mardi 28 septembre 2010

Mon week end...

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Oh non, non, je ne dis pas ça pour recevoir des messages de "Joyeux anniversaire", même si c'est toujours agréable à entendre. Je dis ça parce que les jours d'anniversaire, on se pose des questions qu'on tâche d'éviter le reste de l'année. Plus les années passent et plus on regarde en arrière le chemin parcouru et souvent, on se dit qu'on aurait aimé en faire plus, plus vite, qu'on est souvent passé à côté de l'essentiel. On oublie tout simplement que l'essentiel d'hier n'est pas l'essentiel d'aujourd'hui. C'est une notion à géométrie variable. Aujourd'hui, je regarde en arrière et je pense à Opale et inévitablement, ça me renvoie à mon futur, à l'écriture de la suite. Inévitablement, je me dis que le temps passe trop vite et que j'aurais dû écrire Opale il y a dix ans ! Et puis, je réalise que j'aurais été incapable d'écrire Opale il y a dix ans. Vous vous demandez où je veux en venir ? Je veux en venir au fait que nous nous pressons de plus en plus, que nous nous mettons chaque jour plus de pression mais que ça ne sert à rien, surtout en écriture. Ca nécessite une certaine maturité et elle n'est en rien fonction de l'âge mais de notre expérience. Alors, un conseil ? Si vous voulez écrire, ne regardez pas le nombre de signes tapés chaque jour, ne regardez pas le nombre de romans écris, contentez-vous de vous faire plaisir.

Ce week end avait lieu de nombreux événements. Vendredi soir, Paul Beorn fêtait la sortie de son roman "La pucelle du Diable-Vert". Le bar, petit, était devenu minuscule sous l'assaut des hordes de fan venues se faire dédicacer le dit livre. Si vous ne l'avez pas encore, courez vite vous le procurer chez votre libraire préféré. J'ai fait de chouettes rencontres avec les grenouilles (membres de Cocyclics) que l'on ne cite plus et le boss de Mnémos qui n'est autre que Frederic Weil. Claire Couturieur, l'attachée de presse de Mnémos, me l'a présenté en lui expliquant que le prochain roman que j'écrivais était pour Mnémos. Pas démontée pour deux sous, je lui ai expliqué un peu le contenu de mon Sidoine. ^^ Le reste de la soirée se passa en bonne compagnie, avec en main un verre de Kilkenny arraché au barman au péril de ma vie ! J'ai regretté de ne pouvoir accompagner la troupe au restaurant mais je savais avoir une longue journée le lendemain et le surlendemain.

Le samedi, je fêtais la sortie d'Opale et Silène la sortie de son roman "La saveur des Figues". J'avais réservé le Tea Corner et l'endroit fut bientôt empli d'une atmosphère joyeuse. Pendant que je bossais à recopier mes dédicaces soigneusement préparées sur les premières pages des yeux d'Opale, les discussions et les rires menaient grand train. Des amis de tous les coins de la France, des rires, des câlins, des larmes d'émotion, des discours, de délicieuses pâtisseries, des thés aux noms magiques, des "joyeux anniversaire" chantés à tue-tête pour trois d'entre nous émaillèrent cette bienheureuse après midi. Cindy et Silvie m'ont offert "Leviathan" de Scott Westerfeld, un auteur que j'adore. La couverture est à tomber et le contenu ne dépareille en rien ! Merci à elles. Je ressortit des lieux légèrement groggy mais heureuse. Nous avons terminé la journée au Kern House à partager crèpes, galettes, cidre, anecdotes, et histoires croustillantes. Un moment chaleureux que je ne suis pas prête d'oublier.

Le lendemain, je me levais tôt et allais récupérer Paul Beorn à la gare. Ensemble, nous sommes allés au salon de Liévin. C'était notre premier salon et nous étions heureux de partager ce moment particulier. A l'arrivée, quelques piles d'Opale représentant 50 exemplaires m'attendaient. Merci au libraire de la Ruche aux Livres pour sa confiance en mon roman. La faible fréquentation du salon ne me permit malheureusement pas de vendre tout cela. En fait, je dus me contenter de 3. Mais j'eus le plaisir de rencontrer d'autres auteurs, des dessinateurs et il ne fallut que peu de temps pour que chacun discute avec l'autre de ses passions. C'est épuisés mais heureux que nous reprîmes la route, luttant contre les éléments déchainés.

Ouh là... Il est long ce post ! Merci aux courageux qui auront lu jusqu'au bout. A bientôt.

5 commentaires:

  1. J'ai tout lu !!!!
    Fernando Pessoa disait : la littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. Mais heureusement ce désir va bien au-delà d'un seul livre, parce qu'il est un moteur, c'est ce qui fait que dès le rêve atteint, il y a un autre qui se dessine aussitôt. Longue vie à ton désir d'écrire !

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  2. Oh lala ! C'était ton anniversaire et je ne le savais même pas !!
    Mille pardons, Bénédicte, zut, j'aurais pu t'offrir quelque chose.

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  3. J'ai tout lu aussi... et je suis horrifié par ce passé simple trop littéraire. :o)))

    Que l'on me rende la Bénédicte simple et naturelle des derniers billets. :-))

    En même temps, l'excuse est toute trouvée : c'est le Kilkenny et ce joyeux anniversaire (il te pend au nez) qui t'ont toute perturbée !

    Tant mieux !
    C'est beau de te voir flotter et d'être heureuse. :-)

    La valeur n'attend point le nombre des signes tapés ?

    Et tu as raison : l'écriture on la vit au jour le jour. :-)

    Aussi je te souhaite la bienvenue dans une nouvelle année de sagesse.

    Gros Bisous à toi
    Ton Amibe_R Nard

    P.S. : et, quand même, un très bon Anniversaire ! ;-)

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  4. Je rajouterais aussi que c'est peut-être les expériences vécues ces 10 années qui ont pu conduire à la maturité du livre. Plus on vit des choses en les expérimentant, plus la richesse qu'on en retire est grande, je pense. :)
    Avant aussi j'étais pressé d'en finir avec mon histoire. Et puis, je me suis rendu compte que prendre son temps est la meilleure des choses à faire.
    Écrire est un art qui ne s'acquiert pas en un jour, ni même un an, mais bien toute sa vie.

    Concernant le livre, je n'en suis "qu'à" la page 200, mais j'ai hâte d'en découvrir plus.
    Après, il passera dans les mains du reste de la famille qui tente de me le voler en douce chaque fois. Mais je serai le premier !

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  5. @ Ayaquina : J'aime beaucoup la citation de Fernando Pessoa. :)

    @ Beorn : On ne m'a pas chanté "Joyeux anniversaire" assez fort au salon de thé ? ^^ Tu devais être en train d'écrire une dédicace. :p

    @ Bernard : Mais j'y peux rien, moi, pour le passé simple ! Si j'y étais allée toute seule, ça aurait fait moins littéraire mais ça aurait été moins sympa aussi. ^^ Merci pour tout mon Bernard et ne t'inquiète pas, je n'ai pas encore les chevilles qui enflent. ^^

    @ Graad : Oui, les expériences nous forgent et forgent nos récits. L'un ne va pas sans l'autre. J'attends avec impatience que tu me dises si le livre t'a plu et t'as raison : ne te le fais pas piquer ! D'ailleurs, attention, derrière toi, vite !!!!! ^^

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