lundi 30 mars 2009

Cocyclics. Qu'est-ce ?

Ouh là. Le temps passe et passe encore et je ne suis pas très active sur ce blog. On va mettre ça sur le compte de l'épuisement après un salon du livre mouvementé. :D

Je ne vais pas vous parler de littérature aujourd'hui, du moins pas directement. Je vais vous parler de Cocyclics. Ceux qui fréquentent ce blog et qui ne font pas partie de la mare aux nénuphars ont sans doute eu du mal à comprendre pourquoi je parlais régulièrement de grenouilles et autres amphibiens. Aujourd'hui vient l'heure des explications.

Cocyclics est un collectif de bêta lecteurs et lectrices qui s'adressent aux oeuvres de la SFFF (Science fiction, Fantasy, Fantastique).

Bon, alors, qu'est-ce qu'un bêta lecteur ? C'est un altruiste qui décide de consacrer une grosse partie de son temps à aider un auteur. Comment ? En lisant ce que l'auteur écrit. Roman, nouvelle, tout y passe. Mais ça ne s'arrête pas là. Au travers de sa lecture, le bêta lecteur fait remonter à l'auteur tous les points qui ne conviennent pas : fautes d'orthographe, de grammaire, de répétition, de cohérence, mais également les points d'achoppement comme les scènes qui passent mal, les incompréhensions, un style inadapté. Grâce à toutes ces remarques, l'auteur peut retravailler son texte pour l'améliorer. Il a alors le droit à un nouveau passage auprès de son bêta lecteur. Vous imaginez le travail de folie que cela représente pour un bêta lecteur et également l'énergie que cela demande à l'auteur.

Voilà ce que propose Cocyclics ! Permettre à des auteurs de voir leurs écrits lus et commentés par des bêta lecteurs. Mais attention. Vu la somme colossale de travail que la bêta lecture représente, il faut montrer patte blanche. Comment ? C'est très simple. Il existe un forum nommé la mare aux nénuphars, dédié à Cocyclics. Vous voyez d'où vient le terme de grenouille désignant les membres de Cocyclics. ^^ Sur ce forum, donc, chacun est libre de poster de courts extraits de ses oeuvres pour avoir l'avis de tous et surtout, chacun est invité à commenter les extraits des autres. C'est un donnant donnant. Plus vous commenterez les textes des autres et plus vous serez actifs et aiderez les autres, et plus on commentera vos textes et plus on vous aidera et plus vous aurez de chance de voir votre roman accepté pour une bêta lecture par les directeurs et directrices de cocyclics. De plus, lire et commenter des extraits d'autres auteurs est une aide précieuse pour chaque auteur. Une erreur que l'on fait soit-même et qu'on a parfois du mal à reconnaitre peut vous sauter littéralement au visage dans le texte d'un autre. Bêta lire est extrêmement formateur.

En dehors de la bêta lecture, le collectif de Cocyclics est un endroit extrêmement sympathique. L'ambiance y est conviviale. Le nénuphou, boisson locale, y coule à flots. Chacun peut y faire part de ses malheurs ou bonheurs quotidiens et se voir réconforté ou félicité dans la foulée. Lecteurs, auteurs, tout le monde y est le bienvenu.

Alors, vous avez envie de découvrir les auteurs de demain avant tout le monde, vous avez envie de fourrer votre nez dans le texte d'autres pour leur faire subir la torture de vos commentaires effilés, vous écrivez mais ne savez pas ce que ça vaut, vous avez envie de partager votre passion pour l'écriture ou la lecture ? Venez donc faire un tour dans la mare et vous ne serez pas déçus.

Voici les clefs :
La gazette de Cocyclics : http://tintamare.blogspot.com/
La mare aux nénuphars : http://cocyclics.org/punBB/index.php

A bientôt.

mardi 17 mars 2009

Le salon du livre

J'y ai passé une journée et une soirée grandioses ! Il faut dire qu'on s'était donné rendez-vous entre grenouilles de Cocyclics et au lieu de rencontrer de parfaits inconnus, rencontrés uniquement sur un forum, je me suis retrouvée à discuter joyeusement avec des gens qui partagent ma passion pour l'écriture. Comme c'est étonnant de mettre un visage sur un pseudo ! Comme c'est frustrant également ! Vous savez, c'est un peu comme voir un film issu d'un roman après avoir lu le livre. A la lecture, on s'est fait des idées sur la tête que devaient avoir les gens et finalement, non, pas du tout. Mais on s'y fait vite. ^^

Ma journée a commencé par une visite à Gilles Dumay de Denoël. Je lui avais promis des cookies pour son aide pour l'édition d'Opale. On avait aussi parlé de whisky mais je me voyais mal trimballer ce genre de choses au salon du livre. Finalement, j'aurais pu. Ils ne fouillaient pas les sacs à l'entrée. Gilles Dumay a semblé heureux et un peu surpris de mon cadeau. Il s'extasiait sur le fait que c'était la première fois qu'on lui offrait des cookies. Nous avons un peu discuté de la façon dont il travaillait chez Denoël, d'Opale et Gallimard et "des Tours de Samarante".

Après avoir trainé un peu partout dans le salon avec Cédric, l'ami qui m'accompagnait, nous avons rejoint les grenouilles donc et fait un peu connaissance. J'ai reçu presque simultanément le bonjour de tous, un pot de crème au speculoos et un splendide badge de la part de Garulfo, une grenouille en perles de Sand et une carte de visite de Cocyclics avec une superbe grenouille de Syven. Les bras encombrés, je me suis baissée pour tout ranger dans mon sac et quand j'ai relevé le museau, les trois quarts des grenouilles s'étaient éparpillées. Tout est allé beaucoup trop vite pour moi.

Mon ami et moi sommes allés manger et au retour, une charmante petite vieille m'a demandée de la faire entrer avec moi au salon du livre. Elle pensait que j'étais journaliste et que je pouvais faire entrer un invité. Amusée, je lui ai gentiment expliqué que non.

A l'intérieur, je suis allée voir Pénéloppe des éditions "La Madolière". J'avais très envie de rencontrer l'un de ses auteurs, Jean-Marie Dutey, pour me faire dédicacer son recueil de nouvelles "Routes Enlacées". Je vous conseille vivement cet ouvrage qui flirte allègrement entre réalité et féérie. On ressort bouleversé de sa lecture. J'ai longuement expliqué ce que j'aimais et n'aimais pas à l'auteur dans ses textes, en l'implorant de continuer à écrire. Je crois qu'implorer n'est pas trop fort. lol

Ensuite, direction le point de rendez vous avec les grenouilles. Assises à même le sol dans un coin tranquille du salon, avec Blackwatch, N.B, Garulfo, Syven, nous avons joyeusement devisé sur l'écriture, nos lectures. Avec Tristan, nous avons lu et commenté un article de la revue Black Mamba qui parlait de Cocyclics. Et puis, branle bas de combat ! On m'annonce qu'il faut parler de Cocyclics aux éditeurs. Je suis N.B et Blackwatch, heureuse de participer à la promotion d'une communauté aussi riche et chaleureuse. En fait de participation, je me suis contentée de les écouter expliquer le partenariat possible entre maison d'édition et Cocyclics et de voir leurs efforts récompensé par des éditeurs encourageants qui leur tendaient leur carte de visite.

Le repas du soir s'est déroulé dans la même ambiance festive, à discuter scénario avec Delatas et littérature de l'imaginaire avec Arnaldus, Sand, Pingu et Blackwatch. On a même chanté et coassé toutes ensembles, provoquant des regards curieux et amusés au sein du restaurant. 26 grenouilles qui se retrouvent, ça fait du bruit ! Je les ai quittées presqu'en catimini, désolée de devoir partir et j'ai déjà grande hâte de les retrouver.

Je n'ai finalement que deux regrets : ne pas avoir eu le temps de parler avec tout le monde et surtout Beorn, et ne pas avoir bu de Nénuphou !!!!

mercredi 11 mars 2009

Possédée

J'aurais eu du mal à rédiger ce nouveau message. J'aime trop venir jeter un oeil à mon Sidoine avant de me mettre à écrire... ça m'inspire. Enfin, je pourrai toujours l'afficher quand bon me semblera. :)

Hier, j'ai bien travaillé. D'ailleurs, j'ai bien travaillé ces derniers jours, une fois n'est pas coutume. J'ai dépassé les 125000 signes et je suis donc environ à un quart du roman. Au niveau scénario, c'est à peu près ça. Je dis à peu près parce que j'avoue ne pas avoir déblayé la suite de l'histoire et n'en avoir que les grandes lignes historiques. Mais ça me suffit à présent. Pourquoi ? Tout simplement parce que jusqu'à il y a quelques jours, j'inventais le scénario et les réactions de mes personnages alors que maintenant, les personnages ont acquis une telle réalité que je ne fais que mettre sur papier ce qu'ils "me racontent". Ce sont eux qui font l'histoire et moi, je n'ai plus qu'à suivre. C'est beaucoup plus facile ainsi.

Hier, je parlais pour la première fois de Yolda, la Reine Yolda, et je l'avais déjà tellement imaginée cette scène que je l'ai écrite pratiquement d'une traite, sentant le personnage évoluer librement, me disant au creux de l'oreille "je fais ceci parce que c'est ainsi que je suis". Elle est un mélange de volupté, de beauté, de cynisme et de froideur que j'adore. Sidoine en est resté sur le cul et moi aussi. lol

Ca a quelque chose de magique cette possession de l'auteur par ses personnages. Vous les incarnez tour à tour et vous les sentez vibrer à l'unisson de votre âme. Vous pleurez avec eux, riez avec eux, souffrez avec eux et les mots sous vos doigts prennent aussitôt une autre dimension, une profondeur insoupçonnée. Non, décidément, on ne peut pas écrire si on n'aime pas ces personnages, s'il n'y a pas une part de nous en eux, s'il n'y a pas une part d'eux en nous. Qu'ils soient les êtres les plus cruels ou les plus doux, ils reflètent toujours une partie de l'auteur.

J'y retourne... La prochaine scène voit une rencontre sulfureuse entre Sidoine et Oriane. J'ai hâte de l'écrire. :D

vendredi 6 mars 2009

Merci Blackwatch. Vraiment fallait pas...

Bon, puisque Blackwatch a eu l'extrême gentillesse de me tagguer... Groumpf ! je m'en vais vous donner les people qui pourraient éventuellement se glisser dans la peau de mes personnages pour "Sidoine et Oriane". Pour Opale, ce serait trop compliqué. ^^




En premier, voici Sidoine. Vous reconnaitrez sans mal ce beau gosse comme étant Battista, un catcheur bien connu. J'adore ce gars ! Et il correspond tout à fait à l'image que je me fais de Sidoine, un grand guerrier à qui il vaut mieux ne pas chercher des noises. :D













Je verrais bien Jessica Alba, l'ange de Dark Angel, jouer Oriane. Elle incarne l'énergie de mon héroïne mais aussi une certaine nostalgie, une tristesse qui soutends ses actions.




Isabelle Huppert serait parfaite pour jouer Njorg, une folle sanguinaire qui ne manque pas d'intelligence. Oui, je sais, elle a l'air souriante sur cette photo mais ne vous y fiez surtout pas !





Glenn Close ferait une redoutable Reine Yolda. Forte de sa beauté et de son charisme, elle manipulerait les hommes avec bonheur.







Brad Pitt ferait un capitaine Louis de Bopour plus que convenable. Beau gosse, courageux, charismatique, je le vois bien défendre les murs de sa ville contre vents et marées.





Et pourquoi ne pas imaginer le Dauphin sous les traits d'Albert Dupontel. Parfois lâche et naïf, parfois autoritaire, écoutant n'importe qui ou au contraire, sourd à toute demande... cet acteur saurait rendre la complexité inhérente à ce personnage que les historiens décrivent comme un pleutre ou un homme d'une intelligence rare.


Voilà. Le défi est relevé. Ce ne sont que quelques personnages de mon roman mais rien qu'imaginer une confrontation entre Battista et Jessica Alba, moi, ça me donne des envies d'écrire, là, maintenant, tout de suite. ^^

Bon, et si j'ai bien compris les principes de ce jeu, il faut en tagguer d'autres... Humm... Gyl... Beorn et Tsumïre. M'en vais les en avertir, tiens. ^^

lundi 2 mars 2009

Sidoine et Oriane

Les échanges avec mon éditrice se poursuivent. Je pensais qu'une fois le livre accepté par la maison d'édition, tout se passait vite, très vite, mais je me trompais lourdement. Je comprends mieux pourquoi Opale est prévu pour fin 2010 et je commence même à me dire que ce sera bien s'il sort à cette date. Enfin, je vais pas me plaindre, non plus. ^^

Comme promis, je vais vous parler de Sidoine et Oriane, le roman sur lequel je bosse. Je n'ai pas encore le titre de ce roman alors, pour l'instant, ce sera Sidoine et Oriane. C'est un roman qui se base sur des faits historiques mais se déroule dans un moyen age que j'ai réinventé. Je n'ai pas la prétention de connaitre suffisamment l'époque, le XVème siècle, pour écrire un roman d'histoire et puis, je veux y mêler de la magie, et bien sûr, m'éloigner du scénario original. Je peux lever tout de suite le mystère sur le personnage historique dont je narre les aventures, il s'agit de Jeanne d'Arc. Je pense que c'est clairement identifiable dès le début du roman.

A la base, cette idée de roman m'est venue suite à une discussion avec mon petit mari lors d'un long trajet en voiture. Le thème de notre discussion était ce qu'on nous apprends de l'histoire par rapport à ce qu'il se passe en réalité. L'Histoire, tout le monde le sait, est écrite par les vainqueurs, mais au delà de cela, les personnages historiques, tels Vercingétorix, Alexandre le Grand, Jeanne d'Arc pour ne citer qu'eux, sont utilisés par les uns ou les autres à des fins toute personnelle. Leur histoire est alors modifiée, subtilement ou pas, et finalement apprise ainsi par tant de monde qu'il ne nous viendrait même pas à l'idée de contester les faits qu'on nous décrits. Et pourtant...

J'ai repris les thèses avancées par M. Gérard de Senneville dans son livre "Yolande d'Aragon" concernant Jeanne d'Arc. Dans ce livre, l'auteur nous explique l'influence de la Reine d'Aragon, Yolande, sur le roi Charles VII dont elle était la belle mère et les manipulations exercées par elle pour faire de Jeanne d'Arc la légende qu'elle fut à des fins toutes politiques. J'entends déjà les intégristes de tous poils hurler aux loups mais chacun est libre de penser ce qu'il veut, non ?

Dans mon roman, Sidoine est un agent de la reine Yolda, chargé de ramener une jeune femme, Oriane, auprès du dauphin en lutte pour récupérer son trône. Bien sûr, ça ne se passe pas comme prévu. Déjà parce qu'Oriane est un pis aller par rapport à la personne initialement choisie qui a été malencontreusement tuée par les hommes de Njorg et que c'est une jolie petite tête de mule. Mais pour la tête de mule, à force de lire commentaires et récits sur Jeanne d'Arc, je pense ne pas m'éloigner de la personnalité de notre si illustre salvatrice. Njorg, donc, est employée par le camp adverse pour empêcher qu'Oriane ou une autre ne parvienne en vie près du roi. C'est une mage sanguinaire et elle a des comptes à régler avec Sidoine...

Je ne vous raconte pas la suite... d'une part, vous la connaissez, et ça se termine par un bûcher bien chaud... et d'autre part, il faut bien conserver un peu de mystère... si jamais il se trouvait quelqu'un qui ait envie de lire mes écrits. :D

Pour l'heure, j'en ai écrit environ un tiers mais je suis en train de réécrire ce tiers. Non, ça n'avance pas vite mais mon monde et mes personnages évoluent au fil de mon écriture, m'obligeant souvent à des remises à plat. C'est ça quand on est infoutue de faire un scénario ou des personnages non fluctuants dès le départ. Un vrai plaisir de masochiste. ^^