lundi 20 décembre 2010

Déception pour Inception

Une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter une histoire... qui m'est arrivée cette nuit.

Je dormais. Si, si... la nuit, je dors ! Le juste repos de l'auteur épuisé. Certains écrivains rêvent de leurs futurs romans et ils ont bien de la chance ! Moi, la nuit, je me contente de dormir et de rêver des trucs abracadabrants. Et cette fois-ci ne dérogea pas à la règle générale.

Je ne sais trop comment c'est arrivé mais je me suis retrouvée dans une sorte de luge sur une rivière de glace serpentant dans la pénombre d'un gigantesque hangar entre des berges que je ne parvenais pas à apercevoir. Je savais juste qu'elles étaient à ma portée. Des gens m'entouraient et brusquement, ils ne furent plus là. J'étais seule dans une noirceur impénétrable et glaciale. J'aurais pu toucher la glace qui soutenait ma frêle embarcation mais une terreur sans nom m'en empêchait. Et s'il n'y avait pas de glace ? La seule réalité tangible de ce qui m'entourait était ce rai de lumière verticale dans le lointain qui délimitait deux pans du hangar. Mais il était bien trop loin et bien trop pâle pour éclairer quoi que ce soit. Je ne me voyais même pas ! Une seule envie : sortir de là au plus vite !

Et donc, je me dis "Il est idiot ce rêve, je n'ai qu'à me réveiller." Oui, je fais ça dans les rêves que je n'aime pas et d'habitude, ça fonctionne, mais là, rien... néant. La noirceur me semble même un peu plus pronfonde, le froid un peu plus glacial. Je ris jaune et sens la panique m'envahir. Comment sortir d'un rêve qu'on ne contrôle pas ? Comment même savoir où est la réalité et où est le rêve ? Ai-je rêvé ma vie en quelques instants, coincée là sur cette rivière de glace ? Et là, je me souviens avoir vu Inception, le film avec Di Caprio, quelques jours plus tôt. Un film sur les rêves et la possibilité pour certains rêveurs d'interpénétrer les songes des autres grâce à une machine. Une brillante idée de SF malheureusement maltraitée par un scénario insipide. Dans ce film, il fallait se tuer pour sortir de son rêve. C'est là que je rigole encore un peu plus jaune. D'abord, j'ai pas envie de me suicider et puis... avec quoi ? Et pour aller où ? La panique remonte d'un cran. J'ai beau me rendre compte de l'incongruité de ma situation, je ne parviens toujours pas à sortir de mon rêve. Pourtant, quand on se rend compte qu'on rêve, en général, on ne rêve plus. Qu'est-ce qu'il se passe ? Le film Inception m'a brûlé trop de neurones ?

Je décide de tatonner et là, mes doigts rencontrent une surface verticale. La berge ? Possible... Je continue et je trouve un fil puis une boursoufflure tiède. J'appuie et...

... la lumière inonde ma chambre. La couette a glissé. Je la remonte. Je sens les battements de mon coeur reprendre un rythme normal. Je réalise que le rai de lumière de mon rêve, c'est le passage que se fraie la réverbération de la neige entre mes volets fermés. Rêve ? Réalité ? Un instant, ces deux univers distincts se sont mélangés dans mon esprit. Je ferme les yeux, soulagée. La tiédeur m'entoure et je me rendors.

Oui, je sais... c'est bête comme histoire mais j'ai rien de mieux à vous raconter en ce moment et puis... ça vous est déjà arrivé à vous ?

dimanche 12 décembre 2010

Dédicace à la FNAC d'Orléans

Samedi, j'ai fait l'aller-retour jusqu'à la FNAC d'Orléans et... il faut que je vous raconte. Tout a débuté par la disparition totale de la moindre trace de neige là où j'habite. C'est donc avec entrain que j'ai pris ma voiture en direction de la gare RER, avec entrain mais également un peu de retard, et les embouteillages n'ont rien arrangé. Je suis arrivée sur le parking à l'heure du départ de mon rer mais heureusement il y avait une panne matérielle et le train avait trois minutes de retard, trois minutes qui m'ont largement suffit pour courir jusqu'au quai et prendre mon rer. Ouf ! Arrivée à la gare Austerlitz, stupeur ! Et tremblements aussi. Un avis m'informe qu'il y a une grève et dans la liste des trains annoncés pour Orléans, il n'y a pas trace du mien. Groumpf ! Je m'avance quand même sur le quai et finit par trouver mon train qui n'était pas du tout supprimé. Ouf ! J'ai eu largement le temps d'embarquer à bord et de décompresser. Le long du trajet, j'ai eu tout loisir de constater l'existence d'une espèce de pont longeant la voie ferrée sur une bonne trentaine de kilomètres. Dessus, rien ne circulait et à ma grande surprise, le pont était coupé en son centre et ses extrémités n'étaient raccordées à rien. A quoi sert-il ? Mystère... Arrivée à Orléans, je fus prise en charge par Nolwenn et Nolwenn, deux charmantes jeunes femmes qui m'amenèrent jusqu'à la Fnac à quelques centaines de mètres de la gare. Après un petit café et un bonjour à William, le libraire qui a eu le coup de coeur pour mon roman et est à l'origine de cette dédicace, je suis allée m'installer derrière mes piles de livres. Et l'attente commença. Il y avait beaucoup de monde mais peu étaient intéressés par Opale et nombreux furent ceux qui s'enfuirent quand je leur racontais le contenu de mon roman. Mais bon, tout cela se fit dans une bonne ambiance et j'ai fait de bien chouettes rencontres, notamment un monsieur qui m'a réconforté d'un "Il faut y croire !" Les libraires m'ont chouchoutée et j'ai même eu le droit à une crêpe ! Et pourtant, je leur avais raconté Sidoine !!!! D'ailleurs, si ce roman sort un jour, on m'a assurée que je serais la bienvenue à Orléans. ^^ Et puis, ce fut l'heure du retour. Mes deux Nolwenn me pressèrent d'accélérer et je fis un peu ma mauvaise tête. Mon train était à 28 et il n'était que 14... après tout. Nous arrivâmes à la gare à 21. Le train partant à 22. Une erreur d'horaire sur un billet de train ! Groumpf ! C'est la première fois que je vois un truc pareil ! Vous croyez que je peux porter plainte contre la SNCF ? Bref, je n'eus que le temps de grimper dans mon train et de dire au revoir à mes deux charmantes libraires. Ouf ! Le retour s'est bien passé. Je regrette juste n'avoir rien vu d'Orléans ou si peu. Il faudra que j'y retourne... bientôt. :)

Et ce fameux pont ? eh bien il semblerait que ce soit un ancien projet de train à suspension...

Une dernière chose. Le Black Mamba n°19 est sorti il y a peu. Il contient une nouvelle "Relation Mère Fille" que j'ai écrite et qui me tient beaucoup à coeur. Scribo Loutre en a fait une gentille critique sur son blog, Limonade. Merci à elle. :)

lundi 6 décembre 2010

Montreuil J + 2

Je suis rentrée de mes séances de dédicaces et bien qu'un peu fatiguée, je suis encore entière et non, personne ne m'a retenue en otage. ^^

Je préviens que je ne vous parlerai pas de Boulogne, le lendemain de Montreuil. J'ai fait de chouettes rencontres avec les écrivains à mes côtés et j'ai été très bien reçue par les organisateurs. Il y avait beaucoup de monde et c'est un chouette salon mais essayer d'intéresser les participants d'un salon généraliste à un roman jeunesse de Science Fantasy, c'est vraiment illusoire...

Pour Montreuil, les dédicaces se sont très bien passées. Je vous raconte mais je préviens que c'est long !
Il était aux alentours de 15h20. Je dédicaçais à 15h30. Ca faisait au moins dix bonnes minutes que je tournais timidement autour du stand de Gallimard quand je vis Fabrice Colin filer devant moi. Je décidais de le prendre en filature et je n'eus pas à aller très loin car j'aperçus aussitôt Frederique, mon attachée de presse. Elle me présenta Fabrice Colin que je connaissais déjà par ailleurs et Jean Philippe Arrou-Vignod. Nous avons discuté un peu et puis, elle s'est éclipsée en m'invitant à m'installer pour les dédicaces... Imaginez une longue table avec de petites affichettes portant le nom des six auteurs accrochées juste au-dessus d'autant de chaises et une masse de gens agglutinés de l'autre côté. Impressionnant, je vous jure... Aucun auteur installé... Bien sûr, je n'y suis pas allée. ^^ J'ai préféré refaire un tour du stand en attendant qu'un autre vienne s'installer face à tous ces lecteurs en quête d'une dédicace. Et je suis tombée sur Victor, mon attaché de salon, en pleine discussion avec Fabrice Colin. Et Victor, nous a donc présentés, à nouveau, ce qui nous a beaucoup amusés, Fabrice et moi. Quelques échanges plus tard, il a bien fallu se rendre à l'évidence. On nous attendait à nos places et il fallait bien y aller...
J'ai suivi Fabrice et j'ai repéré une jeune femme tenant un Opale qui m'attendait, moi, devant ma chaise, à moi. Mon coeur faisait des bonds dans ma poitrine et j'essayais de ne rien en laisser deviner. Je ne devrais peut-être pas le dire sur mon blog d'ailleurs, des fois qu'elle viendrait y faire un tour. ^^ Bref, je me suis assise, et fut ravie de rencontrer Aily du forum Livraddict qui n'avait pas terminé la lecture d'Opale mais me disait bien apprécier sa lecture. Une jeune femme du stand est venue me proposer à boire et a posé des assiettes contenant des friandises à côté de moi. Miam ! Y a pas à dire, on est bien traités chez Gallimard Jeunesse. ^^ J'ai donc dédicacé, les mains un peu tremblantes, le roman d'Aily, puis est venue une dame qui avait lu la critique de Phooka sur Book en Stock (merci Phooka) puis Marie Caillet, la gagnante du prix Michel Lafon avec le roman "L'héritage des Darcer" dont j'entends dire beaucoup de bien, puis une grenouille, Oksana, et là... plus personne.
J'en ai profité pour observer la façon de dédicacer de Timothée de Fombelle à ma droite et Marie Desplechin à ma gauche et pour grignoter les friandises devant mon nez. J'ai eu le plaisir de voir les gens qui ont travaillé sur mon roman chez Gallimard venir me voir pour me réconforter comme Laure, Marie et Catherine Bon. Et Marie m'a même envoyé une dame intéressée par Opale. :) Et puis, une dame de Gallimard s'approche de moi et se présente : "Hedwige Pasquet". Un sourire indécis de ma part. Je ne connais pas ce nom. Je demande courtoisement qui elle est et j'apprends, incrédule, que c'est la directrice de Gallimard Jeunesse. Oups. Elle n'a pas pris ombrage de mon ignorance et nous avons bien discuté. :) J'ai vu Fred Ricou et Daniel Henocq du site "Histoires sans fin" qui se proposent de faire une interview filmée de ma pomme... Je vous tiendrai au courant.
Et puis, 17h était déjà passé et il était temps de partir mais les auteurs autour de moi continuaient de dédicacer leurs ouvrages. Je restais un peu. Marie Desplechin fut la première à quitter les lieux. Une des libraires du stand m'a alors demandé de lui dédicacer un de mes romans. Ce que j'ai fait avec beaucoup de plaisir. Timothée a enfin pu se lever de sa chaise et m'a gentiment annoncé qu'il lirait Opale. J'ai hâte de savoir ce qu'il en pensera. Il faudrait que je lise Vango, de mon côté. ^^ Je n'ai pas eu le temps de discuter avec lui. Il a été kidnappé par Frédérique. Je me suis mise à discuter avec Fabrice Colin qui m'a expliqué plein de choses très très utiles et qui s'est littéralement enfui parce que tant que vous restez dans le coin, il y a toujours un lecteur qui veut une dédicace... Quand je suis enfin partie, il était 18h et Erik L'homme était toujours en train de dédicacer à tour de bras.

Ce fut vraiment une expérience enrichissante et je recommencerais bien toutes les semaines. ^^

Oh, j'ai failli oublier !!! Une nouvelle critique d'Opale sur "mes imaginaires" J'aime quand on parle de mon roman ainsi. Mais attention, la critique raconte quand même pas mal le roman. Si vous ne l'avez pas lu... :)

jeudi 2 décembre 2010

J - 2 pour Montreuil

Une petite piqûre de rappel... Le salon du livre jeunesse de Montreuil a ouvert ses portes !!!! Je regrette de ne pouvoir y traîner mes guêtres dès à présent mais j'y serai sans faute samedi et je serai drôlement bien entourée. Erik L'homme, Fabrice Colin, Marie Desplechin, Timothée de Fombelle et Jean-Philippe Arrou-Vignod dédicaceront à mes côtés, enfin, plutôt l'inverse. :) D'ailleurs, il faut que je pense à amener le roman que j'ai lu de Erik L'homme, "des pas dans la neige". J'ai beaucoup aimé cette retranscription de son voyage à la poursuite du "yéti". Je vais profiter de l'occasion pour obtenir une chtite dédicace.

Je voulais remercier tous ceux qui m'ont envoyé de gentils messages ces derniers jours. Et oui, le début de la semaine a été un peu dur pour moi. J'ai reçu plus de retours négatifs sur Opale que de positifs. Mais ça va. Je digère mieux que je ne l'imaginais. En fait, il fallait juste que je réalise que non, ce que j'écris ne plait pas à tout le monde. Et quoi de plus normal ? Tous les goûts sont dans la nature. Pour reprendre la fameuse phrase de Forrest Gump, on a les références qu'on peut, la vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, et bien les romans, c'est un peu pareil. Quand on ouvre un livre, c'est comme croquer dans un chocolat sans savoir à quoi il est fourré. Des fois, ça plait et des fois, non. Est-ce que pour autant, il faut décréter que le confiseur est mauvais ? Je ne crois pas. Donc, pas d'inquiétudes... je continue l'écriture du tome 2. Mais si vous n'avez pas aimé le tome 1, ne soyez pas maso et n'essayez pas de lire ce second tome. Ce sera la même ambiance, les mêmes personnages, même s'ils seront moins immatures, la même absence de héros et je réserverai encore des surprises entre les lignes. :)

Par contre, Sidoine... Ah Sidoine... En ce moment, Sidoine et le Vénéré me hantent avec la même énergie. J'en venais à vouloir imaginer, tout à l'heure, une rencontre entre ces deux personnages... mais leurs mondes sont trop hermétiques l'un à l'autre. Ce qu'il y a de bien quand même quand on est écrivain, c'est qu'on n'est jamais vraiment seul, il y a toujours un personnage pour venir vous titiller l'imagination. :)

Bon. Sur ce... je vous dit à samedi. :)