mardi 22 novembre 2016

J'ai du mal...

Bonjour à tous,

et oui, j'ai du mal... du mal à terminer mon roman en cours, le second Dimitri.

Oh, pas d'inquiétude... J'ai toujours du mal à terminer mes romans. C'est comme ça. J'ai beau suivre le plan que je me suis fixée et être parfaitement à l'endroit du scénario prévu, quand il me reste 3 ou 4 chapitres, je perds pieds et les doutes se font plus fort. Et là, commence la lutte pour ne surtout pas revenir sur ce qui est déjà écrit parce que oui, je meurs d'envie d'aller de nouveau patauger dans mes premiers chapitres pour changer un dialogue ici, les circonstances de tel événement là, modifier l'ordre des péripéties, voire leurs motifs, voire les personnages, voire l'intrigue...

Tout... Si je m'écoutais, je changerais tout !

Mais je ne le fais pas parce que je sais pertinemment que j'aurais beau le faire, je reviendrais au bout de plusieurs jours ou semaines au point de blocage où je suis actuellement. Modifier le début n'est qu'une excuse, un prétexte pour ne pas aller au bout.

Je n'aime tout simplement pas terminer mes romans.

Pourquoi ?

Sans doute parce que cela veut dire mettre un point final à un texte et ne plus y toucher malgré ses faiblesses, malgré cette impression tenace qu'on pourrait faire mieux ! Et bien sûr qu'on pourrait faire mieux ! On peut toujours faire mieux  ! En écriture du moins... Mais est-ce que le temps supplémentaire accordé à un texte va le rendre meilleur à ce point ? Dans mon cas, je ne pense pas.

Les faiblesses, les maladresses qui m'enragent tant en ce moment disparaîtront partiellement avec les futures corrections, les miennes, celles de mes relecteurs, celles de mon éditrice. Et puis, je sais pertinemment que ce que je déteste à présent, je l'apprécierai en m'étonnant de l'avoir écrit dans quelques jours, mois, semaines, années.

Mais voilà, à présent, j'en suis à ce point que je déteste, à devoir me forcer à écrire chaque chapitre, paragraphe, ligne, mot, signe. Et qu'est-ce que c'est difficile !

Et mon cerveau ne m'aide absolument pas... Comme je ne lui obéis pas en me jetant avec obstination sur le début du texte, il se venge en rêvassant au prochain roman... Des images tambourinent aux portes de ma conscience. Des dialogues s'esquissent. Des scènes se dévoilent à mes yeux. Et l'attirance est là aussi bien forte de céder à ce chant de sirène et de plonger avec délectation dans l'élaboration d'un nouveau scénario. Mais là aussi, il faut résister. Céder signifierait ne pas terminer l'en cours.

Alors, voilà, en ce moment, j'ai du mal... mais j'espère toujours avoir terminé Dimitri pour la fin de cette semaine, la prochaine au pire. Et après... après, si ça vous tente, je vous parle du processus de création. Comme je serai en plein dedans...

En attendant, on en discute samedi ? Je serai aux rencontres de l'Imaginaire à Sèvres et à ma tête, vous devriez rapidement deviner si j'ai terminé Dimitri ou pas... :)



Je vous dis à bientôt.

2 commentaires:

  1. Waow... ça c'est de la pub pour le festival de Sèvres. ;-)))

    Bravo à toi.
    Allez, plus qu'une dernière ligne droite. Et ton cerveau aura droit de retoucher après deux semaines tranquilles. ;-))
    l'Amibe_R Nard

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    1. Le festival de Sèvres le mérite bien. ;)

      Merci pour les encouragements, mon Bernard. :) J'ai fait la paix avec mon cerveau suite à ce post et il a bien voulu se remettre au taff. Je le saurai pour la prochaine fois... Il faut que j'expose davantage mon cerveau. :p

      Bisous

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