vendredi 16 janvier 2009

Paul Auster

Ah, ça va mieux aujourd'hui. Toujours un peu en pétard contre les éditeurs de manière générale mais bon, ça passe. Je crois que je déteste me retrouver en position de demandeur comme c'est actuellement le cas. M'enfin...

Hier, j'ai regardé la Grande Librairie. C'est une émission que j'apprécie même si je lis rarement pour ne pas dire jamais les écrivains qui y sont interviewés. Hier, il n'y avait qu'un seul invité : M. Paul Auster. J'avoue qu'avant cette émission, je ne connaissais même pas le nom de cet écrivain américain. Ben oui, je suis inculte en littérature générale et je le regrette mais je manque de temps et d'argent pour me fabriquer une culture correcte.

Cet homme a été traduit dans une trentaine de pays et pourtant, il a été refusé par 17 maisons d'édition avant que l'une d'elle n'accepte son manuscrit. Il a commencé à écrire jeune et pourtant, il n'a été enfin édité que vers la quarantaine. Ce qui tendrait à prouver que les maisons d'édition manquent parfois singulièrement de flair ou... ou qu'il y a une mode des auteurs et que certains écrivains arrivent trop tôt sur le marché, si je puis m'exprimer ainsi.

J'ai été impressionnée par cet homme d'âge mûr qui parlait un français plus que correct. Si on me posait des questions en américain, je serais bien en peine d'annôner plus de deux mots corrects, moi. Il dit aimer la France et il a raison. C'est un éditeur français qui lui a fait confiance avant qu'il ne soit connu aux USA, Actes Sud, il me semble. Il a donc écrit l'un de ses premiers romans directement en Français et là, moi je dis, chapeau bas !

Durant l'interview, il a parlé de l'état d'esprit des écrivains par rapport à leurs écrits, expliquant qu'il était impossible pour un écrivain de savoir ce que valaient ses propres romans. La seule appréciation possible passe par le regard des autres. Et comme il a raison ! Tant qu'un autre n'a pas essayé de s'approprier nos textes, il nous est impossible de savoir si le message que nous voulions faire passer est bien passé, si ce que nous décrivons est suffisamment clair pour évoquer une scène dans l'esprit d'un autre, si nos personnages sont réellement crédibles.

En un mot, vive les bêta lecteurs ! Et j'en profite pour remercier les miens qui se reconnaitront. ;)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire