samedi 11 avril 2009

Les autoroutes

Aaaahhhh... l'autoroute... sa monotonie... ses embouteillages... ses péages... Aaaahhh... l'autoroute... Non, non, vous êtes bien toujours sur un blog d'écrivain en devenir. Mais il faut que je vous explique l'intérêt des autoroutes pour moi.

Je conduis. Ca, c'est un point. J'adore conduire. Sans doute, l'impression d'avoir une quelconque influence sur ma vie, en tenant un volant. Mais passons. On n'est pas là pour parler de moi... quoi que... :D Conduire sur autoroute a un côté mécanique et répétitif qui a un avantage considérable. Le corps occupé par la manipulation du volant et des pédales, l'esprit apaisé par la monotone rectitude de la route, on s'abandonne douillettement à un état de semi-veille qui me semble proche de ce que l'on ressent juste avant de s'endormir. C'est comme si le cerveau tournait en roue libre et là, l'imagination s'emballe.

Hier, en revenant des vacances, j'étais dans cet état, regardant la route sans vraiment la voir, le regard ailleurs, plus loin, très loin. Mon homme venait de me parler de la suite d'Opale, regrettant que je lui ai demandé de ne plus m'en parler jusqu'à ce que j'ai terminé d'écrire les aventures de Sidoine. Je lui avais une fois de plus demandé d'être patient, sachant pertinemment que ma cervelle ne peut travailler sur deux choses aussi différentes qu'Opale et Sidoine dans le même temps. Et là, dans cette semi-torpeur, Opale s'impose à moi. Je vois alors défiler devant mes yeux ébahis le tome deux, en flash. Je m'étais creusée la tête pour la suite, imaginant un road movie, tout en me disant qu'il manquait quelque chose, que ça ne cadrait pas, sans pouvoir déterminer ce qui me manquait. Et là, tout s'est brusquement mis en place. Chacun des personnages du premier tome continuait sur sa lancée et tout s'imbriquait si parfaitement, avec une telle cohésion.

J'ai hésité à en parler à mon homme. Il a la fâcheuse tendance de raisonner et trouver des failles dans les scénarios que j'invente. C'est une aide très précieuse mais parfois agaçante. Quand vous venez de passer des heures voire des jours à essayer de construire quelque chose et qu'on vous le détruit en deux secondes... même pour votre bien, ça a tendance à agacer. Et puis, résignée et désireuse de le faire partager ma vision, je lui ai raconté le tome deux. Et étonnamment, il a été aussi emballé que moi.

Il y a des détails à peaufiner, des pourquoi et des comment à se poser, mais le scénario du tome 2 d'Opale est quasiment dans ma tête. C'est vraiment magique !

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ce week end, je me rends à Mons, au festival de Trolls et Légendes où je vais rencontrer des grenouilles et pas des moindres !!! et des amis rencontrés uniquement sur internet. Ca va être la fête ! Je suis même devenue rousse pour l'occasion. C'est dire ! Je vous raconterai tout ou presque, à mon retour.

8 commentaires:

  1. oh j'attends ça avec impatience, Miss Red ;-) Sinon, je comprends parfaitement pour les autoroutes. j'ai le même effet avec les trains! Ca m'est encore arrivé hier... C'est une super bonne nouvelle en tout cas ^^

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  2. J'adore quand les histoires se mettent en place toutes seules, presque d'un coup. Même si ça demande de mûrir encore, c'est tellement grisant !

    PS : j'espère voir les photos de toi en rousse avec les grenouilles ! ;p

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  3. Avez vous pensé aux autoroutes la nuit. Le plus frappant est par fort trafic.
    Une voie avec des lumières blanches, et une autre avec des lumières rouges. On dirait des
    Globules blancs et rouge faisant la navette depuis le cœur (Paris, Lyon, etc.)
    Un jour nous sommes rouge, et un autre blanc.
    Non ?
    Salutations
    A.D.O.

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  4. Chez moi, l'état de semi-veille se change vite en sommeil profond si je ne m'y mets pas bon ordre avec quelques auto-baffes de temps en temps (histoire d'éviter une baffe plus grosse encore si je m'endors vraiment).

    Mais je suis ravi de voir que l'effet est radicalement différent, de ton côté ! Comme dit NB, ces moments là sont magiques. Qu'est-ce qu'on dit dans ces cas là ? Ah oui, je me souviens, on dit : et maintenant, au boulot !

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  5. J'ai 50 minutes de voiture par jour, et c'ets fou tout ce à quoi je peux penser pendant ce temps. Ca m'aide beaucoup à préparer mes plages d'écriture.
    :)

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  6. @Blackwatch : Je devrais essayer avec le train, tiens... ^^^

    @NB : Oui, c'est grisant quand tout se met en place ainsi. On se sent libérée. :D

    @Armée des Ombres : Sympa comme pseudo. La bienvenue sur ce blog. Et non, je n'avais pas songé à voir la circulation comme du sang qui irriguerait les cellules-villes de l'organisme-pays. Mais c'est une idée intéressante.

    @Béorn : Mais tu parles tout le temps de bosser, toi ! Pour l'instant, pas d'Opale, juste du Sidoine et le pauvre se repose un peu, là. Il a du mal à se remettre de son retour de Mons. ^^

    @Syven : Je ne t'envie pas tes 50 minutes de voiture mais la possibilité de laisser ton esprit dériver et de préparer tes sessions d'écriture, si. ^^

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  7. Je suis du même avis que vous. Les voyages, c'est bon pour l'esprit et très bon pour nos écrits. Moi, baladeur sur les oreilles, je m'évade dans le métro et là, ça turbine.
    Je crois que nous sommes tous pareil. Je ne sais pas si ça vous le fait mais des fois, on peut partir dans une diner de famille, au milieu d'une discussion soporifique... Le problème, c'est de passer inaperçu. Il y en a toujours un pour te dire : "Ça va? T'as ton avis sur la question?"

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  8. Libéré du quotidien, l'esprit se lâche... et les ridules apparaissent à la surface du lac. :-)))

    Bisous
    Bernard

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