastique, on prend bien garde à ce qu'ils n'utilisent pas d'objets d'une autre époque. Il est assez aisé de ne pas y placer de montres, d'ordinateurs, de voitures ou autres gadgets. De même, dans les propos échangés, on doit faire attention à ne pas utiliser d'expression de notre époque. "C'est cool, mec. C'est trop de la balle de te rencontrer." ne permettra pas à vos lecteurs une immersion complète dans votre époque. Il vaudrait mieux un "Il m'est heureux de faire votre connaissance, messire." Jusque là, c'est l'évidence. Là, où ça se complique, c'est dans les descriptions. Parce que là non plus, il ne faut pas avoir de référence à notre époque. On évitera par exemple de dire qu'un arbalétrier fait feu. Mais on peut pousser encore un peu plus le raisonnement. Lors des corrections d'Opale, on m'a demandé, à juste titre, de retirer le mot "paranoïaque" des passages opaliens. D'abord rétive, j'ai réalisé que c'était un mot psychiatrique et très actuel, et je l'ai donc supprimé du texte, en compagnie d'autres termes du même acabis.

Dans le même ordre d'idée, il faut bien choisir le vocabulaire pour rendre une atmosphère particulière. Pour une scène d'horreur, on évitera d'utiliser des termes doux, on cherchera des mots agressifs. En caricaturant, on ne dira pas que "le diable est joli" mais que 'le diable est d'une infernale beauté", par exemple. Des auteurs comme Jérôme Noirez ou Catherine Dufour sont des modèles dans le genre. Il suffit de lire quelques mots de leur prose pour se sentir instantanément dans le milieu décrit.

Ce choix de termes représente un gros travail pour l'auteur mais un plaisir évident pour le lecteur qui se sentira complètement immergé dans l'histoire racontée et qui, avec un peu de chance, en redemandera. :)

Sur ce, je vais reprendre mon travail sur Sidoine. Un guet-apens m'y attend. :)