mercredi 24 février 2010

"Les yeux d'Opale" a trouvé son illustrateur

Hier après midi, j'ai renvoyé la version "finale" du manuscrit "Les yeux d'Opale" à mon éditrice. Il reste encore quelques relectures prévues chez Gallimard Jeunesse pour chercher les dernières coquilles, fautes d'orthographes, absences de tirets et autres gamineries du texte et ça sera tout. Ca fait bizarre d'en être à ce point. Je me sens soulagée d'avoir terminé les corrections et en même temps, je me retrouve à tourner en rond. Oh, je ne manque pas d'occupation mais boucler un projet laisse toujours un vide. Vous ne trouvez pas ?

J'ai appris avant-hier le nom de l'illustrateur de la couverture d'Opale. Tadaaammmm. C'est Sylvain Demierre qui s'y colle. :) Vous pouvez voir son talent à l'oeuvre sur ce site. Pour ma part, j'adore ses représentations de vaisseaux spatiaux et ses paysages me font rêver. J'avais imaginé la couverture d'Opale d'une certaine manière. Maintenant que j'ai vu ce que faisait Sylvain, j'avoue que je l'imagine autrement. J'attends avec impatience de voir de quelle façon il représentera mon roman.

Pour l'heure, je suis censée retourner à Sidoine et je m'en réjouis car il me manque. J'en suis au chapitre 2 sur... je ne sais pas encore combien de chapitres, une trentaine, je dirais. J'ai hâte de faire lire ce roman à mes bêtas lecteurs et ensuite, à d'autres lecteurs. Je pense que le plaisir anticipé de voir son texte lu par d'autres fait partie de l'écriture, que c'est un bon signe. Si on ne ressent pas ce plaisir, c'est qu'on fait fausse route, que ce qu'on raconte n'est pas la bonne histoire. Je ne ressentais plus ce plaisir en écrivant le chapitre 13 de Sidoine. Au contraire, je me posais de nombreuses questions sur le ressenti de mes lecteurs. Cette fois, le plaisir est revenu et je gage qu'il sera partagé... Enfin, dès que ma flemme se sera envolée. :)

mardi 16 février 2010

Sacrifice

Je ne suis pas très bavarde une fois de plus mais une fois de plus, je suis plongée dans les... tadam... corrections d'Opale. Oui, oui, je sais. J'ai dit qu'elles étaient terminées. Mais en faisant les annexes, j'ai réalisé que certains passages mériteraient d'être réécrits, des mots changés ici ou là. Du coup, j'ai décidé de relire le roman en entier, une fois de plus. Et le pire, c'est que je trouve encore des fautes d'orthographes, des choses mal dites, de légères incohérences. Il y a toujours à faire. "Jusqu'à l'édition" me disait hier Marie, la personne qui s'occupe de moi chez Gallimard.

J'en suis à un peu moins de 25% de relecture et je bute sur une phrase depuis hier. Je vais bien finir par y parvenir mais la tristesse qui m'a envahi hier m'empêche d'être à 100%. Pourquoi je suis triste ? En fait, plus que triste, je me sens mal, vraiment mal. On m'a demandé hier de couper une scène du roman, la scène de viol. Après un an de corrections sans qu'il en soit question, la scène a soudain été déclarée persona non grata. Pour quel motif ? La loi jeunesse...

Et ça me fait mal au coeur. J'en pleurerais de rage, de dépit. Ce n'est pas tant que cette scène soit cruciale au roman, à l'intrigue. Elle aura lieue mais ne sera pas explicitement montrée aux lecteurs, voilà tout. Ca ne change rien au roman. Je ne pense pas que ça l'appauvrisse. Mais voilà, j'y ai passé du temps. Je l'ai voulu parfaite. Je l'ai écrite avec mes tripes, mon âme ! Ce n'est pas rien d'écrire une scène de viol. Ce n'est pas une scène comme une autre. Je me sens lâche d'avoir accepté sa suppression. En ayant accepté, je me fais l'impression d'être un traitre pour mes personnages, pour mon roman, envers moi-même. Ca fait mal !

Je regrette que l'on ne m'ait pas prévenue avant. Je savais avant de signer mon contrat que ça risquait de poser problème mais on m'avait assuré que non. Et puis, vlam. En même temps, je comprends parfaitement le point de vue de mon éditrice. Elle a raison de me faire supprimer cette scène qui risque de porter préjudice au roman. Je n'ai pas écrit ce texte pour des jeunes mais il va être publié pour eux et même s'ils n'était pas initialement prévus ces jeunes, je me vois mal faire ma forte tête et leur imposer une scène qui pourrait les choquer. Non, il faut bien que je la sacrifie. Mais voilà, ça c'est la raison qui parle et mon coeur n'est pas d'accord avec elle.

Pour terminer ce post sur une note plus gaie. Grâce à Marie, je me suis aperçue hier que le numéro de téléphone inscrit sur les manuscrits que j'avais envoyés aux différentes maisons d'édition n'était pas bon. Vous savez, le truc qu'on vérifie quinze fois avant d'imprimer... Ben, il y a une erreur dedans... Heureusement que celui de la lettre d'accompagnement était correct. Alors, un conseil, n'hésitez pas à inscrire vos coordonnées à différents endroits lors de vos envois aux éditeurs, et sans faire de copier/coller. Enfin, ce qui est bien, c'est que j'ai contacté la personne à laquelle appartient ce numéro de téléphone pour m'excuser d'éventuels appels et je suis tombée sur un charmant monsieur qui a de la suite dans les idées : il veut un exemplaire dédicacé d'Opale. ^^ Y en a qui ne perdent pas le Nord. :)

vendredi 5 février 2010

Mes mésaventures bruxelloises

Une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter une histoire... une histoire qui m'est arrivée dernièrement. Je vous préviens que ça va être long ! ^^

Tout a commencé un vendredi en début d'après-midi. J'avais passé la matinée à courrir partout pour que tout soit prêt pour mon week end bruxellois et ô miracle, tout était prêt à l'heure ! Je prends donc ma voiture et en route pour la capitale belge ! Je n'avais pas fait 20 kilomètres que je tombe sur un embouteillage et pas le petit embouteillage. Voitures et camions à l'arrêt à l'entrée de l'autoroute et j'ai mis une heure pour faire 10 petits kilomètres. Il y avait un accident et quand je suis parvenue à sa hauteur, les responsables de l'autoroute finissaient de nettoyer les lieux. L'embouteillage était terminé. En gros, j'aurais pu partir une heure plus tard de chez moi, sans me presser. Groumpf !

Je prends donc l'autoroute et arrive au péage. Je sors ma carte bleue, paye et reprends de la vitesse. Par acquis de conscience, je jette un oeil à l'endroit où doit se trouver ma carte bleue dans l'habitacle et horreur, je ne la vois pas. Je farfouille tout en continuant de rouler sans mettre la main dessus. Je me décide à me garer sur la bande d'arrêt d'urgence pour faire des fouilles approfondies et... rien. J'en déduis que je l'ai oubliée dans l'automate du péage. Dans le rétroviseur, je vois encore le péage au loin. Je fais marche arrière sur la bande d'arrêt d'urgence en prenant bien garde de ne surtout pas rouler sur la voie de droite. Et... Bing ! Un énorme choc ! Je suis rentrée dans la glissière de sécurité, glissière de sécurité qui commence juste à cet endroit. Marche avant. Sortie précipitée de la voiture pour aller constater les dégâts. La porte arrière droite est dans un triste état. La glissière est passée par en dessous, faisant ressortir la tôle. On dirait une oeuvre de sculpture moderne. Groumpf !

Bon, maintenant que j'ai abîmée la voiture, plus rien ne m'empêche de continuer ma marche arrière pour rejoindre le péage... J'y retourne donc sous les klaxons et les appels de phares des camions. Oui, je sais, c'est idiot de faire une marche arrière sur une bande d'arrêt d'urgence, idiot et dangereux. Je promet de ne plus recommencer. D'ailleurs, il me faut bientôt me rendre à l'évidence. Le péage est trop loin et une entrée sur l'autoroute m'empêche d'y retourner. Et puis, que pourrais-je y faire ? Dire que j'ai oublié ma carte ? Depuis le temps... Groumpf !

Je reprends donc ma route, anéantie. Je n'ai pas d'autres moyens de paiement avec moi, à peine 40 euros dans mes poches. Sans ma carte bleue, je me sens toute nue. Je croise les doigts pour que l'autoroute que j'emprunte ne soit pas payante. Elle ne l'est pas ! Les nuages, la pluie, la neige non plus d'ailleurs. Alors que le soleil se couche, je me retrouve sur une route inconnue, sous les éléments déchainés. Heureusement, j'ai mon gps ! Sa petite voix me réconforte et surtout le temps affiché. Il ne me reste plus qu'une heure de route, une toute petite heure. Bruxelles se rapproche et je pénètre enfin dans la ville pour me retrouver... dans les embouteillages de fin de journée, ceux que je voulais éviter en partant tôt. Je prends mon mal en patience. Mon gentil gps continue d'afficher la même durée mais l'heure d'arrivée ne cesse d'augmenter. Sur les une heure prévues, j'en mettrai en fait deux. Groumpf !

Enfin, je suis arrivée à l'hôtel ! Oublions l'étroite entrée du parking de l'hôtel qui permet tout juste le passage de ma voiture. Vu ce que je viens de vivre, c'est le cadet de mes soucis. Oublions aussi le prix indécent de 25 euros pour 24h... je n'ai aucune envie de chercher un autre parking. Ma première démarche est de faire opposition à ma carte mais bien sûr, je n'ai pas sur moi le numéro de téléphone pour cela. D'ailleurs, pensez toujours à l'avoir sur vous. Le gentil réceptionniste de l'hôtel compose un numéro sur son téléphone et me tend le combiné. Un gentil monsieur me dit faire le nécessaire pour moi et que je suis couverte par le fax qu'il envoie à ma banque. Chouette ! Mais il faut que je contacte ma banque en urgence parce que ma carte bleue n'est pas bloquée. C'est juste un fax pour dire que je suis de bonne foi si quelqu'un utilise ma carte à mon insu. Groumpf !

Je demande le numéro de ma banque au réceptionniste qui très gentiment me le fournit. J'appelle... et j'entends un bip... bip... de très mauvais augure. Il est plus de 18h. Ma banque doit être fermée et ils n'ont pas mis de message. Je laisse tomber pour la soirée. Je vais profiter de Bruxelles ! Sortie de l'hôtel sous un ciel dégagé et sous une température clémente. Dix minutes plus tard, une véritable tempête de neige se déchaine sur la ville. Transie de froid, trempée, j'arrive au magasin de chocolats convoité ! pour découvrir qu'il est exceptionnellemt fermé pour le week end. Groumpf !

Au restaurant, ce soir là, je pense à ma carte bleue et à tous ces gens qui doivent être en train de l'utiliser, goguenards, pour payer leur péage. Je me vois déjà devant un tribunal et un juge acariâtre expliquer que non, je ne suis pas passée une centaine de fois au péage ce jour là. Son rire mordant me laisse sans espoir. Je devrais payer quand même... Heureusement, la bière belge fait des miracles et après quelques verres, j'en oublie mes tracas de la journée.

Après une bonne nuit de sommeil, je rappelle ma banque. Bip... bip... me réponds mon téléphone. Bon, allons faire un tour sur internet... mais c'est payant en Belgique et cher ! Mais bon. Je ne vois pas d'autre possibilité. Je découvre abruptement que ma banque a décidé de ne plus fournir de numéro de téléphone pour ses agences. Non, non... enfin, on trouve un numéro de téléphone pour bloquer la carte dans ma banque. Miracle ! Après 5 longues minutes d'attente au téléphone, on m'annonce que le système informatique est en panne et qu'on ne peut pas bloquer ma carte. J'ai envie de me tirer une balle... mais on me donne un nouveau numéro de téléphone. Et là, ô miracle, on me bloque enfin cette fichue carte ! Mais l'amie que je devais rencontrer et avec qui j'avais prévu ce rendez-vous depuis plusieurs semaines m'appelle. Elle est malade et ne peut venir. Je soupire et, philosophe, lui explique que c'est juste la cerise sur un énorme gâteau. Je m'y attendais... mais Groumpf !

Le reste du week end a été super ! Vraiment, même sous la neige, Bruxelles est une ville que je vous invite à aller découvrir. On y mange bien, on y boit bien, pour des prix raisonnables. L'architecture est étonnante par son mélange d'anciens et de nouveaux bâtiments. Il y a de chouettes musées dont celui sur la bd que je vous conseille. C'est un peu cher mais dans le prix, il y a l'accès au salon bibliothèque des lieux avec des armoires remplies de bd de toutes sortes et des coussins qui m'ont eu l'air bien confortables. Ca vaut le détour. Croyez moi.

Depuis, je suis rentrée chez moi, sans soucis. Mon assurance couvre les dégâts causés à ma voiture. Il faut juste changer la porte... Et en attendant les réparations, je l'ai bandée avec un beau tissu, histoire qu'aucun gamin ne vienne se blesser sur les éclats de métal. J'ai récupéré une carte bleue hier. Si on oublie la grosse baisse de mon bonus, on peut dire que j'ai passé un excellent week end. :)

Et merci à ceux qui auront lu mes mésaventures jusqu'au bout...