mardi 9 décembre 2014

Et si...

Hier soir, j'ai regardé un film pour la seconde fois en quelques semaines. Cela vous arrive peut-être fréquemment, mais dans mon cas, c'est extrêmement rare. Il faut que j'aie vraiment aimé le film pour que cela m'arrive. Et non, ce n'est pas un blockbuster américain ou le dernier film à la mode. C'est juste une comédie. Plan de table.

Plan de table

Vous me direz... mais qu'est-ce qu'il a de si spécial ce film ? Eh bien, il parle d'un thème qui m'est cher, du destin et des possibilités de changer ce destin par une infime modification en amont. C'est un sujet qui m'a toujours attirée et qui est sans doute à l'origine de mon envie d'écrire. Ce "Et si" qui change l'histoire d'un personnage voire d'un monde.

Quand j'étais petite et que je terminais un livre, j'avais une très forte envie de continuer à suivre les personnages et je m'inventais des suites pour moi seule ou je regrettais la fin du livre et m'ingéniais à trouver l'élément qui aurait fait basculer le récit sur une pente plus intéressante pour moi. J'ai réécris des Fantômette, des Club des Cinq, des Langelot, blottie sous mes couvertures, les yeux fermées.

C'était mes débuts d'écrivain. Et c'est ce que me rappelle ce film. Ces effets boule de neige d'un simple "Et si". D'ailleurs, mes lunsdums dans Opale en sont la parfaite illustration. Un simple geste de leur part et tout bascule.

Bonne journée.

mercredi 3 décembre 2014

Retour dans le passé

En ce moment, je suis sur des charbons ardents en attendant le retour de mes alphas lecteurs sur le Code Minotaure. Histoire de penser à autre chose, j'ai commencé à travailler le scénario du second volume des aventures de Dimitri. Et pourtant, je ne suis pas sûre que ce soit très raisonnable... mais bon, si on ne devait faire que des choses raisonnables dans sa vie, on s'ennuierait, n'est-ce pas ?

Ce second tome devrait s'appeler "HGM ou l'ADN des Walkyries". Et là, je remercie spécialement mon homme qui me trouve des titres hallucinants pour Dimitri. ^^

Et je suis également en train de faire le tour des maisons d'édition. C'est étrange parce que j'ai l'impression d'être revenue 5 ans en arrière, groumpf !, déjà 5 ans, quand je cherchais un éditeur pour "Les yeux d'Opale". Car oui, décider d'écrire un thriller avec très très peu de fantastique dedans, même s'il y en a, alors que jusqu'ici j'ai écrit de la littérature de l'imaginaire, ce n'est pas sans conséquence. Autant, je commence à connaître les maisons d'édition de l'imaginaire, autant, je n'y connais rien en thriller. Alors, je cherche, je muse. Je regarde ce que chacun propose et si cela pourrait correspondre à ce que j'ai écrit. Je fais des listes avec beaucoup de points d'exclamation quand une maison me tape dans l'oeil et de petits points d'interrogation quand je me demande si nous sommes en adéquation. Oui, vraiment, j'ai l'impression d'être revenue 5 ans en arrière. Néanmoins, l'expérience de l'édition me sert et je sais exactement ce que je veux et ne veux pas. C'est déjà ça. :)

Allez, je retourne bosser mon scénario et je vous en donne bientôt des nouvelles.

D'ailleurs, est-ce qu'en lire le prologue vous tente ? Hummm ??? ^^





mercredi 26 novembre 2014

Code Minotaure un jour, code Minotaure toujours

Cette fois, c'est la bonne ! Le code Minotaure (Dimitri) est terminé !!!

Sonnez fanfare !! Résonnez musettes !!! Ou quelque chose d'approchant. ^^

Je suis ravie d'avoir enfin abouti ce texte qui m'aura donné beaucoup de mal pour seulement 300 000 caractères. Comme quoi, ce n'est pas la taille qui compte. :p

Je suis maintenant fébrile en attendant le retour de mes Alphas lecteurs et je n'ose pas encore entamer de danse de la joie. Et puis, avec la pluie aujourd'hui, il vaut sans doute mieux que j'évite de danser et chanter. humm...

Je profite de votre attention pour vous faire part de la demande d'aide d'un superbe magazine de Science Fiction et Fantasy, Mythologica. Cette revue magnifique a quelques soucis de trésorerie et cherche une aide financière au travers d'un crowfunding pour faire paraître son numéro 4, en version papier. Je ne peux que vous engager à les aider. D'abord parce que les revues papier se font de plus en plus rares et quand elles sont de qualité, je ne vous dis même pas ! Et ensuite, parce que les responsables de Mythologica offrent plein de cadeaux à ceux qui les aideront, des ebooks notamment.

C'est par ICI !

Et non, je n'ai aucune part dans cette revue. J'apprécie juste beaucoup leur travail. :)

mardi 18 novembre 2014

Un nouvel arrivant

Le code Minotaure est enfin achevé ! Enfin, non, pas vraiment, en fait... Mes Alphas m'avaient demandé des modifications de la version précédente tellement profondes que je me suis laissée entraîner et j'ai tout réécrit. Alors, disons que le premier jet de cette mouture est écrit et là, je suis en train de relire pour lisser le texte, avant de l'envoyer à mes Alphas Lecteurs. Pourvu que cette version leur plaise. A moi, elle me plaît, en tout cas.

Concernant mon bureau, je n'ai pas encore pris le temps de le peindre, mais je trouvais qu'il lui manquait vraiment quelque chose et j'ai trouvé...


Il se prénomme Joker et alors que j'écris ces mots, après avoir essayé de grignoter quelques câbles électriques, il a regagné son panier.

Bon, je retourne au turbin. :)

lundi 10 novembre 2014

Les couleurs de mon bureau

Et oui, c'est déjà novembre. Et oui, je sais que c'est déjà ce que je disais en septembre. ^^

Que s'est-il passé de beau ? Eh bien, le mieux est de le mettre en image...


J'ai enfin un vrai bureau et plus un coin de table dans le salon !!!! Je vais dépoter !!!!

Bon, pour la photo, j'avoue avoir retiré les deux polaires qui s'abandonnent habituellement sur le dossier de mon siège. Il faut dire que j'ai souvent froid, voire très froid, quand j'écris et qu'ils ne sont pas de trop pour me réchauffer, été comme hiver.

Comme vous le voyez, les murs sont encore nus. J'hésite encore pour la couleur... Un bleu ou un orange ? Il paraît que l'orange aide l'imaginaire... Peut-être cette couleur-ci...


ou celle-ci, plus punchy ?


Concernant Dimitri, il continue d'avancer. Certains pourraient trouver le temps long et je suis bien d'accord avec eux, c'est long, mais il faut bien s'imaginer que c'est la troisième fois que j'écris ce roman. Alors, forcément, ça prend du temps. Mais j'ai bon espoir que cette nouvelle version plaise à mes Alpha Lecteurs. Et bonne nouvelle, j'en suis presque à la fin...

D'ailleurs, je vous abandonne pour retourner au turbin. Trop dure la vie d'auteur. ^^

vendredi 19 septembre 2014

Déjà septembre

Grands Dieux ! Mais où sont donc passés les mois de juillet et août ? Il paraît que plus on vieillit, plus le temps s'accélère. Je commence à le croire... Vous l'avez vu filer, vous, cet été ?

Qu'est-ce que j'ai fait de ces deux derniers mois ? Eh bien, au niveau écriture, strictement rien ! J'avais besoin de me remettre des commentaires de mes deux relecteurs sur Dimitri. Ils n'y ont pas été avec le dos de la cuillère et je les en remercie. Ce n'est pas avec des compliments hypocrites qu'on avance... Bon, par contre, il est clair que j'ai du travail pour que mon Dimitri corresponde à un texte dont je pourrais être fière. Et je m'y suis donc mise... Et pour les fidèles d'Opale, la correction du second tome débutera dès la fin de celle de Dimitri. Eh oui, c'est parti pour de longs mois de corrections et ce n'est vraiment pas ce que je préfère.

En dehors de cela, l'anthologie "Dimension Système Solaire" aux éditions Rivière Blanche sous la direction de Arnauld Pontier est sortie. J'y ai un texte sur la comète de Halley qui s'appelle "Non, mais allô quoi..." Si cela vous rappelle quelqu'un, c'est normal. Je vous invite à lire la dite nouvelle pour savoir de quoi il retourne. Comment vous procurer l'anthologie ? Dans toute bonne librairie, éventuellement sur commande, et sur Internet. Sur Amazon c'est dans la rubrique... "Erotisme".  Hein ? Quoi ? Non, mais allô quoi ! Erotisme ? Bon, je ne sais pas si c'est la maison d'édition ou Amazon qui a fumé la moquette, mais oui, l'anthologie de SF y est rangée dans la rubrique Erotisme... Y en a qui risque d'être déçus ou... pas. ^^

A part cela, j'ai récupéré mes droits sur mon roman "La Pucelle et le Démon" paru aux éditions Lokomodo dans la collection Asgard. Il devrait donc, à terme, disparaître des rayons des librairies où il subsiste et des sites internet. Cette récupération de droits m'a pris beaucoup de temps et d'énergie et m'aura appris beaucoup de choses sur les pratiques des maisons d'édition et l'importance de bien se renseigner avant de signer un contrat, même quand on se sent en confiance.

Bon, eh bien, ce n'est pas tout ça, mais si je veux terminer Dimitri sous peu, il faut que j'y retourne...

A bientôt

jeudi 26 juin 2014

Si Shakespeare l'a fait...

J'ai bien compris, à la lecture de vos commentaires, sur mon précédent post, que vous vouliez surtout avoir la suite d'Opale... J'en ai fait part à mon cerveau, mais comme d'habitude, il n'en fait qu'à sa tête. C'est le cas de le dire. Bref, je suis tout de même repartie, pour l'instant, sur la suite des aventures de Dimitri.

Pour cette histoire, j'ai décidé de récupérer l'intrigue d'un roman que j'ai lu il y a quelques temps, un roman dont le titre ou l'auteur m'échappe totalement. L'histoire m'avait peu plu à sa lecture, mais en réfléchissant au prochain scénario de Dimitri, je me suis dit que l'idée sous-jacente collait tout à fait à ce que je voulais pour Dimitri.

J'avais quand même un peu de scrupule... Quoi ? Comment ? Reprendre une intrigue existante pour la mettre à ma sauce. Déjà, n'était-ce pas de la paresse ? Et ensuite, est-ce qu'il pouvait y avoir plagiat ? Pour cette seconde question, je dirais que non. Après tout, ce ne sera pas la même histoire. Pour la première question, je vous ai dit que j'avais le droit à des jokers sur ce blog ? Non ? Vraiment ? J'aurais dû. ^^

Bref, j'avais des scrupules... Et puis, j'ai lu Shakespeare dernièrement. Oui, oui. J'ai décidé de me cultiver un peu. Il serait temps. En même temps, mieux vaut tard que jamais...

Et donc, j'ai dévoré MacBeth, Othello et le roi Lear. Il y avait une courte explication avant chaque pièce, explication que j'ai lu en dernier parce qu'en général, c'est le genre de résumé qui vous dévoile l'intrigue avant même que vous ne jetiez un oeil au texte, et j'avais raison... et donc, j'ai eu la surprise d'apprendre que Shakespeare s'était inspiré, pour écrire ses pièces, d'oeuvres déjà existantes.

Bon, il n'y a pas photo, je ne suis pas Shakespeare... mais bon, s'il l'a fait, hein... pourquoi pas moi ?

Alors, voilà, j'ai décidé de "piquer" l'intrigue à un autre et de la mettre à MA sauce. Une bonne sauce bien relevée. Miam !

jeudi 19 juin 2014

Fin du premier jet de Dimitri

Et voilà ! Je viens tout juste de terminer le premier jet de Dimitri !

Il est à présent entre les mains de mes premiers relecteurs, mes Alphas. Au retour de leurs commentaires, je réécrirai les passages incriminés avant d'expédier Dimitri à de nouveaux relecteurs, mes Bêtas. Ensuite, viendra le temps de le peaufiner avec l'avis des dits Bêtas et ensuite...

Eh bien, j'avoue que je ne sais pas encore trop pour la suite et peut-être aurez-vous des suggestions ou des avis sur la question.

Plusieurs romans attendent, bien au chaud dans ma petite tête.

- La réécriture de la suite d'Opale, même si j'avoue être moyennement enthousiaste à l'idée de m'y consacrer pleinement, vu le peu d'opportunité de l'éditer.
- Un roman de science fiction "poétique" pour adultes dont j'ai déjà écrit les premiers chapitres. Un serviteur qui a vent d'un projet d'attentat contre une haute personnalité. Mais qui l'écoutera ?
- Un roman de science fiction jeunesse. Une équipe de quatre jeunes gens qui doit affronter un pirate de l'espace.
- Une nouvelle aventure de Dimitri, un thriller donc, basée sur la disparition d'un avion.
- Un roman de fantasy adulte avec un élu très très particulier puisque l'histoire débute alors que l'élu tue le méchant...

Est-ce que dans tout cela, et ce n'est que la partie émergée de mon imagination fertile, quelque chose vous tente ? Vous avez le droit de classer selon vos envies. :p

A vous !


lundi 14 avril 2014

Retour à zéro pour Dimitri

Sur Facebook, ces derniers temps, je me suis amusée à indiquer mon avancée dans l'écriture de Dimitri, annonçant la fin de l'écriture d'un chapitre dès que je passais au suivant. C'est très motivant. :) J'en suis donc à la rédaction du chapitre 15. Il me reste grosso modo 4 ou 5 chapitres pour terminer l'aventure. Oui, Dimitri est un roman court, très loin des 50 chapitres d'Opale I ou II.

Mais voilà... je suis incapable d'écrire une histoire du premier coup. Comme pour "La Pucelle et le Démon" ou le premier tome d'Opale, j'arrive à un tournant du roman. Je vois la fin approcher et je me demande si l'histoire m'emballe autant qu'elle m'inspirait lorsque j'en détaillais le scénario. Et comme d'habitude, je sens qu'il manque un petit quelque chose qui m'empêche d'aller plus loin. La fin pourrait être écrite d'ici la fin de la semaine, mais ce ne sera pas le cas. J'ai beau ouvrir le fichier, le contempler, le flot de mots qui coulaient de mes doigts vendredi encore est tari. Je ne peux faire autrement que de retourner au premier chapitre et une nouvelle fois de rédiger un scénario, un nouveau scénario qui collera, je l'espère, à l'ancien, mais prendra en compte toutes les évolutions de l'histoire qui se sont amassées dans ma petite tête durant l'écriture du premier jet. Ô, je ne jetterai pas tout à la poubelle, je l'espère. Pour Sidoine, le second jet avait été rude et je ne parle même pas du 3ème. Mais voilà, je m'en vais réécrire tout ça... C'est une étape obligatoire pour moi. On ne se refait pas. La contrepartie est qu'ensuite, je n'ai pratiquement pas de correction à faire. C'est l'avantage. :)

Le pire, c'est sans doute que lorsqu'on me demande s'il faut revenir sur ce qu'on a déjà écrit alors qu'on n'a pas terminé le récit, je crie "Non ! Absolument pas !" Moi, qui ne sait pas faire autrement. Tsss... Comme quoi, les conseils... ^^ Le mieux est de se connaître soi-même et d'admettre qu'on fonctionne ainsi et pas autrement. Et puis, ça donne de plutôt bons résultats après tout. Je suis assez fière d'Opale et de Sidoine. Alors pourquoi changer une méthode qui marche ?

Mais, et la suite d'Opale ? me demandera-t-on, voyant que je progresse sur un nouveau roman... Et bien, la suite d'Opale attend bien sagement que je lui fasse subir le même sort que celui que je m'apprête à faire subir à Dimitri. Pourquoi faire passer Dimitri avant ? Je pourrais répondre que c'est ainsi, mais quelque chose me dit que ce ne serait pas une bonne raison. ^^ Il s'avère en fait que des travaux sont réalisés chez moi depuis plusieurs mois et que je ne peux pas me concentrer sur Opale comme il le mériterait. Opale est vraiment plus complexe à écrire que Dimitri, qu'il soit jeunesse n'y change rien. Donc, Opale attendra un moment plus propice, mais ainsi, je suis sûre qu'il sera aussi top que possible. :)

Vous m'excuserez, mais j'y retourne...

vendredi 4 avril 2014

Est-ce que les droits d'adaptation cinématographique des "Yeux d'Opale" sont encore disponibles ?

Je vous fais des cachotteries... Ca fait maintenant plusieurs mois que je veux vous en parler, que je brûle de vous en parler, mais que j'attends de savoir la direction que va prendre le projet.

Mais que je vous raconte depuis le début...

Tout a commencé par un mail dont l'objet était Droits d'adaptation cinématographique des "Yeux d'Opale". Je l'ai ouvert avec un rythme cardiaque anormalement rapide et le contenu l'a littéralement fait exploser. On me demandait si les droits d'adaptation cinématographique de mon roman "Les yeux d'Opale" étaient toujours libres. J'avoue avoir alterné entre sidération, intense joie et conviction qu'il s'agissait d'un canular. Et non, c'était bien vrai. Un producteur s'intéressait, s'intéresse, à une adaptation cinématographique d'Opale.

Bon, arrêtez de sauter partout maintenant. :p Moi aussi, je sautais partout. Je poussais même des petits cris de joie. ^^

Mais bon, malheureusement, le projet ne verra pas le jour pour des raisons de complexité à sa mise en place. Ce n'est certainement que partie remise. Je l'espère même si aucune promesse ne m'a été faite. Je sais que le producteur garde un oeil bienveillant sur mon roman, mais il faudra plusieurs années avant que ce projet ne soit dans ses possibilités, peut-être, un jour.

Oui, je sais. Je suis cruelle. Je vous dit qu'il va y avoir un film et puis non... Tsss... Mais je voulais juste vous faire partager ma joie d'avoir ainsi éveillé l'attention d'un producteur qui croit sincèrement à la réalisation de ce projet. Même si ça ne se fait pas, ça reste du domaine du possible. Ce rêve de voir un jour mes personnages, mes mondes, sur grand écran ne me paraît plus un leurre. Il me semble à ma portée, au bout de mes doigts.

Qu'est-ce qu'attendre, même en vain, quelques années pour un rêve pareil ?

lundi 3 mars 2014

Au programme : Des livres & Vous et Futuriales

Que s'est-il passé depuis le dernier post ? Eh bien, j'ai achevé le chapitre 3 de Dimitri et commencé le 4. J'espère le terminer rapidement.

Comme vous le savez peut-être ou pas... la durée d'existence d'un livre est assez courte. Il reste grosso modo 3 mois dans les librairies, avant de céder une place très attendue à d'autres. Et oui, le turn over dans le milieu littéraire est assez impressionnant. Au delà de 3 mois, on peut encore trouver l'ouvrage planqué dans une étagère alignant les auteurs par ordre alphabétique. Mais à partir de 6 mois, seuls quelques rares exemplaires sont encore en situation et il ne reste plus qu'à commander l'ouvrage chez son libraire ou son site internet préféré. On a le droit au site internet de son libraire préféré aussi. Bien sûr, tout cela n'arrive pas si le livre en question a fait un carton, mais il faut bien avouer que les romans qui font un carton ne sont pas pléthore.

Il est donc recommandé aux auteurs qui veulent continuer "d'exister" de publier tous les ans, histoire qu'on ne les oublie pas. Bon, dans les faits, sincèrement, moi, quand je lis un bon bouquin, je me rappelle très bien de l'auteur, même plusieurs années plus tard et je me jette sur ce qui sort. Vous aussi, sans doute.

Mais bon, quelques petites piqûres de rappel sont parfois bien utiles pour un écrivain qui prend son temps, comme moi.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Eh bien, parce que j'ai eu la surprise d'être invitée à deux salons courant 2014, sans aucune actualité littéraire récente, et je voulais chaleureusement en remercier les organisateurs.

Et donc, je serai le samedi 5 avril 2014 au festival "Des livres & Vous" de Crépy en Valois, salle Kindraich. Le thème sera les héros. Ca promet. Et je participerai aux Futuriales, le samedi 14 juin 2014 à Aulnay Sous Bois.

Si vous passez par là, venez me faire un petit coucou.

jeudi 20 février 2014

Récit imaginaire ou réel

Hier, j'ai achevé, oui, oui, achevé, pas terminé, le second chapitre de mon thriller Dimitri. Est-ce que je vous en donne un court extrait ? Allez, soyons fou...

Son cœur manqua un battement en découvrant la dernière demeure de son frère, un parallélépipède en épaisses planches de chêne sans autre ornementation qu’une croix russe sur le couvercle. Le prêtre avait terminé son homélie. Des hommes puissants s’emparèrent des cordes détrempées qui passaient sous le cercueil et tirèrent de toutes leurs forces pour le soulever. Ils avancèrent, côtoyant la profonde fosse, manquant glisser dans la boue, avant de laisser les cordes se dérouler et le cercueil descendre au fond. L’émotion submergea Dimitri. Il serra les dents pour ne pas hurler de douleur, la poitrine en feu, incapable d’endiguer les larmes qui roulaient sur ses joues. La boîte glissait lentement vers les profondeurs et chaque centimètre suppliciait son âme, déchirait ses entrailles. Il ne voulait pas dire adieu à Alexeï, pas encore. Il avait tant de choses à lui dire. On lui arrachait son frère, là, maintenant. On le condamnait à une séparation éternelle. S’il pouvait empêcher ce cercueil de toucher le fond de ce trou, il en était certain, Alexeï serait de nouveau à ses côtés. Son cœur lui ordonnait d’agir, sa raison affirmait qu’il était trop tard. Trop tard. Le bruit du cercueil raclant le sol lui tira un sanglot caverneux, un gémissement de supplicié. Tout était fini, terminé.

Pas besoin de préciser les circonstances de cette scène, n'est-ce pas ?

Ecrire Dimitri, un thriller qui se déroule dans le monde réel et dans notre espace temps, est parfois étrange pour moi. Google tourne à plein régime. Où se passe tel événement ? A quoi ressemble tel endroit ? Quelle route peut-on emprunter pour aller de tel lieu à tel autre ? Comment fonctionne cette institution ? Là où j'avais l'habitude de laisser mon imagination faire tout le travail, il faut que je fasse des recherches pour coller au monde réel. Là où j'inventais des lieux qui n'obéissaient qu'à ma volonté, me voilà en train de vérifier le moindre détail pour obtenir la cohérence inhérente à un thriller. Ce n'est pas du tout la même façon d'appréhender les choses.

Ce n'est pas du tout le même travail, mais c'est toujours le même plaisir. Je découvre. J'étudie. J'analyse. Je suis une lambine de l'écriture, c'est sûr. Derrière chaque ligne sur le papier se cachent des dizaines, des centaines de mots écrits dans des fichiers informatiques, sur des feuilles volantes, des mots qui détaillent le pourquoi du comment, des mots qui expliquent, qui organisent, qui ne feront jamais partie du récit mais qui demeurent là, à portée de mes doigts pour assurer le décor de mon récit, sa structure, sa cohérence. Avant j'écrivais ces mots, le nez en l'air, dans mes pensées, décrivant les images qui me venaient naturellement, maintenant, je scrute le net et retranscris ce que je vois.

Ca ne sert à rien me diront certains de s'emberlificoter dans les détails, mais j'ai la certitude que si. Il y a peu, je rencontrais une fan de Brunetti, vous savez le commissaire de Donna Leon, et elle m'expliquait s'être rendue à Venise, où réside le commissaire de fiction, pour visualiser les descriptions fournies par l'auteur. Elle s'est amusée à refaire certains des parcours de Brunetti. CQFD.

Bon, je vous laisse. Le chapitre trois de Dimitri m'attend.

mardi 11 février 2014

Aficionados de bibliothèque

Aujourd'hui, je veux vous parler de bibliothèques. Je suis une aficionados des bibliothèques. J'adore me balader au milieu des rangées de livres, m'arrêter pour détailler une couverture, lire une quatrième de couverture. J'aime le chaos hiérarchisé qui y règne et le fait de ne jamais savoir sur quoi je vais tomber. Parfois, je repars avec un livre choisi au hasard, sans même en avoir lu le résumé. C'est ainsi que je me suis d'ailleurs retrouvée à lire "La mort est mon métier" de Robert Merle et je crois que j'en fus bien plus ébranlée que si j'avais lu la quatrième de couverture avant de plonger dans le récit.

Mon amour des bibliothèques est si fort que je me suis laissée entraîner à m'occuper de la bibliothèque d'une école primaire toute proche de chez moi. Une salle existait mais plus personne n'y avait mis les pieds depuis plusieurs années. Il a fallu dépoussiérer les lieux, réorganiser les livres, créer des fiches, recouvrir, etc... le travail, j'imagine, d'une bibliothécaire. Et il y a encore beaucoup à faire !

Quand j'ai ouvert le premier jour, j'étais inquiète. J'avais tellement entendu dire que les enfants ne lisaient pas. Allaient-ils abandonner leurs jeux dans la cour de récréation pour venir emprunter un livre ? Et puis, il y a la bibliothèque municipale et on m'avait dit qu'ouvrir une petite bibliothèque dans l'école était donc inutile. Les enfants qui voulaient lire allaient déjà à la bibliothèque de la ville. Je me souviens de mes dix premières minutes, seule dans cette pièce agrémentée de quelques étagères, à regarder par l'une des fenêtres les jeux des enfants, à espérer. Les dix minutes suivantes, je me résignais à faire des fiches pour des livres. Les cinq minutes d'après, je réalisais que j'avais remis la salle en état pour rien. La bibliothèque n'intéressait pas les enfants. Et puis, la porte s'est ouverte sur la responsable de la cour de récréation.
- Pardon. J'ai oublié de prévenir les enfants.
Derrière elle, se pressait une dizaine de têtes blondes et en quelques minutes, ce fut la ruée. Chacun voulait un livre, le serrait contre son coeur en repartant. Et il y avait cette jeune fille dont le regard a étincelé quand je lui ai expliqué que oui, elle pouvait emmener ce livre avec elle. Qu'elle n'avait qu'à me le ramener la semaine d'après.

Depuis, la bibliothèque continue d'être ouverte un jour par semaine et l'engouement ne s'est pas démenti. Une quarantaine de livres est empruntée à chaque session. J'ai même des aides, des élèves qui rangent les livres, aident les plus jeunes à choisir et améliorent les lieux suivant leurs envies. C'est leur bibliothèque.

En ces temps troubles où la bêtise oeuvre pour interdire certains ouvrages en bibliothèque à nos chères têtes blondes, défendre les bibliothèques, toutes les bibliothèques est important. Alors si vous avez près de chez vous une école dont la bibliothèque a fermé faute de bénévole, jetez vous à l'eau. Ca prend du temps mais ce temps n'est pas perdu. Il aide nos enfants à grandir.

vendredi 31 janvier 2014

Un pillage sans incendie, c'est comme une andouillette sans moutarde

Il y a peu, le précédent post en fait, je vous parlais de ma volonté de m'améliorer en pâtisserie car oui, fabriquer des gâteaux, des tartes et autres succulentes denrées est ma seconde passion après l'écriture. Je crois qu'il y a le même cheminement dans les deux actes, la réalisation d'un "fait maison" en se basant sur des techniques apprises ici ou là. Mettre mes mains dans la pâte et la façonner, c'est comme plonger dans mon imaginaire et y créer des mondes nouveaux.

Pourquoi je vous raconte ça ? Vous vous doutez bien que j'ai un motif... à peine caché... n'est-ce pas ? Il y a plusieurs mois de cela Antoine Rausch m'a demandé s'il pouvait venir chez moi faire une rencontre un peu particulière. Mais qui est Antoine Rausch ? Et bien, c'est l'inventeur d'un concept qui m'a séduite dès le départ. Il a eu l'idée de tirer des recettes des livres qu'il appréciait et de les partager. C'est ainsi qu'il a créé "Mange ce que tu lis" que je vous conseille vivement de visiter.

Et donc, au mois d'août dernier, Antoine, son frère, leurs appareils photos et caméras ont débarqué chez moi. A moi de leur faire un plat en rapport avec "La Pucelle et le Démon." Je n'ai pas hésité une seconde. Mon personnage principal, Sidoine, est issu du personnage historique Etienne de Vignolles, dit La Hire, et on lui attribue la citation suivante "Un pillage sans incendie, c'est comme une andouillette sans moutarde." J'ai donc fait une andouillette à la moutarde avec des légumes du moyen-âge.

Dans la première partie, je me dévoile.

Dans la seconde, ce sont mes andouillettes que je dévoile. Un grand merci à mon super boucher "Saveurs et Tradition Bouchère" et à son assistante.

Bon, j'avoue que la cuisine en dehors du sucré est moins ma tasse de thé et je me suis faite aidée. Vous pourrez le voir à certains moments de la vidéo. Je vous laisse visionner tout ça et...

Bon appétit !

lundi 20 janvier 2014

Bonne année 2014

Une bonne et heureuse année 2014 à tous !


Et voilà... 2014 est là, qui frappe à nos portes. J'ai ouvert la mienne, sans pour autant prendre de grandes résolutions. Je ne sais que trop bien que les bonnes résolutions sont généralement non tenues. Chez moi, du moins. Ca doit être dû au fait que je suis une vraie tête de mule qui ne supporte pas les contraintes, même quand elles viennent de moi même.

Néanmoins, j'ai des objectifs.
Celui de tenir plus régulièrement ce blog puisqu'il reste mon lieu privilégié pour vous tenir au courant de mes péripéties d'auteur.
Celui de terminer les corrections du second tome d'Opale pour que le comité de lecture de Gallimard Jeunesse puisse se pencher dessus.
Celui d'écrire mon thriller Dimitri et de lui trouver un éditeur
Celui de m'améliorer en pâtisserie, mais ça, ça ne concerne pas vraiment l'écriture. :p

La fin d'année s'est terminée par une bonne nouvelle. Les éditions Asgard se sont enfin rendues compte qu'elles ne m'avaient pas réglé mon dû pour 2012 et ont corrigé le tir. Je m'attends à devoir me battre pour obtenir mes droits d'auteur de 2013, mais peut-être me feront-elles mentir. Je l'espère. Je préfère écrire que de courir les tribunaux.

Autre bonne nouvelle, l'un de mes textes "Non, mais allô quoi..." a été retenu pour l'anthologie "Dimension Système Solaire" aux éditions Rivière Blanche. L'anthologie est dirigée par Arnaud Pontier et sortira en juin de cette année. Pour vous mettre l'eau à la bouche, en voici la couverture, signée Jean-Pierre Normand.