vendredi 28 mars 2008

Rien de neuf

Rien de neuf sous le soleil mais bon, c'est un peu normal. Les éditeurs viennent à peine de le recevoir et ce ne doit pas être les manuscrits qui leur manquent.

J'imagine l'arrivée des manuscrits chez l'éditeur. D'abord, la petite camionette jaune qui s'arrête devant les locaux, le facteur qui entre dans les locaux, les bras lourdement chargés d'enveloppes de format A4 plus ou moins remplies, et le petit soupir de la ou du réceptionniste à la vue de la masse qu'il ou elle empile sur ou près d'une pile déjà existante du courrier de la veille ou de l'avant veille. L'éditeur ou éditrice qui sort de son bureau et jette un oeil maussade à ce déploiement anti écologique de papier. Là aussi, il doit y avoir un petit soupir, une sorte de lassitude. 80 % de manuscrits bons à jeter car plombés par des fautes d'orthographes ou tout bonnement incompréhensibles... 80 % de premières pages à lire alors qu'on sait déjà pertinemment qu'on va y perdre son temps. A mon avis, ça doit calmer d'emblée. Un petit sourire à la réceptionniste. Un petit café qu'on se fait apporter ou qu'on se fait soit même en fonction de la taille de la maison et hop, l'éditeur ou trice se met au travail.

Et égoïstement, moi, tranquillement assise dans mon fauteuil, j'attends, m'impatiente, imagine, suppute, dramatise ou euphorise, consulte ma messagerie plusieurs fois par jour même si je sais pertinemment qu'il est trop tôt. On ne se refait pas...

Je vous laisse. J'ai un Greg Egan qui m'attends dans mon lit... enfin, un livre de Greg Egan sur ma table de nuit. A demain.

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