lundi 20 décembre 2010

Déception pour Inception

Une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter une histoire... qui m'est arrivée cette nuit.

Je dormais. Si, si... la nuit, je dors ! Le juste repos de l'auteur épuisé. Certains écrivains rêvent de leurs futurs romans et ils ont bien de la chance ! Moi, la nuit, je me contente de dormir et de rêver des trucs abracadabrants. Et cette fois-ci ne dérogea pas à la règle générale.

Je ne sais trop comment c'est arrivé mais je me suis retrouvée dans une sorte de luge sur une rivière de glace serpentant dans la pénombre d'un gigantesque hangar entre des berges que je ne parvenais pas à apercevoir. Je savais juste qu'elles étaient à ma portée. Des gens m'entouraient et brusquement, ils ne furent plus là. J'étais seule dans une noirceur impénétrable et glaciale. J'aurais pu toucher la glace qui soutenait ma frêle embarcation mais une terreur sans nom m'en empêchait. Et s'il n'y avait pas de glace ? La seule réalité tangible de ce qui m'entourait était ce rai de lumière verticale dans le lointain qui délimitait deux pans du hangar. Mais il était bien trop loin et bien trop pâle pour éclairer quoi que ce soit. Je ne me voyais même pas ! Une seule envie : sortir de là au plus vite !

Et donc, je me dis "Il est idiot ce rêve, je n'ai qu'à me réveiller." Oui, je fais ça dans les rêves que je n'aime pas et d'habitude, ça fonctionne, mais là, rien... néant. La noirceur me semble même un peu plus pronfonde, le froid un peu plus glacial. Je ris jaune et sens la panique m'envahir. Comment sortir d'un rêve qu'on ne contrôle pas ? Comment même savoir où est la réalité et où est le rêve ? Ai-je rêvé ma vie en quelques instants, coincée là sur cette rivière de glace ? Et là, je me souviens avoir vu Inception, le film avec Di Caprio, quelques jours plus tôt. Un film sur les rêves et la possibilité pour certains rêveurs d'interpénétrer les songes des autres grâce à une machine. Une brillante idée de SF malheureusement maltraitée par un scénario insipide. Dans ce film, il fallait se tuer pour sortir de son rêve. C'est là que je rigole encore un peu plus jaune. D'abord, j'ai pas envie de me suicider et puis... avec quoi ? Et pour aller où ? La panique remonte d'un cran. J'ai beau me rendre compte de l'incongruité de ma situation, je ne parviens toujours pas à sortir de mon rêve. Pourtant, quand on se rend compte qu'on rêve, en général, on ne rêve plus. Qu'est-ce qu'il se passe ? Le film Inception m'a brûlé trop de neurones ?

Je décide de tatonner et là, mes doigts rencontrent une surface verticale. La berge ? Possible... Je continue et je trouve un fil puis une boursoufflure tiède. J'appuie et...

... la lumière inonde ma chambre. La couette a glissé. Je la remonte. Je sens les battements de mon coeur reprendre un rythme normal. Je réalise que le rai de lumière de mon rêve, c'est le passage que se fraie la réverbération de la neige entre mes volets fermés. Rêve ? Réalité ? Un instant, ces deux univers distincts se sont mélangés dans mon esprit. Je ferme les yeux, soulagée. La tiédeur m'entoure et je me rendors.

Oui, je sais... c'est bête comme histoire mais j'ai rien de mieux à vous raconter en ce moment et puis... ça vous est déjà arrivé à vous ?

dimanche 12 décembre 2010

Dédicace à la FNAC d'Orléans

Samedi, j'ai fait l'aller-retour jusqu'à la FNAC d'Orléans et... il faut que je vous raconte. Tout a débuté par la disparition totale de la moindre trace de neige là où j'habite. C'est donc avec entrain que j'ai pris ma voiture en direction de la gare RER, avec entrain mais également un peu de retard, et les embouteillages n'ont rien arrangé. Je suis arrivée sur le parking à l'heure du départ de mon rer mais heureusement il y avait une panne matérielle et le train avait trois minutes de retard, trois minutes qui m'ont largement suffit pour courir jusqu'au quai et prendre mon rer. Ouf ! Arrivée à la gare Austerlitz, stupeur ! Et tremblements aussi. Un avis m'informe qu'il y a une grève et dans la liste des trains annoncés pour Orléans, il n'y a pas trace du mien. Groumpf ! Je m'avance quand même sur le quai et finit par trouver mon train qui n'était pas du tout supprimé. Ouf ! J'ai eu largement le temps d'embarquer à bord et de décompresser. Le long du trajet, j'ai eu tout loisir de constater l'existence d'une espèce de pont longeant la voie ferrée sur une bonne trentaine de kilomètres. Dessus, rien ne circulait et à ma grande surprise, le pont était coupé en son centre et ses extrémités n'étaient raccordées à rien. A quoi sert-il ? Mystère... Arrivée à Orléans, je fus prise en charge par Nolwenn et Nolwenn, deux charmantes jeunes femmes qui m'amenèrent jusqu'à la Fnac à quelques centaines de mètres de la gare. Après un petit café et un bonjour à William, le libraire qui a eu le coup de coeur pour mon roman et est à l'origine de cette dédicace, je suis allée m'installer derrière mes piles de livres. Et l'attente commença. Il y avait beaucoup de monde mais peu étaient intéressés par Opale et nombreux furent ceux qui s'enfuirent quand je leur racontais le contenu de mon roman. Mais bon, tout cela se fit dans une bonne ambiance et j'ai fait de bien chouettes rencontres, notamment un monsieur qui m'a réconforté d'un "Il faut y croire !" Les libraires m'ont chouchoutée et j'ai même eu le droit à une crêpe ! Et pourtant, je leur avais raconté Sidoine !!!! D'ailleurs, si ce roman sort un jour, on m'a assurée que je serais la bienvenue à Orléans. ^^ Et puis, ce fut l'heure du retour. Mes deux Nolwenn me pressèrent d'accélérer et je fis un peu ma mauvaise tête. Mon train était à 28 et il n'était que 14... après tout. Nous arrivâmes à la gare à 21. Le train partant à 22. Une erreur d'horaire sur un billet de train ! Groumpf ! C'est la première fois que je vois un truc pareil ! Vous croyez que je peux porter plainte contre la SNCF ? Bref, je n'eus que le temps de grimper dans mon train et de dire au revoir à mes deux charmantes libraires. Ouf ! Le retour s'est bien passé. Je regrette juste n'avoir rien vu d'Orléans ou si peu. Il faudra que j'y retourne... bientôt. :)

Et ce fameux pont ? eh bien il semblerait que ce soit un ancien projet de train à suspension...

Une dernière chose. Le Black Mamba n°19 est sorti il y a peu. Il contient une nouvelle "Relation Mère Fille" que j'ai écrite et qui me tient beaucoup à coeur. Scribo Loutre en a fait une gentille critique sur son blog, Limonade. Merci à elle. :)

lundi 6 décembre 2010

Montreuil J + 2

Je suis rentrée de mes séances de dédicaces et bien qu'un peu fatiguée, je suis encore entière et non, personne ne m'a retenue en otage. ^^

Je préviens que je ne vous parlerai pas de Boulogne, le lendemain de Montreuil. J'ai fait de chouettes rencontres avec les écrivains à mes côtés et j'ai été très bien reçue par les organisateurs. Il y avait beaucoup de monde et c'est un chouette salon mais essayer d'intéresser les participants d'un salon généraliste à un roman jeunesse de Science Fantasy, c'est vraiment illusoire...

Pour Montreuil, les dédicaces se sont très bien passées. Je vous raconte mais je préviens que c'est long !
Il était aux alentours de 15h20. Je dédicaçais à 15h30. Ca faisait au moins dix bonnes minutes que je tournais timidement autour du stand de Gallimard quand je vis Fabrice Colin filer devant moi. Je décidais de le prendre en filature et je n'eus pas à aller très loin car j'aperçus aussitôt Frederique, mon attachée de presse. Elle me présenta Fabrice Colin que je connaissais déjà par ailleurs et Jean Philippe Arrou-Vignod. Nous avons discuté un peu et puis, elle s'est éclipsée en m'invitant à m'installer pour les dédicaces... Imaginez une longue table avec de petites affichettes portant le nom des six auteurs accrochées juste au-dessus d'autant de chaises et une masse de gens agglutinés de l'autre côté. Impressionnant, je vous jure... Aucun auteur installé... Bien sûr, je n'y suis pas allée. ^^ J'ai préféré refaire un tour du stand en attendant qu'un autre vienne s'installer face à tous ces lecteurs en quête d'une dédicace. Et je suis tombée sur Victor, mon attaché de salon, en pleine discussion avec Fabrice Colin. Et Victor, nous a donc présentés, à nouveau, ce qui nous a beaucoup amusés, Fabrice et moi. Quelques échanges plus tard, il a bien fallu se rendre à l'évidence. On nous attendait à nos places et il fallait bien y aller...
J'ai suivi Fabrice et j'ai repéré une jeune femme tenant un Opale qui m'attendait, moi, devant ma chaise, à moi. Mon coeur faisait des bonds dans ma poitrine et j'essayais de ne rien en laisser deviner. Je ne devrais peut-être pas le dire sur mon blog d'ailleurs, des fois qu'elle viendrait y faire un tour. ^^ Bref, je me suis assise, et fut ravie de rencontrer Aily du forum Livraddict qui n'avait pas terminé la lecture d'Opale mais me disait bien apprécier sa lecture. Une jeune femme du stand est venue me proposer à boire et a posé des assiettes contenant des friandises à côté de moi. Miam ! Y a pas à dire, on est bien traités chez Gallimard Jeunesse. ^^ J'ai donc dédicacé, les mains un peu tremblantes, le roman d'Aily, puis est venue une dame qui avait lu la critique de Phooka sur Book en Stock (merci Phooka) puis Marie Caillet, la gagnante du prix Michel Lafon avec le roman "L'héritage des Darcer" dont j'entends dire beaucoup de bien, puis une grenouille, Oksana, et là... plus personne.
J'en ai profité pour observer la façon de dédicacer de Timothée de Fombelle à ma droite et Marie Desplechin à ma gauche et pour grignoter les friandises devant mon nez. J'ai eu le plaisir de voir les gens qui ont travaillé sur mon roman chez Gallimard venir me voir pour me réconforter comme Laure, Marie et Catherine Bon. Et Marie m'a même envoyé une dame intéressée par Opale. :) Et puis, une dame de Gallimard s'approche de moi et se présente : "Hedwige Pasquet". Un sourire indécis de ma part. Je ne connais pas ce nom. Je demande courtoisement qui elle est et j'apprends, incrédule, que c'est la directrice de Gallimard Jeunesse. Oups. Elle n'a pas pris ombrage de mon ignorance et nous avons bien discuté. :) J'ai vu Fred Ricou et Daniel Henocq du site "Histoires sans fin" qui se proposent de faire une interview filmée de ma pomme... Je vous tiendrai au courant.
Et puis, 17h était déjà passé et il était temps de partir mais les auteurs autour de moi continuaient de dédicacer leurs ouvrages. Je restais un peu. Marie Desplechin fut la première à quitter les lieux. Une des libraires du stand m'a alors demandé de lui dédicacer un de mes romans. Ce que j'ai fait avec beaucoup de plaisir. Timothée a enfin pu se lever de sa chaise et m'a gentiment annoncé qu'il lirait Opale. J'ai hâte de savoir ce qu'il en pensera. Il faudrait que je lise Vango, de mon côté. ^^ Je n'ai pas eu le temps de discuter avec lui. Il a été kidnappé par Frédérique. Je me suis mise à discuter avec Fabrice Colin qui m'a expliqué plein de choses très très utiles et qui s'est littéralement enfui parce que tant que vous restez dans le coin, il y a toujours un lecteur qui veut une dédicace... Quand je suis enfin partie, il était 18h et Erik L'homme était toujours en train de dédicacer à tour de bras.

Ce fut vraiment une expérience enrichissante et je recommencerais bien toutes les semaines. ^^

Oh, j'ai failli oublier !!! Une nouvelle critique d'Opale sur "mes imaginaires" J'aime quand on parle de mon roman ainsi. Mais attention, la critique raconte quand même pas mal le roman. Si vous ne l'avez pas lu... :)

jeudi 2 décembre 2010

J - 2 pour Montreuil

Une petite piqûre de rappel... Le salon du livre jeunesse de Montreuil a ouvert ses portes !!!! Je regrette de ne pouvoir y traîner mes guêtres dès à présent mais j'y serai sans faute samedi et je serai drôlement bien entourée. Erik L'homme, Fabrice Colin, Marie Desplechin, Timothée de Fombelle et Jean-Philippe Arrou-Vignod dédicaceront à mes côtés, enfin, plutôt l'inverse. :) D'ailleurs, il faut que je pense à amener le roman que j'ai lu de Erik L'homme, "des pas dans la neige". J'ai beaucoup aimé cette retranscription de son voyage à la poursuite du "yéti". Je vais profiter de l'occasion pour obtenir une chtite dédicace.

Je voulais remercier tous ceux qui m'ont envoyé de gentils messages ces derniers jours. Et oui, le début de la semaine a été un peu dur pour moi. J'ai reçu plus de retours négatifs sur Opale que de positifs. Mais ça va. Je digère mieux que je ne l'imaginais. En fait, il fallait juste que je réalise que non, ce que j'écris ne plait pas à tout le monde. Et quoi de plus normal ? Tous les goûts sont dans la nature. Pour reprendre la fameuse phrase de Forrest Gump, on a les références qu'on peut, la vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, et bien les romans, c'est un peu pareil. Quand on ouvre un livre, c'est comme croquer dans un chocolat sans savoir à quoi il est fourré. Des fois, ça plait et des fois, non. Est-ce que pour autant, il faut décréter que le confiseur est mauvais ? Je ne crois pas. Donc, pas d'inquiétudes... je continue l'écriture du tome 2. Mais si vous n'avez pas aimé le tome 1, ne soyez pas maso et n'essayez pas de lire ce second tome. Ce sera la même ambiance, les mêmes personnages, même s'ils seront moins immatures, la même absence de héros et je réserverai encore des surprises entre les lignes. :)

Par contre, Sidoine... Ah Sidoine... En ce moment, Sidoine et le Vénéré me hantent avec la même énergie. J'en venais à vouloir imaginer, tout à l'heure, une rencontre entre ces deux personnages... mais leurs mondes sont trop hermétiques l'un à l'autre. Ce qu'il y a de bien quand même quand on est écrivain, c'est qu'on n'est jamais vraiment seul, il y a toujours un personnage pour venir vous titiller l'imagination. :)

Bon. Sur ce... je vous dit à samedi. :)

vendredi 26 novembre 2010

Neige et séance de dédicaces à venir

Il fait froid ! Cette nuit, il a même neigé ! La blanche ouate recouvre les ardoises rouges des toits, l'herbe verte, les branches dénudées des arbres rendant au monde une part de féérie. C'est magique. Il n'y a plus de gris, de sale, juste cette blancheur immaculée. J'aime la neige ! J'aime le crissement qu'elle produit sous mes pas quand elle est encore fraîche. Ca me rend un peu poète, un peu nostalgique des batailles de boules de neige et des bonhommes de neige que je faisais enfant. Un chocolat chaud entre les mains, à présent, je me contente de la contempler et de dire : "C'est beau..."

Et à part boire du chocolat chaud, qu'est-ce que je fais ? Ben, je bosse, comme d'habitude. :) Ma nouvelle méthode de travail, écriture du second tome d'Opale le matin et relecture de Sidoine l'après-midi, me convient parfaitement et j'avance vite sur les deux romans. J'ai écrit les 4 premiers chapitres d'Opale et attaqué le 5ème, celui avec le Vénéré. J'en suis à la relecture du 4ème chapitre pour Sidoine. Pour ce dernier, je cherche encore de beaux jurons à lui mettre dans la bouche mais je ne désespère pas de trouver.

Concernant le second tome d'Opale, je crois bien avoir omis de vous dire qu'il y en aurait un troisième... Ca ne ravira pas tout le monde, je le sais bien, mais je ne peux franchement pas vous laisser sans une suite avec la fin que je vous réserve pour ce second opus. Il est même possible que je pousse l'exagération jusqu'à écrire un 4ème tome mais on va déjà écrire le second avant de voir plus loin. :) Enfin, voilà, maintenant, vous êtes prévenus ! :)

Ah ! Et vous aurez peut-être remarqué qu'une nouvelle séance de dédicaces s'est glissée dans la liste sur la gauche du blog. Oui, oui, j'ai le plaisir d'aller dédicacer à la FNAC d'Orléans le samedi 11 décembre 2010. Quand j'ai appris la nouvelle, je faisais des bonds partout. :) C'est grâce à William, le libraire jeunesse de cette FNAC. Il a beaucoup aimé Opale, lui a attribué un coup de coeur sur le site de la FNAC et s'est même inscrit à ma page Facebook. Nous avons échangé quelques mps, évoqué l'idée que je vienne dédicacer dans sa librairie, sans y croire vraiment, et puis, ça s'est fait ! Je suis ravie d'y aller ! Si vous êtes dans le coin cette après midi là, n'hésitez pas à venir me faire un petit coucou ! En plus, être à Orléans alors que j'écris un roman basé sur l'histoire de Jeanne d'Arc, quelle joie ! Bon, je n'aurai malheureusement pas le temps d'arpenter les lieux et je crois qu'il vaut mieux que je ne dise pas trop qu'Oriane est une prostituée... ^^

C'était les nouvelles du jour. A bientôt. :)

dimanche 21 novembre 2010

Hier, je dédicaçais à la librairie du Grand Cercle à Eragny

Hier, j'ai vécu ma toute première séance de dédicaces à la librairie du Grand Cercle à Eragny et il faut que je vous raconte...

Je suis partie de chez moi plutôt stressée. J'avais emmené avec moi mon ami GPS et malgré ses conseils avisés, j'ai réussi à me perdre... mais ça, c'est habituel. Enfin, ce qu'il y a de bien avec mon ami GPS c'est qu'il ne renonce jamais et je suis finalement arrivée à bon port avec de l'avance. La librairie se trouve dans un centre commercial et j'ai cherché le plan pour m'y retrouver et bien sûr, je ne l'ai pas trouvé... 3 étages à visiter... Heureusement, j'ai eu de la chance et mes premières minutes de recherche furent des plus fructueuses. Je suis entrée dans la librairie, le coeur battant à vive allure, ai repéré le rayon jeunesse et fendu la foule pour me diriger vers l'un de ces pupitres derrière lequel se tiennent les libraires. Face à lui, une table, deux bonnes dizaines d'Opale empilés et une affiche qui présentait le roman et annonçait la dédicace de l'auteur : moi.

J'ai été très très gentiment accueillie par Amélie et, après quelques minutes d'hésitation, à essayer de calmer mon stress entre les rayons jeunesse, j'ai rejoint la chaise qui m'avait été octroyée. J'ai rangé mes petites affaires, sortit mon stylo plume spécial dédicace, avec la lenteur de ceux qui savent pertinemment qu'ils n'auront pas grand chose à faire de leur après midi et qu'ils peuvent prendre leur temps pour la moindre petite chose. Je me suis assise. L'adorable Carole m'a demandé si je voulais boire ou manger et j'ai opté pour un café qu'elle m'a apporté avec un verre d'eau. Mélanie, la libraire qui m'avait invitée, est alors venue me dire bonjour et nous avons papoté ensemble. La première personne s'est approchée, a discuté avec moi et s'est décidé pour l'achat d'Opale. L'esprit en émoi, je lui ai fait une dédicace, tellement stressée que je me demandais quelle date on était. Heureusement, de superbes marque pages, spécialement faits par les libraires pour ma dédicace trônaient en bonne place sur la table et il m'a suffit d'y jeter un oeil. Ensuite ? Eh bien... entre Carole qui venait régulièrement vérifier que je n'avais besoin de rien, Mélanie avec qui je discutais de tout et de rien, Véronique qui est passée me dire bonjour, l'amie d'une amie qui a emporté 4 Opale à elle seule et l'a fait acheté par un ami, Bérangère qui avait eu un coup de coeur de libraire pour mon roman, les différentes personnes intriguées par l'ouvrage, à qui je l'expliquais et qui repartaient avec, les libraires qui voulaient une dédicace, je n'ai pas vu la journée passer. Et quelle journée ! Moi qui pensais et Mélanie pensait de même que si j'arrivais à dédicacer 2 ou 3 romans, ce serait bien, je suis repartie avec pas moins de 15 signatures. Il y a même eu un moment où on s'est demandé s'il y aurait assez d'Opale. Quel plaisir de rencontrer tous ces gens et de leur parler de mon roman et de plein d'autres choses ! Quel joie de les entendre dire que ça leur semblait intéressant cette rencontre entre deux mondes !

Merci à Véronique d'avoir parlé de moi à Mélanie. Merci à Mélanie de m'avoir invitée. :)

En sortant de la librairie, j'étais lessivée. Je n'aurais jamais imaginé que de chercher à écrire une dédicace différente pour chaque personne puisse être aussi demandeur d'énergie. Mais j'étais heureuse de l'avoir fait et je n'avais qu'une envie, recommencer !!!!

Alors, vivement Montreuil, le 3 décembre ! Et vivement Boulogne, le 4 décembre !

J'ai hâte de vous rencontrer. :)

mercredi 17 novembre 2010

Critiques trop révélatrices

Un petit message pour vous rappeler que je ferai une séance de dédicaces à la librairie du Grand Cercle de Cergy ce samedi 20 novembre de 14h à 18h. N'hésitez pas. Je pense que ce sera assez confidentiel. :)

Et sinon, je voulais vous mettre en garde, pour ceux qui n'ont pas encore lu Opale. Méfiez vous de certaines critiques de certains blogs. Non pas parce qu'ils disent du mal d'Opale. Ils en ont le droit le plus absolu mais parce qu'ils en dévoilent beaucoup plus qu'il n'est raisonnable. Je suis tombée sur l'une de ces critiques aujourd'hui et non, je ne vous en indiquerai pas le lien, et j'avoue que ça m'a mis le moral dans les chaussettes de voir une bonne partie de l'intrigue ainsi dévoilée. J'ai demandé à l'auteur de modifier cette critique pour que le plaisir des futurs lecteurs d'Opale ne soit pas proche du zéro absolu mais je ne sais pas si ça sera fait et... je ne peux pas empêcher les gens de parler, et heureusement ! Enfin, voilà. A part, pondre un message sur mon blog pour vous faire part de mon désaccord, de mon désarroi et de ma tristesse, je ne peux faire grand chose de plus.

En voilà une autre, de critique. J'aime beaucoup le nom : Ying et Yang

dimanche 14 novembre 2010

Jeanne fait encore des siennes

Aujourd'hui, j'aurais dû vous raconter mes deux fantastiques journées aux Utos mais ça ne va pas être possible... Un gros torticolis m'a empêchée de prendre le départ pour Nantes, vendredi matin. Pas de Scott Westerfeld pour moi, ni de moelleux au chocolat promis par Silène. Gourmande comme je suis, j'avoue ne pas savoir ce que je regrette le plus. Enfin si, de voir les grenouilles mais voilà, c'est partie remise à l'année prochaine.

Côté écriture, je n'ai pas beaucoup avancé sur le papier, les ponts et maux de dos en sont les grands responsables. Par contre, qu'est-ce que je cogite ! Depuis que j'ai décrété arrêter le premier jet de Sidoine pour me lancer à coeur perdu dans le second tome d'Opale, ma muse ne cesse de me donner des idées pour mon barbare, et de bonnes idées !!! A se demander où elle était fourrée, cette muse, durant ces derniers mois. Il faut dire que j'ai appris un nouveau fait sur Jeanne d'Arc il y a peu, un truc un peu fou et qui m'a ouvert les yeux sur certains détails de mon récit qui ne collaient pas. Je l'ai déjà dit et je sais que je le répéterai encore et encore : "cette fois, je tiens le bon bout." Et je dois dire un grand merci à mes alphas lecteurs qui ont su me dire que ce que j'avais écrit n'était pas terrible. Je sais que ce n'est pas facile pour eux de me dire des choses désagréables. Bref, côté Sidoine, je suis dans la partie que je préfère dans l'écriture, la reprise du premier jet pour en faire un roman. Le fait que le premier jet ne soit pas terminé n'est pas un problème. Donc, je revois les chapitres un à un et les modifie. Je connais mieux les personnages et change les dialogues en conséquence. Je rajoute quelques décors, modifie certaines options choisies lors du premier jet, mais ce n'est pas de la réécriture, pas vraiment, puisque le scénario de base reste le même. J'adore cette partie de l'écriture, bien plus que l'écriture du premier jet. C'est là que le roman prend réellement son essor, devient vivant. C'est magique !

Alors, vous allez me dire : "Ouais, la fois d'avant, elle nous annonce abandonner Sidoine pour Opale et là, elle a changé d'avis et fait l'inverse ! Ah, les filles, ça sait jamais ce que ça veut !" Et je vous répondrais : "Que nenni !"

Je me suis trouvée une méthode de travail, enfin, qui me convient parfaitement. Il fallait juste avoir deux romans en cours pour la mettre en place. Le matin, j'écris le premier jet d'Opale et l'après midi, je retravaille Sidoine. Et ça se passe très bien. :) J'en suis au 3ème chapitre d'Opale. Bon, à vrai dire, je viens de réaliser ce matin que les deux premiers chapitres n'étaient pas corrects mais c'est juste un déplacement dans le temps et ça va aller vite à corriger. Et oui, je vais le corriger avant de continuer le 3ème chapitre, avant d'oublier. :)

Donc voilà. Tout avance et ça fait du bien quand les choses avancent.

lundi 8 novembre 2010

La pseudo base octale d'Opale

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de base octale. De nombreuses personnes qui ont lu ou lisent Opale se plaignent de ne pas comprendre le système de calcul opalien malgré les annexes. Je vais donc essayer de mieux expliquer.

Alors, déjà, la base de calcul utilisée dans Opale est une pseudo base octale et non une vraie. Non, non, vous enfuyez pas ! C'est tout bête. En fait, dans une véritable base octale, on n'utiliserait pas le 8. J'ai fait le choix de l'utiliser pour simplifier la lecture (et visiblement, ça n'a pas aidé) et aussi pour des raisons historiques propres à Opale qui vous seront dévoilées dans le futur. Donc, voilà, on utilise un 8 dans la base octale d'Opale alors qu'on devrait pas.

Maintenant. Comment ça marche ? C'est très simple. En base dix, notre base à nous, les occidentaux, ça fonctionne de cette façon. (Oui, parce que d'autres peuples comptent en base 24, 60, 20 et autre, hein...) Quand je vous dit 32, vous savez que c'est 3 fois 10 auquel on ajoute 2. C'est tellement dans notre façon de penser que nous n'y réfléchissons même plus. En base octale, c'est pareil. 32, c'est 3 fois 8 auquel on ajoute 2. Ce qui ferait 26 en base 10. Tout le monde suit ?

Oui ? Alors, examen suprise, si je vous dit 27 en base octale, ça fait combien en base dix ?

Maintenant, sur Opale, pour "simplifier", on ne dit pas deux sept, mais deux huit sept, c'est-à-dire, deux fois huit plus sept.

Voilà. Si vous n'avez pas compris, n'hésitez pas à le dire. N'ayez pas peur, vous ne serez certainement pas les seuls. Et si vous avez compris, dites le aussi. J'utiliserai cette explication dans les annexes du prochain Opale. :)

mercredi 3 novembre 2010

La loi d'Onyx

Vous l'avez peut-être constaté, la partie sur les critiques concernant Opale a augmenté ces derniers jours. Elle s'est enrichie des commentaires laissés par mes amies les grenouilles sur la mare. Toutes n'ont pas apprécié Opale et c'est bien normal. Tous les goûts sont dans la nature et dans la mare. :) Il y a également une critique élogieuse de Emma Phooka du blog "book en stock" qui a adoré Opale. Ca m'a fait drôlement chaud au coeur. :) Comme vous le voyez, les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Et aujourd'hui, j'ai fait un choix, peut-être une bêtise. Ca plaira à certains, déplaira à d'autres. J'ai ouvert un fichier word tout propre, tout vide, et j'y ai inscris les premiers mots du tome 2 d'Opale. Oui, oui, je me suis lancée. :)

Et vous me direz : Et Sidoine ? Et bien, je ne l'oublie pas. Je pensais le terminer dans les 15 jours à venir mais voilà, les retours de mes deux alphas lecteurs ne sont pas bons et ils ont raison. Il faut donc que je retravaille le texte que je leur ai donné. Impossible de continuer sur ma lancée puisque c'est le scénario qui patine allégrement dans la semoule. Et ça signifie beaucoup plus de travail et pas de fin de Sidoine dans les 15 jours et donc un report pour Opale et... je n'ai plus envie d'attendre pour continuer Opale. Sidoine était censé être un court roman pour me délasser avant de reprendre Opale. Là, c'est devenu un roman à part entière et je ne veux pas le gâcher en le faisant à la va vite. Je continuerai d'y travailler quand Opale me sortira par les trous de nez. Ce ne sont pas les idées pour l'améliorer qui me manquent. :)

Pourquoi me dépêcher pour Opale, me direz-vous ? Eh bien, parce que je me sens mal d'une certaine manière. Opale était censé être un one-shot et j'entends trop de gens me demander la suite. Je sais que, moi, je détesterais attendre... Et puis aussi et surtout parce que ça me fait drôlement plaisir de continuer Opale !

Donc, voilà, aujourd'hui, j'ai écrit les 5000 premiers signes d'Opale et je compte bien continuer demain. Pour l'instant, le titre de ce second tome est "La loi d'Onyx", un titre donné par ma moitié, mais je pense que ça va encore évoluer.

mardi 2 novembre 2010

Librairie le Grand Cercle d'Eragny

Un petit mot rapide pour vous dire que je serai en dédicace le samedi 20 novembre de 14h à 18h à la librairie le Grand Cercle d'Eragny (95). Voici le lien des lieux : http://www.legrandcercle.fr/

Un gigantesque merci à Véronique pour avoir fait ma publicité auprès de la libraire jeunesse. :)

dimanche 24 octobre 2010

Deux coups au coeur, hier soir

D'abord, je voudrais dire un grand merci à tous ceux qui m'écrivent de gentils mots sur Opale icî même, par mail ou sur ma page Facebook. Et non, vous ne m'ennuyez pas, bien au contraire. C'est un plaisir rare pour moi de savoir que mon roman est lu et fait voyager ses lecteurs. Alors, merci !

Hier, c'était samedi et je suis allée sur Paris retrouver des grenouilles (membres de Cocyclics). Nous sommes allées, comme bien souvent, au Tea Corner, un salon de thé que je vous conseille vivement. C'est 6 rue Mandar. Voilà. Un peu de pub pour les remercier de nous accueillir toujours aussi gentiment. J'adore ces rencontres parce qu'on baigne littéralement dans l'écriture. Chacun interroge l'autre sur ses dernières lectures, ses dernières avancées sur son roman, ses nouvelles, ses points d'achoppement. Conseils, astuces et encouragements se mêlent alors agréablement aux nombreux thés offerts par la maison et à leurs succulentes pâtisseries. Auteurs publiés, en cours de publication, en attente d'un éditeur, en pleine écriture, tous partagent ces instants délicieux. Je ne vous raconterai pas la teneur des discussions. Il y en avait trop. Mais une question me fut plusieurs fois posée durant cette après midi : "Comment se vend Opale ?" Et je ne peux y répondre que ceci : "Je ne sais pas." Il faut attendre en fait, attendre vraisemblablement la fin de l'année. C'est là que les libraires renverront les Opale qu'ils n'ont pas vendus et c'est là que Gallimard Jeunesse pourra donner un chiffre de vente. C'est ainsi que cela fonctionne. Les libraires achètent des livres et renvoie les invendus à l'éditeur qui peut alors choisir de les pilonner, c'est-à-dire de les détruire. Et je vous prie de croire que moi aussi, j'aimerais bien savoir. :)

Et j'ai eu l'excellente surprise d'apprendre qu'une librairie de Paris avait donné un coup de coeur pour Opale. Vous imaginez ma joie. On parle de tout et de rien avec quelqu'un qui, tout à coup, vous annonce pareille nouvelle. Ca fait chaud au coeur ! J'ai donc demandé les coordonnées précises de cette librairie pour les remercier et voir avec eux s'il était possible de venir dédicacer quelques ouvrages. Je ne sais pas vous mais moi, quand on me parle de librairie parisienne, j'imagine l'un de ces lieux étroits où les murs disparaissent sous les étagères supportant des milliers de livres. J'adore ce genre d'endroit. Le simple fait de toucher les ouvrages, de lire les titres me fait rêver.

Après c'était direction le restaurant et nous avons eu des pertes ! Nous avons quitté le Tea Corner à 12 et nous sommes retrouvés à 8 au restaurant, dépités d'avoir perdu 4 personnes. Nos recherches n'ayant rien donné, nous nous sommes adonnés à notre passe-temps préféré : la littérature de genre. J'espère que les 4 autres ne nous en voudront pas trop et qu'ils ont aussi passé un bon moment ensemble.

Puis ce fut le retour à la maison et là, je suis sûre que vous vous dites : "mais elle a fini de nous raconter sa vie ! Elle croit qu'on n'a que ça à faire... de lire son blog pour savoir qu'elle a passé un bon samedi ?" Mais j'arrive à ce que je voulais dire. ^^ En rentrant, je me rue sur mon pc, pour voir où on disparut les autres, et pendant que j'y suis, je jette un oeil sur les meilleures ventes d'Opale à la fnac et sur Amazon. Oui, je suis une geek ! Je l'avoue. Même si je sais que ces chiffres ne sont pas forcément un repère suffisant des ventes, cela me donne l'impression de faire quelque chose. C'est bête... Bref, je regarde donc la fnac et là, que vois-je ? Opale a un second coup de coeur ! Il est de Sophie de la fnac d'Evry et je vous le donne :
Un savant mélange de fantasy et de SF!
Des personnages rebelles très attachants, une histoire à couper le souffle et des univers dans lesquels on se plonge avec délice. Un premier roman vraiment surprenant et très bien écrit. Jeunes férus de SF, ne pas s'abstenir, ce livre deviendra rapidement incontournable!

Donc, tard hier soir, si vous avez senti la terre bouger sous vos pieds, c'était moi qui faisais des bonds partout chez moi. :) Sur ce, je reçois les coordonnées de la "petite" librairie parisienne qui a eu un coup de coeur pour Opale et je découvre ceci : http://www.legrandcercle.fr/ Les bonds ont donc repris. :)

Voilà, vous savez tout ou presque. Bonne fin de week end. :)

mardi 19 octobre 2010

Activités d'octobre

Coucou. C'est moi. Je ne suis guère locace en ce moment sur mon blog parce que je travaille beaucoup sur Sidoine. En fait, pratiquement tout mon temps libre y passe. D'ailleurs, j'en suis à plus de 420 000 sec actuellement. Il me reste moins de 100 000 sec à écrire pour le terminer, moins d'un mois donc. J'ai vraiment hâte de l'achever ! Comme souvent quand j'écris, j'ai l'impression d'être complètement à côté de la plaque et que l'histoire que je raconte n'a strictement aucun intérêt. D'en être passée par les mêmes sentiments quand je rédigeais Opale me permet de tenir le coup et de continuer, ça et mes alphas lecteurs qui me poussent régulièrement en avant, mais c'est souvent dur pour le moral. Parfois, je me dis que je ferais mieux de planter des plants de tomates au lieu de vouloir écrire mais comme j'ai déjà des plants de tomates à la maison. ^^

Sinon, j'ai eu une agréable nouvelle pour les Yeux d'Opale. William, vendeur de son état à la fnac d'Orléans, a eu l'excellente idée de mettre un coup de coeur sur mon roman. Je vous recopie ici ses élogieux propos :
Je dis souvent qu'il n'y a pas de bonne fantasy en jeunesse. Ce livre va me faire mentir. Science-fantasy, peut-être, en tout cas c'est un roman qui fera date. Une intrigue fouillée qui rappelle les meilleurs jours d'Anne McCaffrey, des personnages attachants et crédibles, une écriture dense et sans temps mort, tout est là pour nous emmener loin et sans retour.
C'est dingue ce que ça peut faire plaisir. Et comme cet homme ne manque pas de ressources, il est venu s'inscrire à ma page facebook ce qui m'a donné l'occasion de le remercier comme il se doit. :)

A part ça, j'ai la joie d'être invitée aux Futuriales 2011. J'ai hâte d'y être. Ca va me faire tout drôle car cette année, j'étais d'un côté de la table à discuter avec les auteurs et l'année prochaine, c'est moi qui tiendrai la plume et discuterai avec les lecteurs. :)

On m'a également invitée à venir partager mes faibles connaissances sur le monde éditorial et le métier d'auteur sur le forum de rêve de fantasy. Si cela vous tente de venir jeter un oeil.

Comme vous le voyez, je ne manque pas d'occupation. Et vos retours concernant Opale me font toujours aussi plaisir et une fois de plus, je tiens à vous en remercier du fond du coeur.

Bonne journée à tous.

mardi 5 octobre 2010

Quelques détails sur le salon de Liévin

Tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux qui ont gentiment mis leur avis sur Opale sur le blog. J'ai du mal à m'en empêcher mais je ne répondrai pas aux commentaires. Pourquoi ? Parce que ce sont vos avis et qu'ils n'ont pas à être discutés et aussi parce que j'essayerais forcément de me justifier sur les points négatifs et que ça n'amènerait rien de constructif. Par contre, n'hésitez pas à m'envoyer un mail si un point vous turlupine, j'y répondrais du mieux que je peux.

Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise de voir que quelqu'un était arrivé sur mon blog en cherchant "Les yeux d'Opale" tome 2. Je ne sais pas si cette personne traine encore dans les lieux mais si d'autres sont intéressés, même si je crois l'avoir déjà dit, le tome 2 est bien en préparation et sera écrit. Edité, je ne sais pas, mais écrit, c'est sûr. :)

Pour l'instant, je suis très heureuse des résultats que je vois au travers d'internet concernant Opale. J'avoue que je passe beaucoup de temps, trop, à flâner sur les sites de ventes en ligne pour savoir si Opale rencontre un grand nombre de lecteurs ou pas. Je crois que je n'ai pas à me plaindre, même si je ne suis pas certaine de correctement interpréter les chiffres. On verra dans quelques mois...

Sinon, je voulais vous raconter plus en détails le salon du livre de Liévin. Si cela ne vous intéresse pas, il suffit de sauter le paragraphe. :) C'était mon tout premier salon et je ne savais pas trop à quoi m'attendre et finalement, égoïstement, qu'il n'y ait pas eu trop de monde n'était pas un mauvais point pour moi. L'arrivée fut chaotique. Trompés par certains panneaux, nous sommes arrivés, mon collègue et ami Paul Beorn et moi même, devant une bibliothèque et avons trouvé porte close. Convaincus que le salon n'ouvrait qu'à 10h pile, nous sommes encore bien naïfs, nous avons trainé dans les lieux jusqu'à l'ouverture de la dite bibliothèque. La bibliothécaire nous a très gentiment pris sous son aile et nous a amenés au bâtiment où se déroulait véritablement le salon. Heureusement, il était à peine 10h05... Nous y avons été accueillis par les libraires qui nous y avaient invités, de grosses piles de nos ouvrages, un petit petit déjeuner en forme de buffet où je me suis empressée de renverser du café et d'être prise pour la serveuse... Pfff... les mecs... Forte du réconfort d'une tasse bien chaude, je suis allée m'installer derrière ma pile de livres avec une grosse envie de bâtir un chateau fort avec et le désir contradictoire de ne pas désespérer mon libraire invitant en faisant des facéties dès mon premier salon. Et l'attente commença. On y pense rarement quand on déambule dans un salon mais, même assise sur une chaise, le temps peut sembler long pour la personne qui se trouve de l'autre côté de la table. Que fait-on dans un tel cas ? Je suis allée discuter avec mes plus proches voisins... l'oeil fixé du côté de mes piles dans l'attente d'une hypothétique personne intéressée par mes écrits. Dès qu'un quidam approchait, je le scrutais, tentant de déterminer s'il valait mieux que je me précipite pour lui dire bonjour avant qu'il ne s'éloigne ou au contraire attendre qu'il soit ferré par la 4ème de couverture. S'il restait un peu plus longtemps que la moyenne, je me précipitais tout en ayant l'air de rien et là de nouvelles interrogations s'élevaient dans mon esprit. Fallait-il essayer d'engager la conversation ou au contraire le laisser faire ? Quel dilemme ! Le temps que je choisisse, en général, la dite personne s'était empressée de fuir... J'accueillis l'annonce du repas avec joie. Il pleuvait comme vache qui pisse, nous prîmes les voitures (désolée pour le prîmes, Bernard ;) ) Et nous nous sommes perdus... Vive le gps ! Enfin, arrivés au restaurant, il ne restait que deux places à une table de 8. Nous ne connaissions aucune des 6 autres personnes, enfin, nous le pensions. En fait, le réseau internet fait que tout le monde se connait plus ou moins dans le milieu de la SF et de la fantasy et en quelques instants, nous discutions de notre passion commune. Je vous ferai grâce du menu... Ensuite, nous avons repris le chemin du salon et l'après midi s'est déroulé comme la matinée, à la différence près que je connaissais 6 personnes de plus. Ca a d'ailleurs fait des ravages sur mon porte monnaie mais je ne regrette en rien mon achat. Jetez vous sur "Les poubelles parlent aussi." de Suzanne Guillaume. J'avais presque oublié mon indécis... un homme qui cherchait un cadeau et qui allait de stand en stand, sans savoir ce qu'il voulait acheter. Je crois qu'il est passé regarder Opale au moins 3 fois. :) Bref, pour moi, ce premier salon fut une journée de formation et je pense que j'arpenterai les allées de mes prochains salons d'une autre manière.

Oh, et si vous vous demandez ce que je pense du fait d'être écrivain... La réponse est ici, chez Cocyclics. :)

mardi 28 septembre 2010

Mon week end...

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Oh non, non, je ne dis pas ça pour recevoir des messages de "Joyeux anniversaire", même si c'est toujours agréable à entendre. Je dis ça parce que les jours d'anniversaire, on se pose des questions qu'on tâche d'éviter le reste de l'année. Plus les années passent et plus on regarde en arrière le chemin parcouru et souvent, on se dit qu'on aurait aimé en faire plus, plus vite, qu'on est souvent passé à côté de l'essentiel. On oublie tout simplement que l'essentiel d'hier n'est pas l'essentiel d'aujourd'hui. C'est une notion à géométrie variable. Aujourd'hui, je regarde en arrière et je pense à Opale et inévitablement, ça me renvoie à mon futur, à l'écriture de la suite. Inévitablement, je me dis que le temps passe trop vite et que j'aurais dû écrire Opale il y a dix ans ! Et puis, je réalise que j'aurais été incapable d'écrire Opale il y a dix ans. Vous vous demandez où je veux en venir ? Je veux en venir au fait que nous nous pressons de plus en plus, que nous nous mettons chaque jour plus de pression mais que ça ne sert à rien, surtout en écriture. Ca nécessite une certaine maturité et elle n'est en rien fonction de l'âge mais de notre expérience. Alors, un conseil ? Si vous voulez écrire, ne regardez pas le nombre de signes tapés chaque jour, ne regardez pas le nombre de romans écris, contentez-vous de vous faire plaisir.

Ce week end avait lieu de nombreux événements. Vendredi soir, Paul Beorn fêtait la sortie de son roman "La pucelle du Diable-Vert". Le bar, petit, était devenu minuscule sous l'assaut des hordes de fan venues se faire dédicacer le dit livre. Si vous ne l'avez pas encore, courez vite vous le procurer chez votre libraire préféré. J'ai fait de chouettes rencontres avec les grenouilles (membres de Cocyclics) que l'on ne cite plus et le boss de Mnémos qui n'est autre que Frederic Weil. Claire Couturieur, l'attachée de presse de Mnémos, me l'a présenté en lui expliquant que le prochain roman que j'écrivais était pour Mnémos. Pas démontée pour deux sous, je lui ai expliqué un peu le contenu de mon Sidoine. ^^ Le reste de la soirée se passa en bonne compagnie, avec en main un verre de Kilkenny arraché au barman au péril de ma vie ! J'ai regretté de ne pouvoir accompagner la troupe au restaurant mais je savais avoir une longue journée le lendemain et le surlendemain.

Le samedi, je fêtais la sortie d'Opale et Silène la sortie de son roman "La saveur des Figues". J'avais réservé le Tea Corner et l'endroit fut bientôt empli d'une atmosphère joyeuse. Pendant que je bossais à recopier mes dédicaces soigneusement préparées sur les premières pages des yeux d'Opale, les discussions et les rires menaient grand train. Des amis de tous les coins de la France, des rires, des câlins, des larmes d'émotion, des discours, de délicieuses pâtisseries, des thés aux noms magiques, des "joyeux anniversaire" chantés à tue-tête pour trois d'entre nous émaillèrent cette bienheureuse après midi. Cindy et Silvie m'ont offert "Leviathan" de Scott Westerfeld, un auteur que j'adore. La couverture est à tomber et le contenu ne dépareille en rien ! Merci à elles. Je ressortit des lieux légèrement groggy mais heureuse. Nous avons terminé la journée au Kern House à partager crèpes, galettes, cidre, anecdotes, et histoires croustillantes. Un moment chaleureux que je ne suis pas prête d'oublier.

Le lendemain, je me levais tôt et allais récupérer Paul Beorn à la gare. Ensemble, nous sommes allés au salon de Liévin. C'était notre premier salon et nous étions heureux de partager ce moment particulier. A l'arrivée, quelques piles d'Opale représentant 50 exemplaires m'attendaient. Merci au libraire de la Ruche aux Livres pour sa confiance en mon roman. La faible fréquentation du salon ne me permit malheureusement pas de vendre tout cela. En fait, je dus me contenter de 3. Mais j'eus le plaisir de rencontrer d'autres auteurs, des dessinateurs et il ne fallut que peu de temps pour que chacun discute avec l'autre de ses passions. C'est épuisés mais heureux que nous reprîmes la route, luttant contre les éléments déchainés.

Ouh là... Il est long ce post ! Merci aux courageux qui auront lu jusqu'au bout. A bientôt.

jeudi 16 septembre 2010

La parole est à vous

Le temps est à présent venu des critiques des "yeux d'Opale". Comme vous avez pu le voir, j'ai créé une petite section sur le côté pour vous en tenir informés. Mais je me suis dit qu'il manquait encore quelque chose. Ici, nous sommes sur un blog et c'est surtout moi qui parle, mais pour "les yeux d'Opale", je voudrais vous laisser la parole. Sur un blog, ce n'est malheureusement possible qu'au travers des commentaires...

Alors, voilà, ce post est pour vous et uniquement pour vous. Si vous avez des avis à faire partager sur le roman, si vous en pensez du bien ou du mal, n'hésitez pas à vous exprimer. D'avance, merci. :)

J'ai failli oublier... n'oubliez pas de me dire quel est votre personnage préféré ! :)

dimanche 12 septembre 2010

Un grand merci !

Tout est dans le titre. Je voulais vous dire un grand merci à tous. Depuis jeudi, je reçois des messages par mail, sur ce blog, sur Facebook, pour me dire que mon roman "Les yeux d'Opale" a été vu dans telle librairie. J'ai même reçu des preuves en photo. Et je sais que certains vont jusqu'à discuter avec le libraire pour lui dire qu'il faut qu'il achète d'autres exemplaires de mon texte, que c'est un bon roman... D'ailleurs, à certains endroits, c'est plus que nécessaire, le manuscrit n'étant qu'en un seul exemplaire et vendu à l'instant même. :)

Bref, vous êtes tous géniaux et je voulais vous remercier pour ces quelques jours de fête passés à recueillir des nouvelles de mon roman. Je ne m'attendais pas à un tel engouement. Maintenant, je suis un peu angoissée, je l'avoue, angoissée à l'idée que la mayonnaise ne prenne pas, à l'idée que mon texte ne soit pas à la hauteur des espérances qu'il suscite. J'attendais fébrilement sa parution et à présent, c'est fébrile que j'attends les premiers retours. Aussi, n'hésitez pas un instant. Que vous le trouviez bon ou mauvais, dites-moi. :)

Et encore merci. :)

Ah, et voici deux photos. :)

jeudi 9 septembre 2010

Jour J

Aujourd'hui, c'est le grand Jour ! Si vous aviez entendu mon coeur battre à tout rompre alors que je m'apprêtais à franchir le seuil du Cultura le plus proche de chez moi. L'oeil aux aguets, anxieuse, je me suis dirigée vers le coin des livres jeunesse et... Opale n'y était pas. Je le savais bien que c'était trop tôt. :) Alors, je suis allée dans un grand Virgin et toujours pas d'Opale. Heureusement, mon homme a demandé. Ils en avaient un, un seul et unique exemplaire, encore en réserve. Je l'ai eu entre les mains, avec sa couverture toute gauffrée, ses deux grands yeux mauves qui vous regardent, ses 700 pages et son petit 800g. Je l'ai caressé du bout des doigts et ai enfin pu montrer la dédicace à mon homme. Un grand moment de bonheur pur.

Après ? Ben, après, il a bien fallu le rendre à la vendeuse... en lui expliquant qu'on ne voulait pas l'acheter parce que j'en étais l'auteur. Elle nous a alors confié que le roman ne serait pas sur les tables parce qu'ils n'en avaient qu'un. Il faut qu'un ou une libraire de Virgin décréte que c'est un coup de coeur pour qu'ils en prennent d'autres et dressent une pile d'Opale sur une table. J'ai quitté les lieux, mitigée.

Mais je sais qu'il se trouve en pile dans une librairie de Cherbourg (Merci Sandrine) et dans une petite librairie de Longwy qui s'appelle Virgule (merci Aline). Et finalement, ça me plait bien que mon roman se trouve surtout dans les vraies librairies. Le seul point qui me chagrine c'est qu'il n'y ait pas de vraie librairie près de chez moi.

Par contre, maintenant, si vous voulez les yeux d'Opale, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Vous précipitez dans votre librairie la plus proche et si vous ne le voyez pas, le demander au libraire ou au vendeur. ^^

Moi, je vis là l'un des plus beaux jours de ma vie. Mon rêve se réalise.

Aujourd'hui, je peux dire enfin : Je suis un écrivain !

lundi 6 septembre 2010

799 g

799 g, c'est le poids de l'un des exemplaires d'Opale d'après une librairie en ligne. J'aime beaucoup la précision au gramme près. Je regrette, par contre, que le roman n'atteigne pas les 800 g. Avec un monde qui calcule avec une base octale, ça aurait été parfait.

Quoi de neuf ? Comme vous pouvez le voir, après quelques heures de patience, je suis parvenue à mettre en place une nouvelle colonne pour y glisser quelques informations supplémentaires, notamment mes dates de dédicace et des liens vers les critiques d'Opale. D'un coup, mon blog semble beaucoup plus sérieux et j'ai même songé à n'y dire que des choses très très sérieuses mais, ne vous inquiétez pas, l'idée n'a pas persisté longtemps. :) Et le premier qui me dit que les colonnes ne sont pas centrées, je lui envoie le code pour qu'il me les centre ! Voilà, c'est dit...

A part ça ? Eh bien, comme vous pouvez le voir, deux nouvelles dates sont venues enrichir mes dates de dédicace. Elles sont a priori sûres et donc, je vous les annonce en avant-première... Tadaammmm. Donc, je serai au salon de Liévin le dimanche 26 septembre toute la journée et le dimanche 5 décembre au salon de Boulogne Billancourt toute l'après midi. D'ailleurs, pour fêter comme il se doit mes toutes prochaines dédicaces, j'ai fait des achats. Sous les conseils de mon ami Paul Beorn , dont le premier roman "La pucelle de Diable Vert" sort le 23 septembre 2010 aux éditions Mnémos, j'ai acheté un stylo plume ! Il parait que ça fait moins mal au poignet et puis, ça donne une écriture plus propre. N'empêche que j'ai appris à mes dépens qu'il ne faut pas acheter un stylo plume d'une marque et des cartouches d'encre d'une autre marque... Ce n'est pas compatible. Moi qui croyais que ce terme ne touchait qu'à l'informatique, ben non, il était d'actualité bien avant. Bref, j'ai un stylo plume et des cartouches d'encre d'une belle couleur mais je ne peux toujours pas faire de dédicace... mais je devrais pouvoir résoudre le problème bientôt. :)

Mais ces problèmes domestiques ne sont rien face à l'émotion qui m'a étreint le coeur hier après-midi : ma première critique. Je ne savais pas trop comment je prendrais une première critique. C'est vrai... le roman est décortiqué et mis sous le feu des projecteurs. Forcément, l'auteur de la critique va y trouver à redire. Forcément, il y aura un détail qui le chiffonnera. Forcément ? Il faut croire que j'avais tort de penser cela. Les carnets de Lael n'ont octroyé aucune fausse note aux yeux d'Opale. J'avoue humblement que les larmes me sont venues aux yeux en lisant cette critique. Son auteur a vu très précisément dans mon roman ce que je désirais tant y faire passer. Et de savoir que j'avais été comprise m'a rendue tout simplement heureuse. Merci énormément aux carnets de Lael.

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. On est à J-3...

lundi 30 août 2010

Entretien dans la page des libraires et autres nouvelles

On n'est pas tout à fait à J - 8, mais je suis trop impatiente de vous annoncer certaines petites choses. Enfin, quand je dis petites, je parle du peu de mots à utiliser pour vous les décrire et pas de leur importance.

Jeudi dernier, j'ai reçu un mp sur la mare. Une grenouille me disait avoir lu mon entretien dans "la page des libraires". Quoi ? Mais on m'en avait promis un exemplaire et je n'avais rien réceptionné ? Mais depuis combien de jours n'avais-je pas été fureter dans ma boîte aux lettres ? La réelle, celle dans laquelle ma factrice glisse de jolis courriers. Je crois que je n'ai jamais courru aussi vite jusqu'à elle. Je l'ai ouverte, fébrile, et là, une grosse enveloppe m'attendait sagement. Je suis rentrée aussi vite chez moi, ai déchiré le papier brun et découvert ce fameux magazine qu'est la page des libraires. Et non, je n'ai pas lu mon entretien. Je l'avais déjà lu. ^^ Mais quelle joie de voir ainsi Opale annoncé. :)

Une nouvelle n'arrivant jamais seule, à croire qu'elles se donnent le mot, j'ai reçu un courrier, électronique cette fois, de Gallimard Jeunesse m'annonçant ma participation au salon du livre jeunesse de Montreuil. J'espérais y aller sans être certaine de rien. Après tout, je suis un auteur inconnu dont le premier livre n'est pas encore sorti. Personne ne peut prétendre savoir qu'il va avoir du succès ou pas. J'ai donc été ravie de voir que mon éditeur croyait vraiment au succès d'Opale et encore plus ravie de participer au salon de Montreuil ! J'y serai le samedi 4 décembre de 15h30 à 17h. Mais ne vous inquiétez pas, je vous le redirai... :)

Dernière nouvelle à vous faire part et pas des moindres. Ma nouvelle "Relation Mère Fille" a été acceptée par la revue Black Mamba et sortira dans le numéro 19, dans un peu plus de deux mois. Ca me fait vraiment plaisir car c'est un texte qui me tient particulièrement à coeur et une des rares nouvelles que je voulais vraiment voir éditée. Là aussi, je vous en reparlerai à la sortie du dit magazine. D'ailleurs, il faut que je renouvelle mon abonnement et si une revue de qualité en SFFF avec bd, nouvelles et critiques de livres vous intéresse, je vous conseille fortement de vous abonner aussi. C'est ici. Vous entrez et c'est dans "commande en ligne"

Voilà. J'ai fait le tour des infos... J'ai juste omis de vous dire que je suis très très impatiente d'être au 9 septembre mais ça, vous vous en doutiez. ^^

mardi 24 août 2010

J - deux huit

Aujourd'hui, on est à J-16 de la sortie d'Opale et il fallait que je marque le coup. Après tout, le monde d'Opale utilise une base octale. En Opalien, nous sommes donc à J-02 ou J moins deux huit, comme dirait un Opalien. Et je me dis que c'est peut-être le moment d'en dire plus sur le contenu d'Opale pour ceux qui n'auraient pas suivi...

Les yeux d'Opale c'est l'histoire de la rencontre entre deux peuples. Les deux mondes se nomment Onyx et Opale.

Onyx est un monde ultra technologique, une utopie sécuritaire dirigée par des Intelligences Artificielles (IA). Ces dernières régentent entièrement la vie des humains qu'elles ont sous leur garde. Quelques milliers d'hommes et de femmes, dont le jeune Angus, décident un jour que cette protection au quotidien leur est devenue insupportable et détournent un vaisseau de colonisation pour se rendre sur une planète vierge de toute technologie.
Opale est un monde médiéval qui prospère dans l'ombre de l'ordre religieux de Zahulam. Dans le royaume de Kindar, la princesse Héléa lutte pour conserver son trône. A l'annonce de la mort du roi son père et de la disparition du prince, les ducs félons se sont rebellés et lui ont déclaré la guerre. Ils lui reprochent ses ascendances chimars.
Ce que vous imaginez est bien ce qui arrive, le vaisseau onyxien atterrit sur Opale, dans des circonstances que je ne dévoilerai pas. :)

Les yeux d'Opale est ce qu'on appelle de la Science Fantasy, mêlant les genres de la Science Fiction et de la Fantasy. Je n'avais pas l'ambition de faire passer un message dans ce texte mais je voulais parler de la différence et des apparences trompeuses. Vous me direz si j'y suis parvenue. :) Je voulais amener à réfléchir sur la façon dont nous voyons notre monde et les autres, sur ce vernis social et culturel dont nous avons si peu conscience et qui nous formate malgré nous. Je pensais beaucoup au "Discours de la méthode" de Descartes, un livre qui m'a énormément marqué. J'espère qu'un peu de ce que j'ai voulu faire passer transparaîtra au travers des lignes et sinon, il restera le roman d'aventures. :)

Encore un peu de patience... On est à J moins deux huit.

jeudi 12 août 2010

Où je me prends pour une star !

Je vous donne peu de nouvelles en ce moment mais c'est qu'il y a peu à dire. C'est les vacances... Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais au mois d'aout, j'ai l'impression que tout s'arrête en France. Les transports en commun parisiens ont même décrété que plus personne ne voulait se rendre sur son lieu de travail... de la véritable Science Fiction...

Enfin, heureusement qu'il reste quelques trains... j'ai dû rallier les locaux de Gallimard jeunesse il y a peu et c'est quand même plus pratique en train. Qu'est-ce que je suis allée y faire ? Jouer les stars ! Eh oui... je suis comme ça. Mon roman pas encore en librairie, je me la pète déjà. ^^ Mais c'est le métier qui veut ça... Il faut préparer les innombrables interviews que je vais donner et quoi de mieux pour étayer un discours qu'une jolie photo de ma pomme ? Mais voilà, mes photos à moi, elles n'étaient pas terribles... une question de dpi... me demandez pas ce que c'est... et donc, mon éditeur a eu la gentillesse de me confier aux bons soins de son photographe maison, Catherine Hélie. Elle fait de superbes photos ! Et en plus, elle est très sympa. :) Et donc, pendant une bonne heure, j'ai pris des poses, fait des mines, me suis mise comme ça puis comme ceci et j'ai souris à en avoir mal aux zygomatiques... Et contrairement à ce que j'aurais imaginé, ça m'a bien plu. J'ai vite pris goût au jeu. :) Vous ne m'en voudrez pas de ne pas vous montrer le résultat de ce travail acharné mais les photos ne m'appartiennent pas et je n'ai donc pas le droit de vous les présenter. Il vous faudra attendre les salons, interviews et autre pour les voir. ^^

Côté écriture, le mois d'aout n'y est pas propice et je ne compte pas beaucoup progresser sur Sidoine. Le texte a quand même atteint les 300 000 sec il y a peu mais je suis toujours incapable de dire si j'ai dépassé la moitié ou pas du roman. Les personnages se précisent, les scènes également. Si cela peut vous donner une idée puisque je suis l'histoire de Jeanne d'Arc, Sidoine et Oriane sont tout proches de la libération d'Orléans. Je ne compte pas vraiment m'attarder sur la campagne de la Loire à part la bataille de Patay. Et ensuite, il reste le couronnement du roi, Paris, la disgrâce de Jeanne, Compiègne, la capture de la Pucelle et son procès. Me faudra-t-il 10 ou 20 chapitres pour raconter tout cela, je n'en ai aucune idée. On verra... Mais après tout, peu importe la taille du roman. Seul son intérêt compte. Et mes relecteurs semblent toujours contents. Bon, ils piaffent un peu pour avoir la suite mais sinon, ils semblent contents. :)

Pas d'autres grandes nouvelles à vous annoncer. J'attend le 9 septembre avec une impatience grandissante et si vous voulez des informations plus "en temps réel", je vous conseille de vous abonner à la page Facebook "Les yeux d'Opale". Bien sûr, il faut avoir un compte Facebook mais il n'y a rien d'obligatoire car vous pouvez continuer de suivre l'actualité d'Opale sur ce blog. :)

A bientôt

jeudi 22 juillet 2010

L'attaque du fenouil masqué

Ca y est ! Le bat est corrigé et les épreuves sont parties chez l'imprimeur ! Ca me fait tout vide... Une page se tourne. On ne peut plus du tout revenir sur le texte. C'est quand même quelque chose. :) Et la page se tourne d'autant plus qu'en début de semaine, j'ai répondu à ma première interview. Quelques questions qui m'ont donné un peu de fil à retordre. Pas simple d'analyser ce qu'on a écrit et les raisons pour lesquelles on l'a écrit. L'entretien devrait paraître dans "la page des libraires" en septembre. Je vous tiens au courant.

Côté Sidoine, ça a bien avancé. J'en suis à la rédaction du chapitre 19 mais ne me demandez pas combien ce petit roman qui grandit à vue d'oeil doit faire de chapitres. Je suis larguée. Une fois de plus, mes personnages ont décidé de n'en faire qu'à leur tête et, même si je continue de suivre la véritable histoire de Jeanne d'Arc point à point, je suis incapable de dire en ce moment de quoi je vais parler. De petites anecdotes deviennent des points déterminants du récit et à l'inverse je passe sous silence des événements connus de tous. En même temps, c'est mieux ainsi. :) Mes relecteurs ont l'air plus ou moins heureux de leur lecture et ça me fait un bien fou de savoir que je n'écris pas une histoire soporifique. :) Il y aura clairement des choses à retravailler, des personnages à complexifier, des intrigues à éclaircir car j'ai une fâcheuse tendance à vouloir tout laisser deviner à mes lecteurs mais parfois, souvent, je ne laisse pas assez d'éléments pour se faire. C'est une question de dosage et seule la relecture par des personnes qui ne connaissent pas le scénario permet de voir si ce dosage est correct.

La petite fête pour la sortie d'Opale, le 25 septembre 2010, se précise. Elle se fera au Tea Corner à partir de 14h. On réservera peut-être les lieux. Ca dépends du nombre de présents. Donc, si vous êtes intéressés pour venir, n'hésitez pas à me laisser un petit mot. En plus, cerise sur le gâteau, vous aurez d'autres auteurs présents : Paul Béorn qui sort "La Pucelle de Diable-Vert" chez Mnémos, la veille, et Silène qui a publié récemment le joli roman "La saveur des figues" aux Editions du Jasmin. Je vous conseille d'ailleurs ces deux achats. D'ailleurs, si un libraire bien intentionné traine sur ce blog, j'en cherche un pour proposer ces trois ouvrages lors de la petite fête... qu'il me contacte. :)

Ah, et j'ai presque oublié de me faire plaindre ! Si ! Si ! Comment ça, pour une fois qu'on pouvait l'éviter ? Tsss... Je dis qu'il est dangereux de manger des légumes, contrairement à ce qu'on nous raconte ! Surtout les légumes sauvages ! Surtout les fenouils ! Figurez vous que l'un d'eux m'a agressée ! Pourtant, je ne faisais qu'essayer de le déraciner... avec de bonnes intentions ! Si ! Si ! Le manger venait d'une bonne intention. C'était pour son bien ! Tout le monde sait que les fenouils adorent être mangés... Bref... celui-ci ne semblait pas d'accord. Usant voire mésusant de ses pouvoirs de fenouil masqué, il a fait se retourner mon opinel contre moi. Groumpf ! Résultat ? Trois points de suture pour mon index droit. Aie ! Mais je me suis vengée ! Je l'ai mangé ! Pas l'index, hein, le fenouil... Faut suivre ! Et en plus, vous savez quoi ? Ben, il était bon, le fenouil ! ^^

Allez, je retourne bosser sur Sidoine une petite heure...

vendredi 2 juillet 2010

Rentrée de vacances

Pas mal de choses à vous raconter. C'est l'intérêt de ne pas poster souvent ici. ^^

Il faut dire que je rentre de vacances, de véritables vacances ou presque. Non, non, je ne vais pas vous les raconter. ^^ J'avais décidé d'emmener Crapchot (le pc portable sur lequel j'écris) au cas où mais je ne l'ai pas ouvert. Par contre, la mer toute proche m'a inévitablement fait songer à Eleonora et on peut dire qu'elle m'a accompagnée durant mes vacances, se présentant à mon esprit à tout moment. J'ai noté, quelque part dans ma petite tête, les décors, les odeurs, le bruit de la mer et je compte bien m'en resservir pour mon roman. Par ailleurs, j'ai commencé à travailler sur l'un des mondes d'Eleonora, son historique. J'en ai besoin pour voir à quoi ressemble exactement le monde dans lequel elle évolue. Ensuite, je travaillerai sur mon intrigue. Je vous en reparlerai.

Côté Opale 1, j'ai reçu mon bat (le bon à tirer) et il faut que je le relise avant la fin du mois pour vérifier qu'il n'y a plus de coquilles. Je ne me fais pas d'illusions, il en restera, mais personne n'est parfait. :) Ca fait bizarre de recevoir ce paquet de feuilles. Il est imprimé recto-verso, contrairement aux versions précédentes. Il y a la carte, les annexes, les remerciements... C'est véritablement le roman tel qu'il sera en septembre, le 9 septembre pour être précise. ^^ J'ai hâte ! J'ai hâte ! Et pour fêter ça, une petite fête sera organisée sur Paris, le 25 septembre, dans un salon de thé avec mes ami(e)s les grenouilles. Je vous en dirai plus quand ce sera plus précis, pour ceux que ça tente.

Côté Opale 2, le scénario est terminé. Il fait 50 chapitres, un prologue, 2 interludes et un épilogue. Arghhhh... Tout est prêt sauf les trois derniers chapitres mais je compte sur l'écriture pour remplir ces vides. Il y a toujours une nouvelle intrigue, un nouveau personnage qui viennent se glisser entre les mailles du filet. ^^ Hier, j'ai créé tous les fichiers .doc correspondant. Vous me direz... j'aurais pu le faire au fur et à mesure. Certes mais ça me pousse en avant de voir tous ces petits fichiers qui n'attendent plus que d'être remplis. :)

Côté Sidoine, je continue d'avancer bon gré mal gré. Quand je suis un peu en panne sèche, je me tourne vers Opale 2. Lors des Futuriales, j'ai eu la chance de discuter un peu avec Serge Lehman et il me disait qu'il travaillait sur deux romans en même temps, passant de l'un à l'autre suivant son inspiration du moment. Du coup, je me sens moins obligée de ne faire que du Sidoine et ça m'aide énormément. Le scénario d'Opale 2 étant bouclé, je peux me mettre à son écriture en parallèle. :) Mais j'ai toujours la volonté de terminer Sidoine en septembre 2010, même s'il y a de fortes chances que ça déborde un peu...

Voilà. Comme vous le voyez, je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer. D'ailleurs, je valide ces quelques mots et je retourne au turbin. :)

dimanche 13 juin 2010

Les Futuriales d'Aulnay Sous Bois 2010

Hier, j'ai passé une superbe journée. Je me suis rendue aux Futuriales qui avait lieu à Aulnay sous Bois et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Je n'en ai pas eu le temps.

Que je vous situe le cadre. Un petit parc arboré dans la banlieue Nord-Est de Paris. Des jeux pour enfants, un manège, une toute petite tente où les bambins pouvaient se faire maquiller, une à peine plus grande pour accueillir les deux conférences de la journée et enfin la plus spacieuse pour la quarantaine d'auteurs venus dédicacer leurs ouvrages. Sagement alignés sur 3 rangés, leurs romans devant eux, le stylo en main, ils attendaient le quidam pour dédicacer leurs oeuvres... Enfin, ça, c'est la théorie. En pratique, tout le monde discutait avec tout le monde, assis ou debout, auteurs, lecteurs, dessinateurs mélangés, dans un joyeux brouhaha. On ne reconnaissait les auteurs qu'à leur tête, quand on les connaissait, ou par la petite plaque qu'ils affichaient en jaune pâle sur leur chemise.

J'ai commencé mon tour avec Christophe Lambert qui m'a généreusement offert l'un de ces derniers ouvrages "Vegas Mytho" dont les critiques disent beaucoup de bien. En échange, dès septembre arrivé, je lui offrirai un Opale. J'ai rapidement été rejointe par Scribo Loutre et Kirna, toutes deux de la mare Cocyclics, et ensemble, nous avons entrepris de dévaliser les piles de livres dressées par les libraires d'Aulnay et de discuter avec tous les auteurs présents et de papoter entre nous : David Bry, Laurent Poujois qui a d'ailleurs gagné le prix Futuriales pour son roman "L'ange Blond" et nous a dit tout le bien qu'il pensait de la mare, Jean-Philippe Depotte, Serge Lehman, Laurent Gidon alias Don Lorenjy, Sire Cédric, Claire Panier-Alix...

Tous ont été on ne peut plus charmants et nous avons allègrement parlé techniques d'écriture, édition et romans en court. Un très agréable moment que j'ai hâte de reproduire l'année prochaine. Les organisateurs ont vraiment su donner une ambiance conviviale à ce premier festival SFFF d'Aulnay et j'espère qu'ils recommenceront l'année prochaine.

lundi 7 juin 2010

Anecdotes

Aujourd'hui, j'ai quelques petites anecdotes amusantes à vous raconter.

Tout d'abord, à la fin de la semaine dernière, il m'est arrivé un truc étrange. J'étais en centre ville à vaquer à mes occupations et brusquement une femme m'arrête en pleine rue. Elle retire ses lunettes de soleil. Je fais de même. Oui, oui, il faisait chaud, très chaud ! Elle me demande si je la reconnais. Et oui... bien sûr... c'est une dame que j'ai rencontré lors d'une visite à la bibliothèque et nous avions discuté de choses et d'autres et notamment d'Opale. Ca datait de plusieurs mois et je n'avais pas eu le loisir de la revoir. Je lui signifie donc que je la reconnais bien, ce qui déjà pour moi est un petit miracle vu que je n'ai aucune mémoire des visages. D'ailleurs si je ne vous reconnais pas, n'en prenez pas ombrage. ^^ Et là, elle me demande "Je venais vous demander. Votre livre. Il est déjà sorti ?" J'avoue être restée un peu sur le cul avant de répondre que non, il sortait en septembre et qu'il partait sous presse à la fin du mois prochain. Et la dame est repartie sur ces mots. Je peux vous dire que ça fait une drôle d'impression d'être ainsi accostée. :)

Ah, et j'ai reçu un retour négatif d'un éditeur pour les Yeux d'Opale. Si, si ! Comme quoi il ne faut jamais désespérer de recevoir un retour d'un éditeur. Ca peut prendre plus de deux ans. Ce qui m'agace un peu c'est que je l'avais prévenu, il y a un an, qu'Opale avait déjà trouvé un éditeur et qu'il ait donc passé du temps sur mon roman pour rien. Mais à la réflexion, il me semblait bien que mon interlocuteur au téléphone n'écoutait pas ce que je disais... Bref, tous les éditeurs m'ont à présent répondu et renvoyé mon manuscrit. Et la grande question demeure : que vais-je faire de ces monstres de papier ? Je sens que je vais m'acheter une machine à faire des briquettes de papier pour alimenter la cheminée cet hiver. ^^

Qu'est-ce que j'ai fait ce week-end ? Samedi... farniente... et hier... comme j'ai un peu de mal à retourner bosser sur Sidoine à cause des interruptions corrections pour Opale, j'ai décidé d'avancer le scénario du second tome d'Opale. Et je me suis retrouvée à calculer des distances et le temps nécessaire pour les franchir par divers moyens. A pied, à dos de daquinal (une sorte de cheval opalien), à dos d'oranpia (une sorte d'oiseau opalien), avec un crapchot (une créature opalienne qui avance par sauts de téléportation et apporte des messages), en aéro (une barge de haute technologie qui vient d'Onyx), en armée (on ne le sait pas toujours mais une armée va moins vite qu'un homme seul à pied. En même temps, c'est logique). Voilà... Tout cela doit faire que les événements arrivent au moment où je désire qu'ils arrivent et c'est pas du gâteau. :) Mais le scénario est génial. Il faut juste que j'arrive à tout faire concorder et que je termine Sidoine pour me lancer dans cette nouvelle écriture. :)

D'ailleurs, je vais aller bosser !

mardi 1 juin 2010

Un mois plus tard...

Ouh là là... Ca fait presque un mois que je n'ai pas donné signe de vie... Gasp. Le temps passe à une de ces vitesses ! En fait, c'est la faute à Facebook. Depuis que j'y ai un compte, j'abreuve mes coreligionnaires de pensées diverses et variées et du coup, je m'exprime moins au travers de mon blog. Mais bon, là, j'ai enfin trouvé plus de cinq minutes, donc...

Côté Opale, je viens de terminer les toutes dernières corrections. Vendredi dernier, on m'a tendu un piège chez Gallimard Jeunesse. On m'avait invitée à m'y rendre vers 9h30 pour prendre connaissance des dernières corrections. D'habitude, c'est surtout l'occasion de discuter un peu du roman avec mon éditrice, de prendre un énorme paquet de feuilles sous le bras et de rentrer chez moi pour étudier tout ça. Mais là, on m'a fait assoir sur une chaise et le dit paquet a été analysé de la première à la dernière feuille. Résultat ? Je suis ressortie à 18h, épuisée, un peu dans les brumes, mais heureuse d'avoir travaillé aussi intensément et émerveillée par le travail de la correctrice. Du coup, je n'ai eu que de petites choses à vérifier et à réécrire ces derniers jours et je viens d'envoyer le tout à mon éditrice. Ce qui explique le fait que j'ai enfin 5 minutes pour m'occuper de mon blog. ;)

Côté Sidoine, j'ai dépassé les 200 000 signes et je pense reprendre l'écriture demain s'il n'y a pas de souci du côté d'Opale. Tout se passe bien. Mes personnages sont à Girons, ce qui correspond à Chinon dans le parcours de Jeanne d'Arc, et vont bientôt partir pour Ortillan / Orléans. J'espère toujours terminer pour septembre mais je commence à me demander si ce sera bien 2010.

Côté second tome d'Opale, il me manquait un petit quelque chose pour expliquer le comportement de certains de mes personnages et un ami m'a soufflé l'idée ce week end, indépendamment de sa volonté. Du coup, il faut que je termine le scénario. Je croyais déjà l'avoir achevé mais cela devait être dans mes rêves car il s'arrête au chapitre 35 alors que l'histoire va très certainement aller jusqu'au chapitre 50. J'ai hâte d'en démarrer l'écriture et en même temps, je crains de ne pas parvenir à me replonger dans l'ambiance. On verra bien.

Eleonora a eu la bonté de me laisser tranquille après quelques jours enfiévrés. Pour l'instant, je la laisse de côté mais j'ai hâte de travailler sur ce projet également. Là aussi, je dois écrire le scénario. J'ai une idée en tête mais il va falloir la détailler davantage.

Voilà, je vous ai presque tout raconté. J'en garde un peu pour un prochain post que j'espère moins lointain.

mercredi 5 mai 2010

Eleonora

Mon dernier message date un peu et je crains que le rythme actuel de postage ne devienne une norme.

En ce moment, je n'ai rien de bien neuf à raconter sur Opale. Ah si... j'ai reçu en version papier le livre tel qu'il doit être imprimé. C'est un beau bébé de 3 kg et 8 cm de haut. Et j'ai aussi reçu une version avec les corrections prises en compte sur l'ancien texte. Mais je voulais la version avec mes annotations alors mon éditrice me l'a envoyée également... Ce qui fait que j'ai actuellement sur mon bureau une pile de 9 kg et de 24 cm de haut que je dois regarder... J'avoue que je ne me suis pas encore jetée dessus. C'est un peu... effrayant. ^^ Et il va falloir que je me fasse les muscles d'ici fin juin car je dois ramener ces 9 kg chez Gallimard Jeunesse. Gasp...

Sinon, Sidoine avance. A 3000 signes près, j'en suis à 150 000 caractères, espaces comprises, et Oriane ne devrait plus tarder à rencontrer le dauphin. Pour ceux qui n'ont pas suivi, Sidoine raconte l'histoire de Jeanne d'Arc revisitée. Je dois l'avoir terminé pour septembre. C'était une date que je m'étais fixée toute seule mais une amie m'a lancé un défi à ce propos. Je ne sais pas si elle réalise l'effet que les défis ont sur moi... Mais, donc, je veux avoir terminé Sidoine pour septembre, de cette année.

Mais voilà... les vicissitudes de la vie ont fait que ces derniers temps, je n'ai guère eu le loisir d'écrire et je reprend avec difficulté l'histoire où je l'avais laissée. J'ai un peu de mal à me fondre de nouveau dans mes personnages mais ce n'est qu'une question de temps pour que je reprenne le rythme. Du moins, si Eleonora me fiche la paix. Qui est cette Eleonora ? Le personnage d'un nouveau roman. Et elle m'obnubile au point que je me retrouve à y penser à des instants complètement saugrenus. Elle livre une lutte sans pareille contre Sidoine pour s'accaparer mes pensées. J'ai l'impression d'être Alia du Couteau et je compte bien appliquer la stratégie de Leto II : le plus fort vaincra. Et oui, je suis fan de Dune et désolée pour ceux qui ne connaissent pas... une seule solution... lire le roman. ^^

Enfin, bref, histoire de me débarasser de ce personnage encombrant, j'ai décidé d'en parler ici, une sorte de thérapie pour avoir enfin l'esprit entièrement dédié à Sidoine et Oriane. Alors, Eleonora vit dans une société SF mâtinée de... fantasy. Et oui, je me suis aperçue que c'était dans ce type de mélange que je m'amusais le plus à écrire. Elle ne va nulle part sans son Gombolaya. Ne me demandez pas ce que c'est, tout ce que je sais c'est que c'est très très utile d'avoir un Gombolaya. Je vais juste essayer de ne pas faire un second lunsdum s'il s'avérait que cette chose soit vivante. Eleonora est un agent spécial à qui l'on confie différentes missions. Je sais... je n'innove pas en la matière. Mais c'est surtout le monde qui m'intéresse et c'est lui qui se construit sous mon crâne à la faveur des scènes que j'imagine avec Eleonora. Mais bon, il va falloir que monde et personnage attendent bien sagement leur tour...

En attendant, je retourne à Légendes et Rédemption. Sidoine s'impatiente. :)

A bientôt

mardi 20 avril 2010

Corrections de mon roman

Dans mon précédent post... Ouh là, il date... je vous avais dit que je vous parlerai des corrections de mon roman chez Gallimard Jeunesse. Et c'est aujourd'hui que je m'y colle. :) Attention. Je pense que la façon dont sont prises en charge les corrections varie d'une maison d'édition à l'autre.

Quand j'ai envoyé mon roman aux éditeurs, je savais qu'il y aurait des corrections à faire. J'avais entendu maintes rumeurs prétendre que les éditeurs coupaient systématiquement 20% des romans qu'ils éditaient et bien que me demandant où j'allais bien pouvoir supprimer 20% de mon manuscrit, je m'attendais à des coupes franches. Elles ne sont pas venues et j'en ai déduit que les rumeurs étaient infondées comme souvent.

Une fois mon roman sélectionné par Gallimard, il fut confié aux bons soins d'une correctrice qui le relu et m'indiqua les mauvaises tournures de phrases, les fautes d'orthographes, les répétitions, les passages peu compréhensibles et surtout les passages trop longs et qui cassaient le rythme de l'action. Bon gré mal gré, j'ai corrigé mon texte suivant ses conseils, râlant sur les demandes de concision, pensant que c'était impossible de raccourcir et y parvenant pourtant pour réaliser que le texte n'en était que meilleur. Après ce passage épuisant, j'eus le droit à un second tour. On croit que son texte est le plus concis possible, qu'il n'y a plus une seule faute d'orthographe et bam, la correctrice trouve des passages trop longs et des fautes. Je crois que les corrections apprennent à être humble. :)

Une fois cette étape franchie, mon manuscrit fut transmis à une correctrice spécialisée en orthographe et grammaire qui, de surcroit, vérifiait qu'il n'y avait nulle incohérence. Les corrections précédentes m'avaient déjà laissée pantoise par leur justesse. Cette fois, j'ai été sidérée de voir jusqu'à quel niveau de détail, cette personne pouvait analyser le texte. Quand vous voyez en page 435 une remarque précisant que le mot que vous avez inventé et employé en page 34 n'est pas orthographié de la même manière et qu'il faut unifier les termes, je ne sais pas vous mais moi, ça m'a sacrément impressionnée. Je n'ose imaginer le travail que cela représente.

Ces corrections-ci, je n'ai pas eu à les intégrer dans mon texte car le texte est figé chez Gallimard Jeunesse. Je n'ai plus le droit d'y toucher. Snif. Par contre, j'ai le droit d'accepter ou de refuser les corrections proposées et c'est donc ce que j'ai fait. Cela représente peu de travail de ma part puisque ça consiste juste à barrer les corrections dont on ne veux pas.

Maintenant, le texte va être relu par une 3ème correctrice formée comme la précédente. A priori, il ne devrait plus y avoir de fautes du tout mais je ne me fais plus d'illusions. Quant il n'y en a plus, il y en a encore.

Je devrai donc de nouveau accepter ou refuser les corrections proposées et ensuite, si j'ai bien tout compris, mon éditrice et moi même devrons relire le Bon à Tirer, le document que va recevoir l'imprimeur pour y rechercher d'éventuelles coquilles restantes avant impression définitive.

Comme vous le voyez, la correction d'un roman n'est pas une mince affaire et il implique plusieurs personnes dont des correctrices expertes. Ce sont toutes ces relectures qui prennent le plus de temps dans la réalisation d'un livre mais en même temps, s'en passer, c'est prendre le risque de donner aux lecteurs un ouvrage comportant des fautes et ça... vous admettrez que ce n'est vraiment pas top. :)

Alors, un grand merci à mes correctrices qui ont tant pris soin de mon manuscrit.

jeudi 8 avril 2010

Rencontre avec les représentants de Gallimard Jeunesse

Pardon pour ce long silence mais les virus de ce début de printemps ne m'ont malheureusement pas oubliée. J'aurais dû vous parler du salon du livre mais cela fait à présent deux semaines qu'il a eu lieu et j'ai bien peur que ça ne soit plus d'actualité. :) Je peux néanmoins vous dire qu'il fut riche en rencontres avec les grenouilles de la mare (je vous invite à aller lire leurs reportages sur le salon) et les éditeurs.

La semaine dernière, le jeudi 1er avril (et non, ce n'est pas une blague), j'ai rencontré les représentants de Gallimard Jeunesse. Je devais leur faire une courte présentation de mon roman pour les aider à en parler aux libraires. J'avais le droit à 10 à 15 minutes pour cela. Je crois que j'ai explosé mon temps... Résumer son roman à 10 minutes est sacrément difficile et pourtant, je me suis entrainée une bonne partie de la semaine. Je m'étais finalement fait une fiche pour ne pas oublier les points qui me paraissaient primordiaux et surtout conserver une certaine logique et ne pas m'éparpiller mais ça... me lancer sur mon roman, c'est comme ouvrir un barrage... après, il faut endiguer les flots. ^^

Mais que je vous raconte dans l'ordre... ma petite après midi.

Je suis arrivée chez Gallimard Jeunesse avec mes dernières corrections sous le bras. Oui, oui, j'ai encore des corrections à valider. Elles concernent surtout la ponctuation, l'orthographe et la grammaire et ma correctrice est une perle ! Je vous en parlerai davantage dans un prochain article. Et là, j'ai eu la surprise de rencontrer des personnes qui avaient ou entendu parler d'Opale ou l'avaient lu et s'enthousiasmaient pour mon livre. Ca fait bizarre et très très chaud au coeur d'être ainsi reçue. Mes interlocuteurs ne me connaissaient pas du tout. C'était la toute première fois que je les rencontrais. Et en même temps, ils me connaissaient déjà, par les mots qu'ils avaient lus de moi. C'était un phénomène étrange. Ces personnes inconnues ne l'étaient plus parce que nous avions un roman en commun, le mien. C'est vraiment un sentiment tout nouveau pour moi et je ne suis pas sûre de bien l'expliciter. :) Disons que j'étais sur un petit nuage... :)

On s'est ensuite rendu à la réunion avec les représentants. Je m'attendais à une salle avec une estrade d'un côté, pour l'orateur, et des sièges alignés en face pour les représentants. Je m'attendais à une petite dizaine de personnes... Je me suis retrouvée dans une salle juste assez grande pour contenir une grande table ovale où étaient attablés une dizaine de personne. Sur des chaises supplémentaires ou carrément assises par terre, une bonne dizaine d'autres personnes. Gloups, j'ai fait... Une place m'était réservée à table, en face de la majorité. Quelques personnes se trouvant dans mon dos. J'entendais mon coeur battre à tout rompre et je me suis félicitée d'avoir emportée une fiche récapitulative. Je l'ai montrée à mon éditrice. J'avais tellement peur de paniquer que j'y avais inscris mon nom. ^^ Pas le titre de mon roman, par contre. ^^ Et ce fut mon tour... J'ai parlé des deux mondes d'Opale, Onyx et Opale, de mes références en science-fiction et fantasy pour que les représentants puissent se faire une idée de mes mondes, des personnages principaux et très très brièvement de l'intrigue. Je crois bien les avoir noyés sous les explications. Je crois qu'ils ont cru que je venais de leur raconter l'ensemble du roman. J'espère qu'ils auront le temps d'en lire quelques passages pour se rendre compte que je ne leur ai pratiquement rien dit du roman. :) Le positif est qu'ils ont tous aimé le lunsdum, l'animal porte-bonheur d'Opale dont on voit les yeux sur la couverture, et que plusieurs d'entre eux m'ont dit que je leur avais donné envie de lire mon roman...

Je me suis relevée de la table, légèrement groggy, et j'ai quitté les lieux en essayant vainement de me souvenir de tout ce que je venais de raconter. C'est à moitié assommée que je suis rentrée sagement chez moi faire la peau aux virus que j'avais oublié durant quelques heures. J'étais franchement angoissée de parler ainsi à tant de gens mais honnêtement, j'ai hâte de recommencer. :)

jeudi 25 mars 2010

La couverture de mon roman "Les yeux d'Opale"

Je ne sais plus si je vous l'avais promis mais aujourd'hui, j'ai une surprise pour vous : la couverture de mon roman "Les yeux d'Opale" qui sortira en septembre 2010 (oui, oui, j'ai bien dit septembre) chez Gallimard Jeunesse.

Ce n'est pas exactement la couverture définitive. La typographie, notamment, n'est pas définitive, mais déjà telle quelle, moi, j'adore ! Ce n'est pas du tout la couverture que j'imaginais pour mon roman. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais non plus mais qu'est-ce qu'elle est belle ! Et ces yeux ! De purs joyaux ! J'adoooore ! Oui, je sais, je me répète. ^^ Un grand merci à Sylvain Demierre pour cette magnifique illustration !

En plus, je me suis laissée dire qu'il n'avait pas tout à fait terminé et avait encore une belle surprise en réserve pour la 4ème de couverture. Mais ça... vous le verrez en septembre. :)

Et j'en profite pour dire également merci à Marie et Elisabeth et tous ces gens qui travaillent dans l'ombre pour rendre ce livre aussi beau. :)

Et maintenant, je vous laisse admirer. ^^


lundi 22 mars 2010

Avancée sur Sidoine

Un peu de nouvelles de Sidoine. Le roman a dépassé les 100 000 signes. Pour ceux qui ont un peu suivi, oui, c'est la 3ème fois que le roman dépasse les 100 000 signes mais cette fois-ci, c'est la bonne. :) Les huit premiers chapitres, bien que n'étant pas exempts de défauts, ont été validés par mon relecteur en chef et bien qu'attendant la confirmation de ma relectrice au pied-levé, qui a le courage de lire les chapitres au fil de leur écriture, je suis confiante. D'ailleurs, je profite de ce post pour les remercier tous deux de lire un texte qui n'est pas achevé.

Lors de l'écriture de ce roman, j'ai découvert deux choses. La première est que je suis incapable d'écrire tout un roman toute seule dans mon coin sans avoir de retour sur ce que j'écris. C'est ainsi. J'ai essayé et je me suis vautrée. J'ai besoin de quelqu'un qui me lise et qui, sans me cacher les défauts du texte, me dit "C'est bon. J'accroche à ton histoire. J'ai envie de lire la suite." Ca donne une énergie phénoménale et ça brise l'incertitude que j'éprouve en écrivant. Je sais que le texte fonctionne ou ne fonctionne pas et je peux éventuellement corriger le tir en conséquence. Il y a peu, j'ai entendu Harlan Coben parler de sa façon de voir l'écriture et il disait "Ecrire c'est comme conduire une voiture tous feux éteints, de nuit, et en plein brouillard." Je trouve qu'il y a de cela. On ne découvre le chemin qu'on parcourt qu'au fur et à mesure qu'on le parcourt. Quand on arrive dans une impasse, il faut faire demi-tour et recommencer, ou alors, on abandonne la voiture et on prend le bus mais là, c'est qu'on ne veut pas devenir écrivain. ^^

La seconde chose que j'ai apprise est qu'il faut intimement connaître ses personnages pour écrire un roman. C'est ce qui me manquait cruellement lors des deux précédents essais. J'ai voulu aller trop vite et, même si mes personnages ne manquaient pas de caractère, il leur manquait l'essentiel : un passé. Il ne suffit pas de dire "ses parents sont morts" ou "ses parents sont pauvres" pour construire un passé. Il faut le sentir, le ressentir, en voir les effets sur les personnages. C'est une sorte de travail d'apprentissage. Malheureusement pour moi, bien que je comprenne ce besoin, je n'ai toujours pas trouvé d'astuce pour parvenir à connaître mes personnages sans avoir écrit plusieurs centaines de milliers de signes à leur sujet. Peut-être est-ce obligatoire, dans mon cas.

Une dernière chose : Sidoine a désormais un titre et cela aussi me motive. Le roman devrait s'appeler "Légende et Rédemption", un beau résumé de son contenu.

vendredi 12 mars 2010

Les libraires

Quelques nouvelles à vous apporter et besoin d'un peu d'aide également.

Bientôt... au début du mois d'avril, je vais avoir la joie et le plaisir de présenter Opale aux représentants de Gallimard Jeunesse. Ca me stresse joliment. En quoi consiste l'opération ? Eh bien, à en dire suffisamment pour que ces représentants puissent ensuite expliquer ce que raconte mon roman aux libraires chez qui ils voudront le placer. J'ai une dizaine de minutes pour cela. Les représentants, eux, auront moins de 5 minutes pour en faire la réclame aux libraires. Pas évident...

Quand on trouve un éditeur, on se dit que le plus gros du travail est terminé et qu'il ne reste plus qu'à séduire les lecteurs... mais ce n'est pas aussi simple que cela. Avant de séduire les lecteurs, il faut séduire les libraires, trouver les arguments qui feront que votre roman sera bien vu de ces professionnels et donc achetés en suffisamment d'exemplaires et bien présentés dans les rayons. Si un libraire achète un seul exemplaire qu'il va mettre dans le coin le plus sombre de la boutique, vous aurez beau avoir écrit le meilleur bouquin du siècle et avoir un super éditeur, vous ne vendrez même pas un exemplaire. Bref, j'ai un peu la pression pour cette présentation.

Après cette réunion, j'ai la chance de rencontrer la personne en charge du service de presse. Et c'est là que j'ai besoin de votre aide. M'apercevant qu'on ne parle pas trop de Gallimard Jeunesse dans mes magazines préférés de SFFF, je me suis dit que j'allais donner quelques noms à cette personne et j'ai donc pensé à Bifrost, Galaxies, AOC pour les magazines et callioprofs, elbakin, actusf pour le net. Est-ce que par hasard vous auriez d'autres idées de magazines ou de sites qui seraient intéressés par des sp ? Merci d'avance à tous. :)

Ah sinon, en parlant de libraires. J'ai découvert, grâce à Macalys, un blog tenu par un libraire et j'adore ce blog, alors je lui fait un peu de pub : Ici

vendredi 5 mars 2010

Choix des termes

Cela fait quelques jours maintenant, même si j'ai l'impression qu'il s'agit de mois, que j'ai terminé les corrections d'Opale et je travaille avec beaucoup de plaisir sur Sidoine. Cette fois, l'histoire est bien engagée et une amie m'a fait la bonne surprise d'aimer les premiers chapitres écrits. Bien sûr, je ne doute pas qu'il y aura encore du travail mais au moins, elle ne s'est pas ennuyée à la lecture de Sidoine. :) C'est énorme !

L'histoire de Sidoine se déroule dans un monde médiéval fantastique sans grande surprise, pour l'instant. Mais il faut savoir que décrire un monde médiéval, même fantastique, même standard, n'est pas de tout repos pour l'auteur. Et ceci est essentiellement dû à des questions de vocabulaire... j'en ai fait l'expérience avec les corrections d'Opale.

Quand on fait vivre les personnages d'un monde médiéval fantastique, on prend bien garde à ce qu'ils n'utilisent pas d'objets d'une autre époque. Il est assez aisé de ne pas y placer de montres, d'ordinateurs, de voitures ou autres gadgets. De même, dans les propos échangés, on doit faire attention à ne pas utiliser d'expression de notre époque. "C'est cool, mec. C'est trop de la balle de te rencontrer." ne permettra pas à vos lecteurs une immersion complète dans votre époque. Il vaudrait mieux un "Il m'est heureux de faire votre connaissance, messire." Jusque là, c'est l'évidence. Là, où ça se complique, c'est dans les descriptions. Parce que là non plus, il ne faut pas avoir de référence à notre époque. On évitera par exemple de dire qu'un arbalétrier fait feu. Mais on peut pousser encore un peu plus le raisonnement. Lors des corrections d'Opale, on m'a demandé, à juste titre, de retirer le mot "paranoïaque" des passages opaliens. D'abord rétive, j'ai réalisé que c'était un mot psychiatrique et très actuel, et je l'ai donc supprimé du texte, en compagnie d'autres termes du même acabis.

Dans le même ordre d'idée, il faut bien choisir le vocabulaire pour rendre une atmosphère particulière. Pour une scène d'horreur, on évitera d'utiliser des termes doux, on cherchera des mots agressifs. En caricaturant, on ne dira pas que "le diable est joli" mais que 'le diable est d'une infernale beauté", par exemple. Des auteurs comme Jérôme Noirez ou Catherine Dufour sont des modèles dans le genre. Il suffit de lire quelques mots de leur prose pour se sentir instantanément dans le milieu décrit.

Ce choix de termes représente un gros travail pour l'auteur mais un plaisir évident pour le lecteur qui se sentira complètement immergé dans l'histoire racontée et qui, avec un peu de chance, en redemandera. :)

Sur ce, je vais reprendre mon travail sur Sidoine. Un guet-apens m'y attend. :)

mercredi 24 février 2010

"Les yeux d'Opale" a trouvé son illustrateur

Hier après midi, j'ai renvoyé la version "finale" du manuscrit "Les yeux d'Opale" à mon éditrice. Il reste encore quelques relectures prévues chez Gallimard Jeunesse pour chercher les dernières coquilles, fautes d'orthographes, absences de tirets et autres gamineries du texte et ça sera tout. Ca fait bizarre d'en être à ce point. Je me sens soulagée d'avoir terminé les corrections et en même temps, je me retrouve à tourner en rond. Oh, je ne manque pas d'occupation mais boucler un projet laisse toujours un vide. Vous ne trouvez pas ?

J'ai appris avant-hier le nom de l'illustrateur de la couverture d'Opale. Tadaaammmm. C'est Sylvain Demierre qui s'y colle. :) Vous pouvez voir son talent à l'oeuvre sur ce site. Pour ma part, j'adore ses représentations de vaisseaux spatiaux et ses paysages me font rêver. J'avais imaginé la couverture d'Opale d'une certaine manière. Maintenant que j'ai vu ce que faisait Sylvain, j'avoue que je l'imagine autrement. J'attends avec impatience de voir de quelle façon il représentera mon roman.

Pour l'heure, je suis censée retourner à Sidoine et je m'en réjouis car il me manque. J'en suis au chapitre 2 sur... je ne sais pas encore combien de chapitres, une trentaine, je dirais. J'ai hâte de faire lire ce roman à mes bêtas lecteurs et ensuite, à d'autres lecteurs. Je pense que le plaisir anticipé de voir son texte lu par d'autres fait partie de l'écriture, que c'est un bon signe. Si on ne ressent pas ce plaisir, c'est qu'on fait fausse route, que ce qu'on raconte n'est pas la bonne histoire. Je ne ressentais plus ce plaisir en écrivant le chapitre 13 de Sidoine. Au contraire, je me posais de nombreuses questions sur le ressenti de mes lecteurs. Cette fois, le plaisir est revenu et je gage qu'il sera partagé... Enfin, dès que ma flemme se sera envolée. :)

mardi 16 février 2010

Sacrifice

Je ne suis pas très bavarde une fois de plus mais une fois de plus, je suis plongée dans les... tadam... corrections d'Opale. Oui, oui, je sais. J'ai dit qu'elles étaient terminées. Mais en faisant les annexes, j'ai réalisé que certains passages mériteraient d'être réécrits, des mots changés ici ou là. Du coup, j'ai décidé de relire le roman en entier, une fois de plus. Et le pire, c'est que je trouve encore des fautes d'orthographes, des choses mal dites, de légères incohérences. Il y a toujours à faire. "Jusqu'à l'édition" me disait hier Marie, la personne qui s'occupe de moi chez Gallimard.

J'en suis à un peu moins de 25% de relecture et je bute sur une phrase depuis hier. Je vais bien finir par y parvenir mais la tristesse qui m'a envahi hier m'empêche d'être à 100%. Pourquoi je suis triste ? En fait, plus que triste, je me sens mal, vraiment mal. On m'a demandé hier de couper une scène du roman, la scène de viol. Après un an de corrections sans qu'il en soit question, la scène a soudain été déclarée persona non grata. Pour quel motif ? La loi jeunesse...

Et ça me fait mal au coeur. J'en pleurerais de rage, de dépit. Ce n'est pas tant que cette scène soit cruciale au roman, à l'intrigue. Elle aura lieue mais ne sera pas explicitement montrée aux lecteurs, voilà tout. Ca ne change rien au roman. Je ne pense pas que ça l'appauvrisse. Mais voilà, j'y ai passé du temps. Je l'ai voulu parfaite. Je l'ai écrite avec mes tripes, mon âme ! Ce n'est pas rien d'écrire une scène de viol. Ce n'est pas une scène comme une autre. Je me sens lâche d'avoir accepté sa suppression. En ayant accepté, je me fais l'impression d'être un traitre pour mes personnages, pour mon roman, envers moi-même. Ca fait mal !

Je regrette que l'on ne m'ait pas prévenue avant. Je savais avant de signer mon contrat que ça risquait de poser problème mais on m'avait assuré que non. Et puis, vlam. En même temps, je comprends parfaitement le point de vue de mon éditrice. Elle a raison de me faire supprimer cette scène qui risque de porter préjudice au roman. Je n'ai pas écrit ce texte pour des jeunes mais il va être publié pour eux et même s'ils n'était pas initialement prévus ces jeunes, je me vois mal faire ma forte tête et leur imposer une scène qui pourrait les choquer. Non, il faut bien que je la sacrifie. Mais voilà, ça c'est la raison qui parle et mon coeur n'est pas d'accord avec elle.

Pour terminer ce post sur une note plus gaie. Grâce à Marie, je me suis aperçue hier que le numéro de téléphone inscrit sur les manuscrits que j'avais envoyés aux différentes maisons d'édition n'était pas bon. Vous savez, le truc qu'on vérifie quinze fois avant d'imprimer... Ben, il y a une erreur dedans... Heureusement que celui de la lettre d'accompagnement était correct. Alors, un conseil, n'hésitez pas à inscrire vos coordonnées à différents endroits lors de vos envois aux éditeurs, et sans faire de copier/coller. Enfin, ce qui est bien, c'est que j'ai contacté la personne à laquelle appartient ce numéro de téléphone pour m'excuser d'éventuels appels et je suis tombée sur un charmant monsieur qui a de la suite dans les idées : il veut un exemplaire dédicacé d'Opale. ^^ Y en a qui ne perdent pas le Nord. :)

vendredi 5 février 2010

Mes mésaventures bruxelloises

Une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter une histoire... une histoire qui m'est arrivée dernièrement. Je vous préviens que ça va être long ! ^^

Tout a commencé un vendredi en début d'après-midi. J'avais passé la matinée à courrir partout pour que tout soit prêt pour mon week end bruxellois et ô miracle, tout était prêt à l'heure ! Je prends donc ma voiture et en route pour la capitale belge ! Je n'avais pas fait 20 kilomètres que je tombe sur un embouteillage et pas le petit embouteillage. Voitures et camions à l'arrêt à l'entrée de l'autoroute et j'ai mis une heure pour faire 10 petits kilomètres. Il y avait un accident et quand je suis parvenue à sa hauteur, les responsables de l'autoroute finissaient de nettoyer les lieux. L'embouteillage était terminé. En gros, j'aurais pu partir une heure plus tard de chez moi, sans me presser. Groumpf !

Je prends donc l'autoroute et arrive au péage. Je sors ma carte bleue, paye et reprends de la vitesse. Par acquis de conscience, je jette un oeil à l'endroit où doit se trouver ma carte bleue dans l'habitacle et horreur, je ne la vois pas. Je farfouille tout en continuant de rouler sans mettre la main dessus. Je me décide à me garer sur la bande d'arrêt d'urgence pour faire des fouilles approfondies et... rien. J'en déduis que je l'ai oubliée dans l'automate du péage. Dans le rétroviseur, je vois encore le péage au loin. Je fais marche arrière sur la bande d'arrêt d'urgence en prenant bien garde de ne surtout pas rouler sur la voie de droite. Et... Bing ! Un énorme choc ! Je suis rentrée dans la glissière de sécurité, glissière de sécurité qui commence juste à cet endroit. Marche avant. Sortie précipitée de la voiture pour aller constater les dégâts. La porte arrière droite est dans un triste état. La glissière est passée par en dessous, faisant ressortir la tôle. On dirait une oeuvre de sculpture moderne. Groumpf !

Bon, maintenant que j'ai abîmée la voiture, plus rien ne m'empêche de continuer ma marche arrière pour rejoindre le péage... J'y retourne donc sous les klaxons et les appels de phares des camions. Oui, je sais, c'est idiot de faire une marche arrière sur une bande d'arrêt d'urgence, idiot et dangereux. Je promet de ne plus recommencer. D'ailleurs, il me faut bientôt me rendre à l'évidence. Le péage est trop loin et une entrée sur l'autoroute m'empêche d'y retourner. Et puis, que pourrais-je y faire ? Dire que j'ai oublié ma carte ? Depuis le temps... Groumpf !

Je reprends donc ma route, anéantie. Je n'ai pas d'autres moyens de paiement avec moi, à peine 40 euros dans mes poches. Sans ma carte bleue, je me sens toute nue. Je croise les doigts pour que l'autoroute que j'emprunte ne soit pas payante. Elle ne l'est pas ! Les nuages, la pluie, la neige non plus d'ailleurs. Alors que le soleil se couche, je me retrouve sur une route inconnue, sous les éléments déchainés. Heureusement, j'ai mon gps ! Sa petite voix me réconforte et surtout le temps affiché. Il ne me reste plus qu'une heure de route, une toute petite heure. Bruxelles se rapproche et je pénètre enfin dans la ville pour me retrouver... dans les embouteillages de fin de journée, ceux que je voulais éviter en partant tôt. Je prends mon mal en patience. Mon gentil gps continue d'afficher la même durée mais l'heure d'arrivée ne cesse d'augmenter. Sur les une heure prévues, j'en mettrai en fait deux. Groumpf !

Enfin, je suis arrivée à l'hôtel ! Oublions l'étroite entrée du parking de l'hôtel qui permet tout juste le passage de ma voiture. Vu ce que je viens de vivre, c'est le cadet de mes soucis. Oublions aussi le prix indécent de 25 euros pour 24h... je n'ai aucune envie de chercher un autre parking. Ma première démarche est de faire opposition à ma carte mais bien sûr, je n'ai pas sur moi le numéro de téléphone pour cela. D'ailleurs, pensez toujours à l'avoir sur vous. Le gentil réceptionniste de l'hôtel compose un numéro sur son téléphone et me tend le combiné. Un gentil monsieur me dit faire le nécessaire pour moi et que je suis couverte par le fax qu'il envoie à ma banque. Chouette ! Mais il faut que je contacte ma banque en urgence parce que ma carte bleue n'est pas bloquée. C'est juste un fax pour dire que je suis de bonne foi si quelqu'un utilise ma carte à mon insu. Groumpf !

Je demande le numéro de ma banque au réceptionniste qui très gentiment me le fournit. J'appelle... et j'entends un bip... bip... de très mauvais augure. Il est plus de 18h. Ma banque doit être fermée et ils n'ont pas mis de message. Je laisse tomber pour la soirée. Je vais profiter de Bruxelles ! Sortie de l'hôtel sous un ciel dégagé et sous une température clémente. Dix minutes plus tard, une véritable tempête de neige se déchaine sur la ville. Transie de froid, trempée, j'arrive au magasin de chocolats convoité ! pour découvrir qu'il est exceptionnellemt fermé pour le week end. Groumpf !

Au restaurant, ce soir là, je pense à ma carte bleue et à tous ces gens qui doivent être en train de l'utiliser, goguenards, pour payer leur péage. Je me vois déjà devant un tribunal et un juge acariâtre expliquer que non, je ne suis pas passée une centaine de fois au péage ce jour là. Son rire mordant me laisse sans espoir. Je devrais payer quand même... Heureusement, la bière belge fait des miracles et après quelques verres, j'en oublie mes tracas de la journée.

Après une bonne nuit de sommeil, je rappelle ma banque. Bip... bip... me réponds mon téléphone. Bon, allons faire un tour sur internet... mais c'est payant en Belgique et cher ! Mais bon. Je ne vois pas d'autre possibilité. Je découvre abruptement que ma banque a décidé de ne plus fournir de numéro de téléphone pour ses agences. Non, non... enfin, on trouve un numéro de téléphone pour bloquer la carte dans ma banque. Miracle ! Après 5 longues minutes d'attente au téléphone, on m'annonce que le système informatique est en panne et qu'on ne peut pas bloquer ma carte. J'ai envie de me tirer une balle... mais on me donne un nouveau numéro de téléphone. Et là, ô miracle, on me bloque enfin cette fichue carte ! Mais l'amie que je devais rencontrer et avec qui j'avais prévu ce rendez-vous depuis plusieurs semaines m'appelle. Elle est malade et ne peut venir. Je soupire et, philosophe, lui explique que c'est juste la cerise sur un énorme gâteau. Je m'y attendais... mais Groumpf !

Le reste du week end a été super ! Vraiment, même sous la neige, Bruxelles est une ville que je vous invite à aller découvrir. On y mange bien, on y boit bien, pour des prix raisonnables. L'architecture est étonnante par son mélange d'anciens et de nouveaux bâtiments. Il y a de chouettes musées dont celui sur la bd que je vous conseille. C'est un peu cher mais dans le prix, il y a l'accès au salon bibliothèque des lieux avec des armoires remplies de bd de toutes sortes et des coussins qui m'ont eu l'air bien confortables. Ca vaut le détour. Croyez moi.

Depuis, je suis rentrée chez moi, sans soucis. Mon assurance couvre les dégâts causés à ma voiture. Il faut juste changer la porte... Et en attendant les réparations, je l'ai bandée avec un beau tissu, histoire qu'aucun gamin ne vienne se blesser sur les éclats de métal. J'ai récupéré une carte bleue hier. Si on oublie la grosse baisse de mon bonus, on peut dire que j'ai passé un excellent week end. :)

Et merci à ceux qui auront lu mes mésaventures jusqu'au bout...