jeudi 8 avril 2010

Rencontre avec les représentants de Gallimard Jeunesse

Pardon pour ce long silence mais les virus de ce début de printemps ne m'ont malheureusement pas oubliée. J'aurais dû vous parler du salon du livre mais cela fait à présent deux semaines qu'il a eu lieu et j'ai bien peur que ça ne soit plus d'actualité. :) Je peux néanmoins vous dire qu'il fut riche en rencontres avec les grenouilles de la mare (je vous invite à aller lire leurs reportages sur le salon) et les éditeurs.

La semaine dernière, le jeudi 1er avril (et non, ce n'est pas une blague), j'ai rencontré les représentants de Gallimard Jeunesse. Je devais leur faire une courte présentation de mon roman pour les aider à en parler aux libraires. J'avais le droit à 10 à 15 minutes pour cela. Je crois que j'ai explosé mon temps... Résumer son roman à 10 minutes est sacrément difficile et pourtant, je me suis entrainée une bonne partie de la semaine. Je m'étais finalement fait une fiche pour ne pas oublier les points qui me paraissaient primordiaux et surtout conserver une certaine logique et ne pas m'éparpiller mais ça... me lancer sur mon roman, c'est comme ouvrir un barrage... après, il faut endiguer les flots. ^^

Mais que je vous raconte dans l'ordre... ma petite après midi.

Je suis arrivée chez Gallimard Jeunesse avec mes dernières corrections sous le bras. Oui, oui, j'ai encore des corrections à valider. Elles concernent surtout la ponctuation, l'orthographe et la grammaire et ma correctrice est une perle ! Je vous en parlerai davantage dans un prochain article. Et là, j'ai eu la surprise de rencontrer des personnes qui avaient ou entendu parler d'Opale ou l'avaient lu et s'enthousiasmaient pour mon livre. Ca fait bizarre et très très chaud au coeur d'être ainsi reçue. Mes interlocuteurs ne me connaissaient pas du tout. C'était la toute première fois que je les rencontrais. Et en même temps, ils me connaissaient déjà, par les mots qu'ils avaient lus de moi. C'était un phénomène étrange. Ces personnes inconnues ne l'étaient plus parce que nous avions un roman en commun, le mien. C'est vraiment un sentiment tout nouveau pour moi et je ne suis pas sûre de bien l'expliciter. :) Disons que j'étais sur un petit nuage... :)

On s'est ensuite rendu à la réunion avec les représentants. Je m'attendais à une salle avec une estrade d'un côté, pour l'orateur, et des sièges alignés en face pour les représentants. Je m'attendais à une petite dizaine de personnes... Je me suis retrouvée dans une salle juste assez grande pour contenir une grande table ovale où étaient attablés une dizaine de personne. Sur des chaises supplémentaires ou carrément assises par terre, une bonne dizaine d'autres personnes. Gloups, j'ai fait... Une place m'était réservée à table, en face de la majorité. Quelques personnes se trouvant dans mon dos. J'entendais mon coeur battre à tout rompre et je me suis félicitée d'avoir emportée une fiche récapitulative. Je l'ai montrée à mon éditrice. J'avais tellement peur de paniquer que j'y avais inscris mon nom. ^^ Pas le titre de mon roman, par contre. ^^ Et ce fut mon tour... J'ai parlé des deux mondes d'Opale, Onyx et Opale, de mes références en science-fiction et fantasy pour que les représentants puissent se faire une idée de mes mondes, des personnages principaux et très très brièvement de l'intrigue. Je crois bien les avoir noyés sous les explications. Je crois qu'ils ont cru que je venais de leur raconter l'ensemble du roman. J'espère qu'ils auront le temps d'en lire quelques passages pour se rendre compte que je ne leur ai pratiquement rien dit du roman. :) Le positif est qu'ils ont tous aimé le lunsdum, l'animal porte-bonheur d'Opale dont on voit les yeux sur la couverture, et que plusieurs d'entre eux m'ont dit que je leur avais donné envie de lire mon roman...

Je me suis relevée de la table, légèrement groggy, et j'ai quitté les lieux en essayant vainement de me souvenir de tout ce que je venais de raconter. C'est à moitié assommée que je suis rentrée sagement chez moi faire la peau aux virus que j'avais oublié durant quelques heures. J'étais franchement angoissée de parler ainsi à tant de gens mais honnêtement, j'ai hâte de recommencer. :)

9 commentaires:

  1. Chouette ! Ravie pour toi que ça se soit bien passé ! Par contre pas ravie pour mon coeur en te lisant... ça m'a fait revivre le stress de l'oral du concours, vilaine !^^
    Grosses bises à toi, soigne-toi bien si c'est pas encore fini...

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  2. Le Lunsdum... personnage fétiche, avec droits dérivés à la clef :o)

    En tout cas, tu sais y faire en relations publics maintenant ;-)

    Bisous
    l'Amibe_R Nard

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  3. @ Aline : C'est amusant ce que tu dis. Avant d'y aller, je pensais justement à mes oraux de concours. Je me disais que ça ne pouvait pas être pire de toutes manières, histoire de me réconforter. :) Grosses bises à toi aussi. Ca va un peu mieux mais c'est pas encore ça.

    @ Amibe : Je me demande si Opale serait édité si je n'avais pas inventé cette boule de poils de lunsdum. En même temps, sans cette boule de poils, il n'y aurait pas d'histoire à raconter. ;) Et non, je ne sais pas y faire en relations publiques. lol. J'ai encore besoin d'entrainement ! Bisous

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  4. Il faut avoir le coeur solide pour être écrivain, quand même... On a l'image de cette personne isolée derrière son clavier, bien tranquille, loin des turpitudes de la vie extérieure (quoique maintenant il vaut mieux travailler en même temps, pour ce que gagnent la plupart des écrivains...) et finalement tu te retrouves à incarner une multitude de casquettes notamment celle d'être le manager de ton oeuvre. Mais j'imagine que c'est la passion qui t'a guidé dans tout ça. Bonne continuation et soigne-toi bien!

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  5. Tu as affronté ça malade en plus, ça devait être très stressant :o
    Je ne connais pas encore le Lunsdum mais ça m'a l'air d'être une bestiole dont on tombe vite amoureuse à vous en entendre parler huhu ! Ca se trouve c'est un gros méchant et je me goure totalement :p

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  6. @ Ayaquina : Je pensais comme toi qu'un écrivain n'avait qu'à écrire et je n'imaginais pas un instant tout ce qu'il y avait derrière. Je découvre chaque phase avec étonnement et souvent beaucoup de plaisir. C'est un peu comme la fabrication d'un gâteau, la cerise étant de le voir chez le libraire. :) Après, aux lecteurs de le dévorer. ^^

    @ Xanadu : En fait, la maladie s'est effacée devant mon stress. ^^ Et non, tu ne te trompes pas pour le lunsdum, c'est une créature très attachante. Je peux même révéler qu'il est considéré comme un porte-bonheur sur Opale. :)

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  7. Bravo ! Ça avait l'air très impressionnant, mais je ne doute pas que tu les as épatés :) Merci de nous faire suivre les coulisses, c'est passionnant :)

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  8. Bonjour Bénédicte !

    Je découvre depuis plusieurs semaines votre blog et tout ce que je puis dire c'est que ça donne envie. Je connaissais de nom les "grenouilles" pour avoir eu une bêta lecture sur l'une de mes nouvelles publiée sur "Donner de la voix".

    J'attends déjà avec beaucoup d'impatience la sortie des "Yeux d'Opale".

    A bientôt!

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  9. @ Samantha : C'était effectivement très impressionnant mais ils étaient très sympathiques et plein d'humour, les représentants. :)

    @ Peewee : La mare où barbotent les "grenouilles" est vraiment l'endroit où il faut aller quand on veut se lancer dans l'écriture ou l'édition. :) Je suis heureuse d'apprendre que tu suis mon blog. Quant à l'impatience pour Opale, je la partage. ^^ Vivement septembre. :) A bientôt.

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