jeudi 15 janvier 2009

GROUMPF ! De mauvais poil !

De mauvais poil... Je suis de mauvais poil...

Oh, la santé, ça va. Alors que je m'attendais à être plus mal qu'hier, au contraire, je me sens beaucoup mieux. Sans doute grâce à une bonne nuit de sommeil. Y a que ça de vrai. Mais c'est pas pour autant que j'ai travaillé sur mon nouveau roman... Non, j'ai eu la mauvaise idée de téléphoner à l'Atalante et Gallimard Jeunesse.

L'Atalante m'a renvoyé mon manuscrit il y a plusieurs mois. Comme vous le savez si vous lisez de temps à autre ce blog, je déteste le téléphone. Et ça faisait donc plusieurs mois que je remettais mon coup de fil à l'Atalante à plus tard. Et là, j'ai appelé et pfff. D'accord ils envoient une lettre pour dire qu'ils ne peuvent pas envoyer de courrier pour expliquer les motifs du refus, d'accord ils sont sans doute débordés par les gens comme moi qui pensent avoir fait un truc publiable et ont la candeur de leur envoyer, d'accord ils n'en ont rien à foutre de mes atermoyements sur le fait qu'ils viennent d'ouvrir une collection jeunesse et que peut-être leur refus provient d'une erreur d'aiguillage de ma part, mais groumpf, ils pourraient faire l'effort d'aider un peu les écrivains débutants, non ? Tout ce que j'ai eu comme réponse est "non, désolé, nous ne pouvons rien vous dire de plus mais nous vous comprenons". A croire qu'ils n'ont même pas de motif de refus des manuscrits. Ils doivent tracer un cercle à la craie, balancer les manuscrits depuis une échelle et regarder ceux qui ont la chance de tomber dans le cercle. Groumpf ! Je sais... Je suis injuste. Pas la peine de me le dire. Mais j'ai prévenu, je suis de mauvais poil !

Enfin, à part ça, chez Gallimard, l'éditrice n'a pas encore donné de réponse. Mais ce qui doit me réconforter est que je ne suis pas la seule. J'ai dit que j'allais envoyer mon manuscrit chez d'autres éditeurs et c'est bien ce que je compte faire. Surtout que la gentille petite dame de chez Gallimard a dû prendre ça comme un ultimatum alors que c'est juste le résultat d'un ras-le-bol d'attendre... Bref, je crois que je me suis flinguée toute seule, comme une grande, pour Gallimard.

Prochains envois programmés pour la semaine prochaine, voire ce week end, si j'y parviens. On n'a pas toujours le temps ou les moyens de ses ambitions. Et après ? Après, je crois tout bêtement que je vais renoncer. Si j'aime écrire, passer des coups de téléphone en ayant l'impression de faire l'aumône pour un texte qui ne doit pas être si pourri que ça, vus les commentaires flatteurs que j'en reçois, ne m'amuse pas du tout. Trouver un éditeur qui n'est pas surbooké et a du temps à passer sur le manuscrit d'un débutant, je crois que c'est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Le seul que je connaisse est Gilles Dumay de chez Denoël, Lunes d'Encre, qui très gentiment, m'a confié par mail, il y a quelques jours, deux éditeurs à contacter en me proposant de citer ses propos enthousiastes sur les Yeux d'Opale. Dommage que mon manuscrit soit trop jeunesse pour lui. Voilà un éditeur avec qui j'aurais pris plaisir à travailler.

M'enfin... Comme je le disais, je suis de mauvais poil... Et demain est un autre jour... La petite dame de chez Gallimard doit me rappeler dès qu'elle aura des nouvelles et m'assure à chaque appel qu'elle ne m'oublie pas. Et moi, je vais continuer de chercher un éditeur "qui colle" à mon texte... Ca doit quand même bien exister !

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