mercredi 20 février 2008

J-17

Aujourd'hui, comme hier, je retouche mon texte, une dernière fois, histoire de l'améliorer encore et toujours. J'ai cependant réalisé qu'à force d'y retoucher pour l'améliorer, on perd un peu de son essence. Certes les mots sont plus beaux, les tournures de phrases plus propres, mais le flux de la création, l'énergie qu'on y avait placés s'étiolent ne laissant que des mots arrangés. Le texte en devient insipide. Le rythme s'amenuise. Il y a comme en toutes choses un juste milieu.

Je compte les jours... J-17. Le 8 mars est la date que je me suis fixée, la date à laquelle j'imprimerai de manière définitive mon texte. C'est angoissant, plus angoissant encore que la page vierge. Un mot suffit à ce qu'une page ne soit plus blanche, même si ce n'est pas le bon mot. Une page blanche appelle à aller de l'avant, à écrire. Mais une impression est d'un immobilisme effrayant. Et pourtant, l'exaltation de confier ce que j'ai écrit à d'autres regards est bien là, mélange d'attente, d'espoir et de peur.

J-17.

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