jeudi 23 avril 2009

Au revoir Sidoine. Au revoir Oriane.

Aujourd'hui, je dis au revoir à Sidoine et Oriane. C'est un peu triste mais c'est pour la bonne cause. J'ai reçu hier mon contrat de Gallimard Jeunesse et il faut que je me mette sérieusement au travail pour les corrections d'Opale. J'ai eu une surprise d'ailleurs en découvrant avec le contrat d'édition un petit contrat portant sur l'audiovisuel. Je pensais qu'on ne signait ce genre de choses que lorsque le livre faisait un tabac mais on m'a appris que c'était obligatoire pour l'éditeur d'envoyer ce type de contrat en même temps que le contrat d'édition.

Du coup, hier matin, j'ai téléphoné aux maisons d'édition qui avaient encore Opale sous le coude et ne m'avaient pas donné de réponse.

J'ai commencé par Mnémos et j'ai été surprise d'apprendre qu'ils avaient lu Opale et bien aimé. En fait, ils étaient en train de choisir parmi trois manuscrits celui qu'ils allaient éditer et Opale faisait partie des trois. Ca m'a fait plaisir et en même temps, j'ai regretté qu'ils n'aient pas été plus rapides. Eux aussi d'après la personne que j'ai eu au téléphone. Je ne sais honnêtement pas si j'aurais signé chez eux ou Gallimard si j'avais eu le choix. Je suppose que la raison m'aurait fait choisir Gallimard. Je me réconforte en me disant que le prochain roman que j'écris, c'est à Mnémos que je l'envoie. En attendant, ils devraient me renvoyer mon manuscrit avec une fiche de lecture. Je l'ai réclamée pour savoir ce qu'ils en pensaient un peu plus précisément.

J'ai ensuite téléphoné à Chrystelle Camus de Nestiveqnen qui a poussé des cris de joie en apprenant la nouvelle et a décortiqué mon contrat avec moi tout en me donnant plein de conseils utiles. Je la remercie énormément, bien que ne sachant pas si elle passe ici ou pas. Une éditrice qui prend le temps d'expliquer à un auteur débutant comment fonctionne le monde de l'édition, sans que cet auteur ne fasse partie de ses auteurs, c'est une merveille. Merci Chrystelle !!!! Et je croise les doigts pour Nesti.

Mon dernier coup de téléphone fut pour le Belial et fut très court.

Voilà. Maintenant, j'ai les corrections de Gallimard pour à peu près la moitié du roman et je n'ai plus qu'à m'y mettre sérieusement. Mon éditrice m'a dit de prendre mon temps mais je n'aime pas les choses qui trainent. En même temps, Opale est si gros qu'il va me falloir plusieurs mois de travail pour venir à bout des corrections demandées. Et quelques questions demeurent. Les scènes chaudes, sexe et torture, sont à la fin du roman et je m'inquiète un peu des corrections que Gallimard voudra pour ces scènes. Je ne veux ni les supprimer ni les édulcorer. Plusieurs personnes de Gallimard m'ont assurée qu'ils ne voulaient pas de retravail particulier de ces scènes mais j'espère avoir les corrections rapidement pour en être certaine. On parle tous la même langue mais les mots ne signifient pas toujours la même chose suivant les personnes.

Je me mets au boulot !

Et pendant que je traine dans le coin. Merci à tous pour les commentaires laissés. Ils me font très plaisir même si ces derniers temps, j'ai eu tendance à les lire sans y répondre. N'hésitez donc pas. :D

7 commentaires:

  1. Bon courage pour tes corrections (ce n'est jamais facile). L'avantage dans ton cas, c'est que tu sais que ça ne restera pas dans un tiroir (en même temps, ça doit mettre plus de pression de savoir que ça va vraiment être lu...).
    Question indiscrète, tu l'avais envoyé quand à Mnémos ? (j'ai encore le mien en attente ;p)

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  2. C'est vrai que c'est un peu l'horreur, les corrections. J'ai eu la mauvaise idée de relire ce que j'avais déjà corrigé et je trouve ça nul...et c'était justifié. En plus, il y avait des fautes d'orthographe. Ca craint ! lol Enfin, la nouvelle version me semble beaucoup mieux. Espérons que l'éditeur sera du même avis. Ca faisait pas partie des corrections demandées. lol

    Sinon, pour Mnémos, je l'avais envoyé en avril 2008. A ta place, j'appellerais. C'est peut-être un des deux manuscrits qui sont en lice ! ^^ Je croise les doigts pour toi, en tous les cas, N.B.

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  3. Alloha Bénédicte

    Ah oui, le contrat pour l'audiovisuel est envoyé avec le contrat édition, des fois que, hein, avant parution, on ait un producteur intéressé. Puisque le début du contrat d'édition commence vraiment à la signature.

    Est-ce obligatoire de le signer, ce contrat audiovisuel ? Là, je n'en sais rien… même si c'est de bon ton. :-) Cependant rien ne t'empêche de refuser l'adaptation de ton oeuvre au cinéma, comme sur d'autres supports culturels (que l'on est en droit de barrer dans le contrat d'édition ;-) ), mais l'éditeur pourra toujours trouver à y redire.



    Pour les fautes d'orthographe, c'est normal.
    Impossible de tout voir, impossible de toutes les remarquer quand l'auteur t'emporte dans l'histoire. :-)
    J'ajoute, impossible de remarquer celle qui suit un commentaire…
    Et quand tu remarques une coquille, les chances sont explosives sur la présence de quelques autres un peu plus haut. Parfois, il se trouve une coquille qui fait déborder le vase de l'absorption.

    D'où : plusieurs lecteurs sont nécessaires.
    + un bon logiciel (équivalent d'un lecteur) également.

    Ceci, sur la version finale… :-)

    Parce qu'un auteur averti a beau en valoir d'eux, la correction/recorrection rajoute toujours des coquilles ou des répétitions.

    Et tu as raison de t'y prendre tôt, profite à fond du temps libre dont tu disposes.
    Suivant la loi de Murphy, n'est-ce pas !... ;-)))


    Continue à récolter des informations auprès de Chrystelle, on fera bientôt une interro surprise :o))

    L'Amibe_R Nard

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  4. Question indiscrète...A combien s'élèveront les droits d'auteur ?

    Et Gallimard se réserve t-il aussi les droits d'auteur pour une éventuelle adaptation ciné ?

    Voilà, juste deux questions de la part d'un passionné de l'édition. :-)

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  5. Coucou Mon Bernard. Ben non, je compte bien le signer, moi, ce contrat sur l'audiovisuel. On sait jamais. :D J'ai hâte de voir l'interro surprise avec Chrystelle. Sans me vanter, je crois que je suis au point. ^^ Pour les fautes, en fait, je crois qu'il y a une dernière étape de correction chez l'éditeur avec un ou une correctrice qui ne fait que ça. Et puis, Béorn m'a promis de relire mon roman sinon. * sifflote *

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  6. Bonjour monsieur l'anonyme, passionné de l'édition. C'est vrai que c'est une question indiscrète. ;) J'ai même vu des contrats stipulants qu'on ne devait pas révéler ce genre de choses... Bon, en même temps, c'était pas chez Gallimard. Mais bon, comme vous êtes un passionné de l'édition, si je vous dis que mes droits d'auteur sont scrupuleusement dans la fourchette habituelle des auteurs jeunesse, cela devrait vous donner assez d'indications. ;)

    J'avoue ne pas comprendre la question suivante. Gallimard me propose bien de signer un contrat pour une éventuelle adaptation cinéma, oui. C'est un contrat à part qui me semble standard...

    J'espère avoir répondu à vos interrogations. :)

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  7. Donc, pour Anonyme (et pour ce que j'en sais)

    Les droits d'auteur les contrats jeunesse sont, en général, à 6 %.

    Tout dépend aussi de la notoriété de l'auteur.

    Le montant des droits pour les contrats audiovisuels sont normalement partagés à 50/50 entre auteur et éditeur... pour la part qui revient à l'auteur/éditeur qui cherche le producteur.

    Toujours d'après les différents contrats standards que j'ai lus.

    Mais une petite recherche sur Internet vous permettra de vérifier ces chiffres.


    @Benedicte

    Non, c'est moi qui vais t'interroger à l'écrit, sur tous les conseils que t'a donnés Chrystelle. :-))

    Alors note-les biens, tu auras le droit de pomper ;-)

    Bisous
    L'Amibe_R Nard

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