jeudi 12 décembre 2013

Question de style

Entre deux corrections du second tome d'Opale, me voici en train de rédiger le code Minotaure, mon thriller, avec en tête de liste le désormais fameux Dimitri. Fameux ? Non, pas encore à vrai dire.

On parle souvent de la page blanche et de la difficulté à la noircir cette page blanche. Il y a, je pense, la peur qui s'apparente à celle de se lancer dans le vide. Dès le premier mot écrit, l'histoire est lancée et on ne peut plus revenir en arrière. J'avoue ne pas connaître cette peur de la page blanche.

Par contre, c'est ensuite que j'ai beaucoup de mal car cette page blanche, je la noircis et la blanchis plusieurs fois de suite. J'ai commencé et recommencé plusieurs fois déjà les deux premiers chapitres du code Minotaure, sans parvenir à être satisfaite du résultat. Vous allez me dire 'Il suffit certainement de changer quelques mots." En fait, non. C'est une question de style, en fait. Et trouver le bon style est aussi difficile pour moi que d'écrire le scénario.

Je vous explique.

Pour moi, le style correspond à la personnalité de mon personnage principal. La tonalité de l'écriture doit d'emblée le représenter auprès du lecteur. Cette tonalité, ce style, il ne suffit pas de le suivre pendant un ou deux chapitres, mais bien tout le long du livre. Les événements extérieurs, les lectures, mes propres sensations viennent se mêler au personnage en cours de construction jusqu'à ce qu'il 'naisse' réellement, qu'il ait sa propre personnalité, une personnalité suffisamment indépendante pour que je puisse m'y glisser en abandonnant ma propre personnalité. Oui, il y a de la schizophrénie dans ma façon d'écrire. Alors que mes doigts frappent sur le clavier, je laisse mon esprit à la merci de mon personnage. J'oublie ce qui m'entoure, qui je suis. Il n'y a plus que cet être issu de mon imaginaire. Est-ce une façon particulière d'écrire ou une généralité, je n'en sais rien...

J'ai mis beaucoup, beaucoup de temps à trouver les caractères précis de Sidoine et d'Oriane dans "La Pucelle et le Démon". J'avoue avoir pensé en démarrant le code Minotaure que j'étais à présent une grande fille expérimentée et que j'allais trouver le bon ton dès les premiers mots, mais non. L'ajustement n'est toujours pas correct alors je noircis les pages, les supprime, afin de découvrir la personnalité intrinsèque de Dimitri. Pas facile, mais il ne fait aucun doute que je vais trouver. Ce n'est qu'une question de temps.

Tiens, en parlant de temps... Il passe et... dans deux jours à peine à présent, et oui, samedi, je serai aux 10èmes rencontres de l'imaginaire de Sèvres, à Sèvres, alors n'hésitez pas à passer me voir.

A bientôt

4 commentaires:

  1. Quoi, les "10èmes rencontres de l'imaginaire de Sèvres" se déroulent à Sèvres, et l'on ne m'a rien dit ?

    A.C.

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    1. C'est de la Science Fiction, cette histoire ! ^^ Et oui, personne ne t'a dit, mais tu es entré dans la 5ème dimension. :)

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  2. Alors, comment ça s'est passé à Sèvres ?
    l'Amibe_R Nard

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    1. Tu es pressé, toi. ^^ Je te réponds dans le billet du jour. Bisous mon Bernard.

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