lundi 24 août 2009

Envoi d'Opale à l'éditrice

Bon, ben voilà, j'ai appuyé sur le bouton "envoyer" de ma messagerie avec un petit pincement au coeur. Opale est reparti vers mon éditrice et j'ai un peu peur de ce qu'elle pourrait avoir envie de lui faire subir. Il faut dorénavant que je m'arme de patience en attendant la suite. Je compte 2 mois... et après, je téléphone. ^^

Sinon, j'ai participé à la nuit de l'écriture, il y a peu. Le forum de cette joyeuse animation se trouve ici . Le principe est d'écrire de 21h30 à 4h du matin et d'atteindre les 10 000 mots. Et cerise sur le gâteau, il faut que cela signifie quelque chose. Si, si, j'ai demandé à l'organisatrice. ^^

Je subissais un blocage sur Sidoine, ne sachant plus trop par quel bout prendre le bestiau, et j'ai donc profité de cette folle nuit pour faire voler en éclat ce blocage. Je n'ai pas atteint les 10 000 mots, loin de là. Je me suis contentée d'un petit 2000 mots mais au moins, Sidoine ne m'apparait plus comme impossible à terminer.

Je vous livre un extrait de ce que j'ai écrit durant cette nuit. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser votre avis, même s'il est négatif. :)

Sidoine fit avancer sa monture au pas en direction des ruines encore fumantes. Quelques brasiers finissaient de se consumer ici ou là. Seuls leurs faibles crépitements et les craquements du bois se faisaient entendre. Le guerrier écouta un instant le silence avant de secouer la tête. Les bhargoests avaient quitté les lieux. Il continuait de progresser, espérant trouver une preuve que Jeanne avait survécu à l’attaque. L’odeur se faisait de plus en plus forte et écoeurante. Les bhargoests n’avaient laissé des villageois que des cadavres à moitié dévorés, passant visiblement d’une victime à l’autre, sans prendre le temps de terminer les restes. L’odeur du sang supplantait toutes les autres, s’insinuait dans les narines du guerrier, lui montait jusqu’à la cervelle, le faisant grogner en retour. Il fit stopper sa monture et fouilla fébrilement ses poches.
− Penser au vent.
Son regard se posa un instant sur l’encolure de son étalon et il resta comme hypnotisé. Rêvait-il ou voyait-il le flot de sang allant et venant sous l’épaisse peau de l’animal ? Du sang frais et si rouge, si désaltérant. Il en sentait presque le goût métallique sur sa langue. Un hennissement strident le sortit de sa transe et le retrouva les dents plantées dans le cou de sa monture. L’étalon secoua la tête, projetant son cavalier dans une flaque de boue ensanglantée. Sidoine se retint de se jeter au sol pour laper le sol. Avec des gestes tremblants, il ouvrit les pans de sa cape, défit les boutons maintenant le col de sa tunique de cuir fermé et extirpa un petit sac de lin blanc coincé entre sa peau et le tissu. Un instant, la perle blanche à son cou brilla dans la lumière matinale. Il ouvrit le petit sac et en sortit une pincée de poudre aux reflets bleutés qu’il se fourra dans les narines en inspirant profondément. L’apaisement se fit aussitôt ressentir. Sidoine resta assis quelques instants, prenant le temps de reprendre ses esprits.
Ses yeux erraient sur le désastre qui l’entourait. Etonnamment, sa monture n’avait pas décidé de fuir les lieux après qu’il l’ait mordue. Sans doute n’avait-elle ressenti qu’un léger pincement ou alors, elle était trop à bout de force pour condescendre à prendre la fuite devant un humain glouton. Sidoine soupira. Comment espérer que la petite campagnarde avait pu réchapper à un tel cataclysme ? Il finit par se relever et chercha la maison de la jeune femme. Il n’en trouva que des pans de murs sur le point de s’écrouler, ébranlés par la force bestiale des bhargoests. Doigts, mains, pieds, bras et morceaux de jambes avaient été disséminés aux quatre coins de la maison. Soudain, Sidoine aperçut la tête, empalée sur un morceau de bois planté entre deux planches d’une longue table. Une terreur sans nom avait tordu les contours du visage féminin dans un rictus ignoble. Les yeux vitreux posèrent sur le guerrier un regard accusateur. Sidoine haussa les épaules.
− Il fallait que je tombe sur une sainte qui avait la guigne…

10 commentaires:

  1. que voilà une super nouvelle! Youpie! Vivement Opale dans les bacs!
    Et ne m'avais-tu pas promis d'envoyer le reste, hum?

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  2. Courage pour l'attente... et pauvre cheval de Sidoine !!!
    (j'aime beaucoup. Je n'ai pas lu le prologue parce que je suis contre les prologues ^^ mais je sens que ça promet, même si ce n'est qu'un premier jet !)

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  3. Moi j'ai tout lu, et franchement, je suis vraiment pressée que t'ai tout terminé Sidoine, ça m'intrigue vraiment, ton histoire ! Vite, vite, je veux le lire !!

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  4. Profite de ce temps de répit pour te reposer un peu ;) Les retours éditeurs arrivent bien assez tôt T_T (enfin... pas toujours mais la plupart du temps lol)

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  5. Ca y est, je suis fan de Sidoine !
    :D

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  6. Mon dieu, cet extrait est une triple surprise. Tout d'abord, j'ai cru que Sidoine était une fille. Vite détrompée, j'ai bondi à l'attaque du cheval. C'est original et intriguant ! Enfin, je pensais que la "paysanne" devait probablement être son amante en devenir... Ha ben non. Une tête sur une pique en fait XD
    Bref, c'est un extrait très accrocheur qui sort des sentiers battus. Cela donne envie de lire ton oeuvre quand, comme moi, on ne la connait pas encore.
    Par contre, ce n'est pas très joyeux tout ça. Apparemment il vaut mieux ne pas être dépresso pour parcourir cette oeuvre :p

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  7. Vivement la sortie d'Opale dans les étalages ! Après ce que j'ai lu, Je ne peux plus attendre ! ^^

    Bon courage pour l'attente et Sidoine :)

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  8. @ Tous : Merci à tous pour votre retour sur Sidoine. Ca me fait vraiment chaud au coeur de savoir que l'histoire intéresse et intrigue à ce point. Bon, je vous rassure. Le roman avance, doucement mais sûrement. :) D'ailleurs, c'est mon excuse pour ne pas vous avoir répondu plus tôt. ^^

    @Graad : Merci. Je suis aussi impatiente que toi mais je crois qu'il va falloir attendre un bon moment. ^^

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  9. C'est saignant mais on a envie d'en savoir davantage, et courage à Sidoine car il semble qu'il va en avoir beaucoup besoin. Il a du le sentir car un steak de cheval c'est très énergisant !!!!!!!!
    Hervé

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  10. Merci frérot pour cette appréciation gustative. ^^

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